Comment combattre le terrorisme au Sahel en l'absence du Mali ?
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Comment combattre le terrorisme au Sahel en l'absence du Mali ?

Le président malien de la Transition, le colonel Assimi Goïta a reçu, jeudi 27 octobre 2022, en audience le président du Panel indépendant de haut niveau sur la sécurité et le développement au sahel, Mahamadou Issoufou, ancien président de la République du Niger. Une visite axée sur les enjeux liés à la sécurité, aux institutions, au climat, à la démographie, à l'économie et au développement social au Sahel.

A la tête d'une forte délégation venue discuter de sécurité et de développement au Sahel, en quittant l’audience Mahamadou Issoufou a dit : « Je viens d’être reçu par le Président de la Transition. Notre entretien a porté essentiellement sur les défis que connait notre région, le Sahel ».

Au titre de rappel, les autorités de transition maliennes ont fait parvenir un communiqué le 15 mai 2022 annonçant leur retrait du G5 Sahel. Selon le gouvernement malien, « l'opposition de certains Etats du G5 Sahel à la présidence du Mali est liée aux manœuvres d'un Etat extrarégional visant désespérément à isoler le Mali ».

Le retrait annoncé du Mali continue de mettre en doute l'avenir de cette organisation. C’est pourquoi les ministres de la Défense du G5 Sahel considèrent le Mali comme l'épicentre du terrorisme au Sahel et appellent au retour de Bamako au sein du G5. Plus particulièrement, avec la montée en puissance de l'armée malienne en guerre contre les hordes de terroristes, depuis plusieurs années, est en train de prendre forme sur le terrain.

Ainsi, au cours des dernières semaines, les exploits se sont multipliés du côté des FAMA dans les divers théâtres d'opérations, la libération historique des localités de Farabougou, Mopti, Ségou. Grâce aux nouveaux partenariats dynamiques noués par les autorités de la Transition, l’armée nationale ne cesse de susciter l’espoir auprès de la population avec des victoires sur les emprises terroristes.

Pendant les vingt dernières années, le conflit militaire puis diplomatique au Sahara Occidental, les rebelles Touaregs au Mali et au Niger, les missions inefficaces étrangères telles que la force conjointe du « G5 Sahel », la mission européenne « Joint Force Takuba », la Force multinationale mixte (FMM). Elles figurent parmi les missions militaires internationales concourant à assurer la sécurité de la région, alors qu’en réalité elles ne font qu’alimenter l'insécurité au niveau régional. En outre, la disparition du colonel Kadhafi a des répercussions en Libye même et aussi à l’extérieur du pays.

En conséquence, la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel nécessite une approche globale et africaine. Le Burkina Faso et le Mali veulent « renforcer leur partenariat militaire » malgré le fait que ce dernier est sorti de la coalition G5 Sahel. Les experts militaires estiment qu’il est urgent de renforcer le dispositif des armées nationales pour être capable à faire face à la menace terroriste sans appui extérieure.

 

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