Sur la route des chefferies du Cameroun : Paris tenu
CAMEROUN :: SOCIETE

Sur la route des chefferies du Cameroun : Paris tenu :: CAMEROON

Pendant que l’exposition d’une partie du patrimoine culturel camerounais présent en terre française fait courir du beau monde, la presse nationale a été conviée le 24 juin dernier à Yaoundé pour être au même niveau d’informations sur le projet.

Le cœur du Cameroun, dans son volet culturel, bat au rythme normal au Musée du quai Branly Jacques Chirac de Paris. Le prétexte étant, « la saison culturelle du Cameroun à Paris : du visible à l’invisible », installée dans la capitale française depuis le 4 avril dernier. L’opinion nationale a formulé le vœu d’être au même niveau d’information et de compréhension autour de cette vitrine qui met le Cameroun sur les feux de la rampe. A cette demande, le comité directeur a convié les professionnels de médias à la conférence de presse le 24 juin dernier, à l’Institut français du Cameroun (Ifc), site de Yaoundé. Le panel est constitué du directeur de l’Ifc, Yann Lorvo ; du conseiller spécial du commissaire général de l’exposition, Blaise Etoa ; et de la directrice des opérations du programme Route des chefferies, Stéphanie Dongmo Djuka. La présidente de l’association des journalistes culturels, G-Laurentine Assiga, dans son rôle de modératrice, a servi de courroie de transmission entre journalistes et panélistes.

Les panélistes ont été titillés sur deux questions centrales. À celle de savoir si tout le Cameroun est représenté à Paris, ils ont indiqué sans ambages que cette rencontre met sur orbite les quatre aires culturelles du terroir : les soudano-sahéliens, les peuples de l’eau (Sawa), les peuples de la forêt (Fang-Beti-Bulu) et les peuples de montagnes (Grassfields). Le talent et le génie créateur des artistes issus de ces aires culturelles se combinent pour illustrer l’unicité du Cameroun, mieux, mettre en valeur son nom de baptême « Afrique en miniature ».

Du visible à l’invisible. Ces mots de première vue opposés, s’épaulent mutuellement ; mais n’ont pas échappé à la vigilance des journalistes. Le visible étant ce qui est matériel, en l’occurrence « les œuvres physiques exposées qui ne laissent aucun touriste indifférent ». L’invisible quant à lui est tout ce qui est immatériel. Il est clair que la force de la culture camerounaise se puise dans ce qu’on ne montre pas. Les officiels ont rappelé qu’il s’agit des pratiques coutumières, exposées par des chefs traditionnels présents à Paris.

La démarche selon eux étant d’expliquer ces archives intangibles à près de trois générations de Camerounais nés en occident qui n’ont jamais foulé le sol de leurs terres d’origines. Cette occasion d’explication des us et coutumes s’inscrit d’après eux en droite ligne du processus de retour aux sources. Lequel processus est mis en musique au Musée du quai Branly. 

Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo