Samuel Eto’o Fils , la planète des émotions. De Grand Footballeur à Grand Manager
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FRANCE :: Samuel Eto’o Fils , la planète des émotions. De Grand Footballeur à Grand Manager

Samuel Eto’o Fils , la planète des émotions.
De Grand Footballeur à Grand Manager.
 
par l'écrivain Calvin Djouari

Ce matin, constatant que ma grande sœur Albertine Nzinkeu était connectée sur Facebook, j’ai voulu savoir si elle était du côté de l’hexagone… Sa réponse m’a émerveillé : « je suis au pays de Samuel Eto’o. » A-t-elle déclaré. Là, j’ai compris que les choses devenaient vraiment sérieuses. Cette dame ne s’était jamais intéressée au football ou à ses stars. De telle réaction un si beau matin, m’obligeait à réfléchir une fois de plus sur l’homme dont il était question. Aussi, ai-je décidé de rédiger un autre article sur Eto'o Fils, comme je l’ai souvent fait, depuis sa prise de fonction.

Par le travail, il a tout fait pour devenir une star, et il l’est devenu. Joyau du football camerounais, il rassure depuis sa prise de fonction sur tous les espoirs placés en lui, tout en démontrant un savoir-faire surprenant. Des rencontres en couleurs, dans tous les cieux, la même chaleur du public qui acclame l’homme entouré chaque jour d’une effervescence créée par son aura. Le Cameroun vit à chaque génération les incantations suscitées par sa passion pour le football. Ce métier qui détient toutes les vertus astrales, comme une lumière dans un pays.

L’histoire nous l’enseigne, le Cameroun ce vieux pays du football, est un creuset universel incomparable, connu grâce à ses artistes qui ont marqué le monde entier. Ce pays vit le football comme un élément déterminant de son existence, c’est avec le football qu’on le définit parfois quand il faut arrondir les bords.

Une vertu naturelle dont l’assise au quotidien assure le divertissement du peuple. Il combine l’art d’un vécu en continuel rebondissement avec l’excitation d’un enjeu. Chaque phase d’une compétition ou d’un match pour les camerounais est un moment immuable d’apaisement de ses soucis. Tout s’implique jusqu’au rêve. On pronostique avant le match, qu’importe l’équipe adversaire ; le camerounais a d’abord cette conviction, que son pays va gagner. Et souvent, il gagne.

Le Cameroun pays des légendes

Cette ferveur juvénile, propre à tous les camerounais, a eu son apogée en 1990, en l’an 2000 et 2017 où le délire enthousiaste a cimenté l’apothéose des victoires pas toujours évidentes au départ.

Une ambiance autrefois animée par Samuel Mbappé Leppé, puis par Roger Milla, est aujourd’hui amorcée par Samuel Eto’o Fils, qui a décidé de redorer le football camerounais non seulement sur le plan spectacle, mais aussi dans l’administration de ses biens.

Parlant de ce dernier, quand on observe bien, il a redonné toutes ses lettres de noblesse à l’excellence. Notre administration sportive n’a jamais été aussi pragmatique. Les footballeurs étaient toujours peu considérés, pourtant les vrais acteurs. Eto’o est venu revaloriser l’effort, le travail, le succès, l’excellence.

Quel que soit le domaine dans lequel il s’active, il donne de son âme sans compter, non seulement avec beaucoup d'enthousiasme et d'énergie, mais aussi avec rationalité et méthodologie. Servir un peuple n'est pas seulement une histoire d’amour, c'est d’abord une vocation. Ce jeune homme a le sens du devoir, on l’a vu quand il était joueur sur le stade. Son engagement était total. Aujourd’hui, il ne fait pas comme les autres qui prononçaient cette phrase rituelle connue au Cameroun : "des solutions seront trouvées, soyez patients."

L’homme Eto’o est dévoué corps et âme dans la mise en œuvre de ses ambitions. Il veut laisser ses empreintes à la Fecafoot par la qualité de son travail, sa discipline et son savoir-faire. La majeure partie des camerounais et les observateurs du monde entier sont unanimes, le bilan est positif en 8 mois.

Engagé dans le concret, il n’attend pas ; il connait la bureaucratie à l’européenne ; voilà pourquoi, il montre une capacité managériale supérieure devant ceux qui ont fait de longues études. Il le dit : " je peux donner ma vie » c’est-à-dire, prêt à se sacrifier pour son pays ; cela montre son amour et une sorte de pugnacité téméraire, encouragée par la sagacité. Il croit en certaines valeurs et il s’évertue pour cela. « Nous pouvons gagner, il n’y a que 7 matchs, les adversaires sont des joueurs comme nous, nous sommes dans les mêmes clubs. » Voilà des idées ambitieuses, fortes et belles, pour un homme d’action.

Tout cela pour atteindre une cause précieuse qui bénéficiera à tout un pays ou alors   à tout un continent. C’est une vraie révolution de changement, une victoire sur le passé. Son règne marquera les esprits.
Ambition non encore dévoilée.

