Fécafoot-Le Coq sportif : Dans les dédales d’un tumultueux bras de fer
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Dans un communiqué rendu public vendredi dernier, la Fédération camerounaise de football l’annonce la fin du contrat la liant à l'équipementier français, habilleur des sélections nationales de football, après la Can féminine. Une décision qui suscite la stupéfaction des responsables du Coq sportif.

Plus de chant de coq dans la basse-cour de la Fécafoot. Après seulement trois années de contrat, l’équipementier sportif français de vêtements et de chaussures de sport, né en 1882 dans l’Aube à Romilly-sur-Seine, y laisse des plumes. Au terme de la Can féminine qui se joue actuellement en terre marocaine, c’est désormais le logo d’un nouvel habilleur qui sera floqué sur les maillots et équipements des sélections nationales. Ainsi en a décidé Samuel Eto’o, président de la Fécafoot. Dans un communiqué rendu public le 1er juillet dernier, le secrétaire général de l’instance faîtière du football camerounais annonce la fin de l’histoire (en eau de boudin) avec la marque fondée par Emile Camuset et accompagnant les amateurs, les professionnels, les clubs et les fédérations sportives en France.

« La Fédération camerounaise de football remercie le Coq sportif pour son accompagnement durant les deux années et demi de partenariat entre les deux entités », écrit par courtoisie Blaise Djounang, le Sg. Et de préciser que la fédération « entend explorer dans les brefs délais les pistes d’une nouvelle collaboration avec un équipementier respectueux de ses engagements et fier d’associer son image au label des équipes nationales de football ». De quoi laisser songeur sur les contours de ce divorce soudain.

Décision unilatérale et brutale

Informés, les responsables de la marque qui produit 90 % de ses matières premières en France, ne tardent pas à réagir. Réponse du berger à la bergère, un communiqué est rendu public quelques heures seulement après. Dans une démarche plutôt conciliante et ouvrant la voie à une discussion qu’ils jugent « nécessaire » et veulent « dans un esprit constructif et respectueux des engagements réciproques ». Arrivé au Cameroun sous le magistère de Seidou Mbombo Njoya en 2019, l’habilleur français se dit surpris que «cette décision prise de façon unilatérale et brutale intervient alors même que Le Coq sportif a délivré tous ses engagements contractuels depuis plus de trois ans en accompagnant la Fécafoot depuis la Coupe du monde féminine en 2019 et plus récemment de l’équipe masculine première lors de la Can 2022 ». De plus, poursuit-il, « à ce jour, la Fecafoot a validé les maillots développés par le Coq sportif pour la prochaine Coupe du monde au Qatar, équipements qui sont homologué par la Fifa. Le Coq sportif a dès lors saisi la Fécafoot et son président, Samuel Eto’o, afin d’engager les discussions nécessaires, dans un esprit constructif et respectueux des engagements réciproques. Nous ne doutons pas que cet échange permette de pouvoir poursuivre sereinement la collaboration contractée par la Fecafoot et le Coq sportif», lit-on.

Puma et Adidas en embuscade ( ?)

Pour rappel, le Coq sportif a remplacé Puma en 2019 sous l'ancien exécutif de la Fécafoot, et aucune information n'avait été rendue publique sur les clauses de ce contrat (flou) notamment le montant. Dans la nouvelle short-list de la Fécafoot, on annonce un éventuel retour en fanfare de Puma. Equipementier du Cameroun depuis 1998, la firme allemande fondée en 1948 par Rudolf Dassler (et basée à Herzogenaurach en Bavière) a de fortes chances de faire son comeback après la douloureuse rupture avec l’instance faitière alors que son bail qui avait duré huit ans, avait couté près de 10 milliards de Fcfa.

Adidas serait aussi dans la course pour succéder au Coq sportif. Depuis 2006 au moins, ce pionnier, leader pendant de longues années dans les articles destinés aux sportifs et principal concurrent de Nike, l’actuel leader mondial du secteur, a toujours vu le dossier Cameroun lui filer entre les mains. « Adidas proposerait un demi-milliard de plus que Puma avec d’autres avantages allant au-delà de la distribution des ballons à des centres de formation », apprend-t-on. Just wait !

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