Décès de Paul Ngounou : le témoignage d’un proche qui fait froid dans le dos
CAMEROUN :: SOCIETE

CAMEROUN :: Décès de Paul Ngounou : le témoignage d’un proche qui fait froid dans le dos :: CAMEROON

Le journaliste Paul Ngounou n’est plus de ce monde. Le défunt le disait avec ses propres mots : « Le monde est formidable, vivons seulement ». Cette expression « légendaire » illustre à suffire la fin de sa propre vie sur terre.

Les propos d’un proche ayant requis l’anonymat, sont poignants.

Le fonctionnaire indique que l’insuffisance rénale est la cause clinique du décès du journaliste de la Cameroon radio television (Crtv), à la retraite, Paul Ngounou. « Avec une pince de regrets, il disait que s'il avait été un Atangana ou un Mvondo, son dossier aurait à coup sûr été traité avec diligence. Le donneur de rein était même déjà mobilisé à Bangalore en Inde ».

Il poursuit son récit en précisant que la greffe du rein était la dernière éventualité car les séances de dialyse au Cameroun n'étaient plus très efficaces. Ce proche explique ainsi des démarches, « vaines », entreprises par le défunt pour tenter d’être évacué en Inde et bénéficier d’une greffe de rein.

Après l’annonce de ce décès, hier 29 septembre par voie de médias classique et sociaux, l’homme n’a pas tardé à faire son témoignage à faire des sorties à travers le réseau social WhatsApp.

Joint par téléphone, il déclare : « Notre rencontre s'est faite au ministère des Finances ». Il ajoute que le défunt y avait déposé un dossier pour solliciter auprès du ministre, une autorisation spéciale afin que son dossier soit traité comme un cas social et non comme celui d'un agent de l'Etat.

Et de continuer, « quand il suivait le dossier, une amie basée en France au nom de Laure Tsitsol, plus connue sur les réseaux sociaux sous le nom de Laure Washington, lui a dit de me chercher, que nous sommes de la même région et que je pouvais l'aider dans le suivi de son dossier. Même physiquement amaigri, il est venu me voir et j'ai commencé à suivre son dossier jusqu'à ce qu'il comprenne que rien ne se fera ».

Pour l’interlocuteur, il fallait juste payer les frais d'évacuation sanitaire et les soins ambulatoires pour qu'il bénéficie de ce rein qui allait lui faire une rallonge vitale. « La dernière fois nous nous sommes vu au Supermarché Mahima à Warda. Je ressentais un peu de résignation dans sa façon de parler. Malgré tout il souhaitait garder la dignité d'un fils des grassfields ».

Il rappelle tout de même que cette rencontre remonte à près d’un an. Et depuis lors, « je n'ai pas pu lui parler car les multiples échecs de ses demandes nous ont éloignés ».

Originaire du département de la Menoua, l’homme savait délier sa langue, quand il le fallait. Juste que comme l’explique le fonctionnaire, « son franc-parler » lui a valu une affectation disciplinaire à la station Crtv de l’Adamaoua. « Son côté nostalgique était tel  qu'il m'a raconté des choses qu'il a fait pour ce pays, en termes d'opérations Kilav (vouloir blanchir son pays même pour des choses vraies, Ndlr) ».

Pour ce qui est du programme des obsèques, il rappelle que rien n’est encore prévu. Et qu’il cherche à recontacter son épouse après avoir perdu son numéro de téléphone.

Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo