Le sexe de Cynthia  était  une couleuvre.
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FRANCE :: Le sexe de Cynthia était une couleuvre.

Le sexe bouge au Cameroun. Il s’est accentué par des innovations en matière d’exhibition. Une année ne se termine sans qu’on invente une nouvelle façon de le brandir. On n’a pas fini avec certains cas restés célèbres, une autre s’expose. Mais cette fois-ci volontairement. Comme on peut s’y attendre, chaque exposé déchaîne les passions et les pierres jetés sur les acteurs ou actrices font le reste.

Je m’étais dit dans ces vacances qui paraissent longues, que je remplirai bien mon temps, en laissant de côté tous les faits sociaux et surtout de les considérer comme des choses. Mais l’actualité est si brûlante, et je ne peux m’abstenir d’écrire pour donner mon avis.

Comme d’habitude, je n’étais pas au fait de l’actualité. On m’appelle toujours pour me dire que c’est chaud au Cameroun. Il y a telle chose qui s’est produite, on attend ton analyse de la situation.

Ici, au lieu de dire de quoi s’agit-il, j’aimerais dire « De quoi s’agit-elle ? »

Tout a commencé pendant la CAN, on avait dit qu’elle serait sucrée. La CAN s’est achevée, le sucre est resté dans la langue du public camerounais avec des images d’une jeune fille qui s’affichait sans dessous, et qui portant le maillot des lions annonçait les couleurs qu'on voit aujourd'hui. De février jusqu’à ce jour, ses abonnés sont passés à 80 mille, battant le record de rapidité connu sur cette plateforme.

Déçue par la défaite des lions, Cynthia entre à son tour dans le match par des vidéos la montrant dans des postures affolantes. De belles images où on la voit en train de s’exhiber nue sur la toile et se faire défoncer par un acteur. En un temps deux mouvements, c’était la fête sur les plateformes telles que WhatsApp et Tic Tok.

Cette image diffusée à haut débit sur sa page Facebook fera venir, en moins de deux heures, tous les Camerounais sur les lieux ; contents, à bouche que vêtu, ils vont s'abreuver de la partie intime exposé par la jeune fille, qui, a bien l’observer manifeste un début de déséquilibre mental. La petite qui rêvait de devenir influenceuse a apporté sa touche personnelle, en entrant dans cette vie par la grande porte. La diffusion de ladite vidéo ne semble la déranger outre mesure.

Lorsqu’on visite la page Facebook de la jeune fille, on constate avec étonnement qu’elle a fait cela en toute conscience et on ne peut que déplorer les dérives des phénomènes des réseaux sociaux dans notre pays.

Elle déclare se moquer de ceux qui la décrivent comme une Porno Girl. « Je m’en fou, je n'ai rien fait de mal. » Dit-elle avec assurance. Certains Camerounais sont choqués, d’autres sont contents de rincer leurs yeux. Le sexe ce n’est pas donné.

Cinthia Fianga, est-elle une enfant perdue ?

Ce n’est pas une première dans l’histoire de Sextape au Cameroun. Cet événement a connu ses heures de gloire. Il y a eu des superstars dans ce domaine qui détienne sans équivoque le brassard, malgré des actions du même genre, elles n’ont cessé d’être capitaines. Devant un public indigné, celui-ci a fait appel à la responsabilité de l’état.

A l’heure où j’écris, je connais des personnes qui paieraient cher pour avoir la vidéo qui se raréfie. Certaines la poursuivent comme un chasseur derrière son lièvre.

La petite Fiangan n’est pas une petite comme on le pense, elle a semble-t-il 23 ans. C’est l’âge au Cameroun où les jeunes filles font des miracles. Leur tour de reins n’a rien à voir avec leur nombre d’années. Elles font de mieux en mieux ce que leurs aînées n’ont pu accéder. Elles sont fraîches, bien bâties et quand elles veulent faire avec des grands, elles les touchent au bon endroit en l'amène très vite au septième ciel.

Leur seul défaut ; elles ne sont pas rangées. Fianga fait partie de ce genre de filles qui ont une tête en or, mais qui l’utilise mal. C’est une fille qui s’affirme, elle se cherche. Elle sait bien cibler ce que ses frères aiment. Le sexe, qui fait vivre quand on a faim. Cette fille, à première vue ressemble à une couleuvre, c’est possible, mais cette couleuvre a du venin dans sa langue.

Qui est Cynthia Fiangan ?