Mais… Cette ambition n’est pas innocente… Eto’o ne forgera pas sa renommée et sa notoriété pour les donner à quelqu’un d’autre. Cette AURA qu’il construit chaque jour, va servir tôt ou tard quand le temps sonnera.  Ce sera sûrement pour son image personnelle auprès des promoteurs, car Eto’o est prêt à faire de la publicité même pour promouvoir une banane, pourvu que sa photo apparaisse. Au Sénégal ou en France par exemple, ce sont les footballeurs, les lutteurs, ou d'autres athlètes qui sont sollicités pour les grandes promotions des produits. 

Eto’o veut que ces genres d’opportunités soient concentrés sur lui. Par ses attitudes, on constate qu’il ne souhaite pas qu’une autre vedette émerge au sein des lions. Son plein d’estime ne veut pas voir une autre virtuosité.

C’est là où beaucoup ne vont pas le rater. Parce que c’est le public qui impose sa vedette, et quand on sera fatigué de le voir, le public voudra voir un autre visage. Le milieu de la presse est très difficile, le public camerounais exigeant. Un public qui n’aime pas trop de défaites. L’équipe nationale est un réservoir de talent et il faut toujours une star dans l’équipe. Il ne faut pas étouffer de nouveaux stars, erreur à ne pas commettre.

Je crois aussi qu’Eto’o se prononcera un jour en politique. Ce n’est pas pour rien qu’il a rencontré le jeune président Malgache qui fut une vedette publique comme lui. Il nourrit cette idée, ou d’autres personnes le pousseront à le faire. En tout cas il est camerounais, il est riche, il est beau, celui qui mérite honneur, mérite confiance comme disent les scouts. Il n'est pas encore monté sur ses grands chevaux. Mais ça viendra.

Le vedettariat unique.

Passionné de management et de publicité, il réalise un travail colossal et opère des changements.   Il a changé d’équipementier. Sachez d’abord qu'Eto’o avait le « Macabo » des Français depuis sa tendre jeunesse. L’homme a pris sa revanche contre un pays qui l’avait rejeté lorsqu’il était jeune talent. Un pays qui ne l’a pas soutenu pour devenir meilleur joueur du monde en son heure de gloire. Un équipementier peu connu saura-t-il élaborer et implémenter de grands projets de réformes au niveau des opérations financières, des ressources humaines et des services de logistique ? Attendons de voir.

Bon joueur et bon manageur de son temps. Eto’o est devenu à lui seul une institution. Il a effacé toutes les personnalités, de Roger Milla au ministre du sport, de Bell au capitaine Aboubakar, ce gars occupe tout l’espace public camerounais, je dirai même africain et mondial. C’est aussi bien pour notre pays. La place qu'il occupe se mesure par les exploits qu’il réalise tous les jours ; pas un jour ne passe sans qu’on entende parler d’Eto’o Fils devenu un modèle exemplaire épris d’une gestion minutieuse des finances, qui s’encourage par l’expression d’un pragmatisme aiguisé.

Chaque camerounais est une personne.

Voilà… dans notre pays, chaque homme est une personne ; il peut faire l’histoire. L’homme, même s’il est banal, qu’il fut pauvre ou riche, paysan ou industriel, artiste ou commerçant, peut remplir sa mission noblement sur terre. Le rôle de tout citoyen consciencieux et responsable est de servir sa patrie afin d’accompagner ses concitoyens vers plus de lumière et de mieux-être. C'est un rôle souvent ingrat sur le plan matériel mais exaltant, nécessaire pour le  renouvellement des générations.

Voilà pourquoi j’admire les nobles qualités d’Eto’o Fils qui vole de victoire en victoire avec sa volonté et sa foi.

Il effectue un excellent travail, qui, j’espère ne changera pas de sitôt. Je souhaite pleins succès, à une institution qui a su tenir avec éclat son flambeau en 8 mois seulement. Quand une personne fait bien, il faut le reconnaître, c’est aussi cela l’honnêteté intellectuelle.
Tenir le flambeau encore plus haut et qu'il soit toujours allumé parce que la coupe du monde arrive. Eto’o ne cesse de nous promettre cette coupe. Il ne le fera pas seul ; il faut un soutien, au moins moral. Il faut marcher avec le temps et faire partie intégrante de l'histoire. C'est tout un travail, toute une vision,  toutes les machines doivent s’ébranler.


La fecafoot, le saint de tous les saints ? 

La Fecafoot est une orgie qui n'épargne même pas les plus justes. Dans cette association, on pèche par inaction, pour n’avoir pas vu ou entendu le chant des sirènes, tu peux être rejeté à cause d'une seule défaite ou un penalty manqué.

En attendant, je salue ce vaillant garçon pour ses capacités spectaculaires à gérer les résistances aux changements, son habileté à transformer les plus truculents et austères défenseurs de la routine qu’étaient les membres de la Fecafoot d’alors.

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