Indice de perception de la corruption : le Cameroun améliore son score
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Malgré une amélioration de deux points (27/100 contre 25/100 en 2020), le pays demeure dans la zone rouge, selon le classement 2021 de Transparency International.

«La corruption au Cameroun demeure alarmante ». Le constat est fait par la branche camerounaise de l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Transparency International qui a rendu public son classement de l'Indice de Perception de la Corruption (IPC) pour l’année 2021. Malgré une hausse de deux points, soit 27/100 par rapport à l’année précédente (25/100), le pays de Paul Biya demeure dans le rouge (144e place mondiale sur 180 pays noté). « La gangrène s’étend de plus en plus et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin si les mesures strictes et efficaces ne sont pas prises par le gouvernement », dixit Me Njoh Manga Bell Henri, président de Transparency International Cameroon.

En matière de lutte contre la corruption, le Cameroun a encore du chemin devant lui. Et le fonctionnement de certaines institutions publiques ne font rien pour arranger la situation. Illustrations : « L’audit publié par la Chambre des comptes en novembre 2021 sur la gestion des fonds Covid et qui a révélé un détournement de plusieurs milliards de francs CFA » ; « les dénonciations observées sur la mauvaise gestion des fonds destinés à la construction des infrastructures de la Coupe d’Afrique des Nations en cours en terre camerounaise » ; les conflits armés dans les régions du Sud-Ouest, du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord ; « les épineux et éternels problèmes tels le népotisme, le favoritisme, les fraudes de tous genres et les pots de vins », déplore Me Njoh Manga Bell Henri.

Pour le président de Transparency International Cameroon, les résultats de l’IPC 2021 devraient servir de sonnette d’alarme pour le gouvernement camerounais, tant l’ampleur de ce phénomène continue à faire rage et sape les libertés et droits fondamentaux des citoyens.

« Les réponses à la lutte contre la corruption dit-il, doivent être plus sévères et sans distinction de rang social ou d’ethnie afin de garantir une société épanouie et équitable ». Parce que des progrès durables en matière de lutte contre la corruption ne peuvent être réalisés que si des contrôles sociétaux et institutionnels du pouvoir sont assurés.

Pour ce faire, l’ONG évoque l’application effective de l’article 66 de la Constitution sur la déclaration des biens et avoirs, ainsi que l’adoption d’une loi pour la protection des lanceurs d’alerte, des militants anticorruption et des journalistes rapportant des cas de corruption.

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