Les sous-préfets rient, les enseignants pleurent
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Dans ses missions régaliennes de gestion publique, l’Etat s’est illustré dans le traitement à plusieurs vitesses. Notamment dans le domaine de l’éducation ou les enseignants réclament les meilleures conditions de travail, cependant que les sous-préfets et les préfets reçoivent des véhicules de fonction flambants neufs.

Ce que le journal Le Soir, paraissant à Youndé la capitale appelle Dotation spéciale du chef de l’Etat « Atanga Nji remet 40 véhicules aux préfets et sous-préfets » Pour le journal, Dans le souci permanent d’améliorer le travail des préfets et sous- préfets, le président de la République leur a offert ces moyens de locomotion. En procédant à la remise des dits moyens roulants hier en matinée, à l’hôtel de ville de Yaoundé le ministre de l’administration territoriale a exprimé sa profonde gratitude au président de la République pour ce grand geste aux autorités administratives. En rappelant qu’il s’est agi de la première phase. L’objectif présidentiel étant bien évidemment de doter les 360 sous-préfets et les 58 préfets des mêmes moyens roulants.

Le journal Emergence quant à lui s’insurge sur ce qu’il qualifie de provocation « les enseignants se meurent, l’Etat distribue des véhicules aux administratifs ».

Cameroon Tribune, le journal à capitaux publics met en garde « Tout sauf des jouets » Avant de remettre hier une quarantaine de véhicules offerts par le président de la République, pour améliorer les conditions de travail des autorités administratives, le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji a réuni les bénéficiaires. Occasion de leur signifier la portée d’un tel investissement dans un contexte de crise. Mais aussi et surtout rappeler les règles d’utilisation et d’entretien responsables de ces biens de l’Etat.

Et pourtant, ailleurs dans le domaine de l’Education Nationale, les enseignants ont trop supportés OTS, du nom du mouvement des enseignants qui depuis quelques jours est entré en grève par une opération « craie morte ». Ils réclament entre autres : l’autonomisation des procédures dans la gestion du personnel enseignant, le paiement des arriérés de salaire, l’adoption du statut de l’enseignant. Le journal Emergence parle du « grand naufrage camerounais ».

Alors qu’on n’en a pas fini avec la grève qui secoue le primaire et le secondaire, les enseignants du supérieur menacent. Dans la foulée « les enseignants vacataires aussi »

Le quotidien le Jour apprend qu’ils Ils ont saisi le chef du gouvernement pour exiger un statut particulier. Au fil des temps et face au mutisme des pouvoirs publics les méthodes de résistance des enseignants se perfectionnent et « formule plus pernicieuse » pour La Nouvelle Expression, La forme de débrayage que les enseignants ont adoptée depuis le début de leur mouvement ne fait pas de bruit. Mais elle est plus dangereuse. Parce que susceptible de détruire plus profondément l’avenir de la jeunesse camerounaise, si le gouvernement ne prend pas rapidement ses responsabilités.

Au demeurant, les seigneurs de la craie restent plus que déterminés « Nous sommes préparés pour faire durer la grève ; et elle va durer » Nous n’allons rien arrêter j’jusqu’a ce que l’Etat apporte des solutions définitives, complètes et concrètes à toutes nos revendications.

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