Malgré son habillement de circonstances, Fiangan passerait mal pour une jolie fille. Dotée d’un regard magnifique, le temps ferait d’elle une bombe. Ravissante dans certaines tenues, le corps qu’elle expose n’excite pas si elle ne montre pas ses petites dents éclatantes.
Elle ressemble à ce genre d’enfant à qui les parents avaient dit que les garçons naissaient dans les choux et les filles dans les roses. Le sexe serait donc pour elle comme le bras ou les pieds, pas besoin de les cacher.

Une fille à proprement parler qui n’a aucun charme, mais qui a tout de même eu son Bac industriel et qui avait des fortes chances pour que sa corpulence devienne intéressante lorsqu’elle sera plus âgée. Mais voici qu’elle vient de se dessiner des courbes affriolantes des arts rupestres.

Quelle peut être l’origine d’un tel comportement chez une jeune fille ?

Cynthia a eu son Bac, c’est dire qu’elle se préparait à une vie meilleure. Le geste qu’elle a commis n’est pas différent d’un suicide.

Devant les épreuves de la vie à l’heure actuelle au Cameroun, une personne peut se détruire pour échapper à sa controverse. C’est pourquoi on entend qu'une personne qui n’avait jamais voler, le faire. Une autre, mariée à un chômeur, se prostituer discrètement. Publier de ses propres mains sa vidéo sexuelle est bien sûr un comportement déshonorant surtout quand cela est fait consciemment.

Mais, inconsciemment, c’est un comportement qui l’a conduite à sa déchéance. Son niveau d’anxiété et de désespoir, l’aurait-elle poussée à poser un acte aussi dangereux ? Les psychologues et les éducateurs devraient y voir un vaste champ d’interventions. Pourquoi ? Parce que l’être humain s’aime, lorsque l’homme se désavoue dans son corps et le publie, c’est qu’il y a quelque chose qui a détruit cet amour de soi. La plus perceptible est la pathologie mentale qui peut être, l’imitation de ce qu’elle voit autour d’elle, l’excès de souffrance ou de pauvreté. Avec la crise, les gens sont déprimés, ce qui s’en suit est la prostitution quelle que soit sa forme, l’alcoolisme ou le banditisme.

Lorsque le jeune est dans la déprime, il pose un acte inattendu, incongru bizarre. Le soubassement de cette dépression peut par exemple être la séparation avec ses parents, la perte d’un ami qui a voyagé, ou l’échec à un concours auquel il était très attaché.

Dans le contexte actuel, les vidéos de Fiangan parlent, on a l’impression qu’elle pratique un rituel dans lequel elle implique le public, comme si elle délivrait faire un message à toutes les filles de son âge. Ses écrits et ses messages oraux ont une signification latente.

Le sexe et la femme

La première attitude d’une femme, même dans un lit d’hôpital est de protéger son sexe.

L’irruption de la puberté ébranle le corps des jeunes filles, elles sont prêtes à coucher avec tout le monde et très souvent les personnes les plus proches d’elles, cousins, voisins etc. Il nous suffit de nous reporter à nos propres souvenirs pour retrouver cette impression de jaillissement de tourbillon de déchaînement caractéristique de cet âge. Les jeunes imitent la mauvaise image qu’ils ont de nos sociétés.

Le véritable problème de cette fille est mental et il faudra l’aider dans ce sens. Les jeunes nous font prendre en charge ce qu’ils commettent comme gaffe quand nous n’avons pas fait attention. Dans le cas de Cynthia, la prison peut l’aider, mais l’état aussi. Il faudra qu’elle reprenne sa personnalité perdue à sa libération. Il y a un retour brutal de la sexualité, Cynthia n’était pas une méchante fille, elle n’a utilisé que son sexe à découvert, mais elle a trop baissé le rideau et son spectacle était dégoutant, parce qu’elle n’avait pas encore le charme requis. Son spectacle a commencé très tôt, elle a tourné son agressivité sexuelle vers l’extérieur, on ne fait pas cela au Cameroun, c’est un pays par nature digne. Elle a voulu l’oublier. Voilà où elle a péché dans cet agissement hors monde.

La vie des réseaux nous  réveille comme une nature au printemps et le paysage de chaque internaute, le jour qu’on le découvrira sera le même que celui de nos chiffres gris donc comme celui de Cynthia Fiangan.

Toutes les analyses sont des considérations qui nous incitent à la réflexion. Il faut être prudent, s’il y a aujourd’hui des publications obscènes, ce sont des violences ; il y en a toujours eu et il y en aura toujours. 

 
 

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