La défaite des Fennecs face au Nzalang Nacional : Des coups de gueule racistes entachent la CAN
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ALGÉRIE :: La défaite des Fennecs face au Nzalang Nacional : Des coups de gueule racistes entachent la CAN :: ALGERIA

Repérés par les services spéciaux camerounais et attribués à des supporters algériens, des propos mis en ligne condensent et diffusent clairement la haine.

Tout n’a pas été rose pour le Nzalang Nacional le 16 janvier dernier. Net vainqueur des Fennecs d’Algérie (1-0), l’équipe nationale de Guinée Équatoriale a dû essuyer des insultes racistes en ligne. Des fans algériens, probablement frustrés par la spectaculaire victoire des coéquipiers de Emilio Nsue, ont, sous couvert d’anonymat sur les réseaux sociaux, publié des tweets se moquant ouvertement de la couleur de la peau de leurs «bourreaux». Et ce à grand renfort de zooms peu avantageux:

«on a perdu contr d noirs à teinture de pute g la rage; on a perdu fasse des esclave j’ai honte; Les sales singes qui défilent comme dans leur zoo en fêtant la défaite de l’Algérie».

Sur le vif

Avant d’être retirés de la toile, ces tweets abjects ont été repérés par les services spéciaux camerounais. Sur le vif, aucune réaction officielle de la CAF ou du gouvernement équato-guinéen. En guise de commentaires à ce qu’ils qualifient de scandale, certains dénoncent l’absence de dénonciations officielles. D’autres ironisent simplement en rangeant le contenu de ces tweets dans la catégorie de «simple provocation inhérente à la logique du jeu». Il y a une bonne fourchette qui se réfère aux articles 4 des statuts et l’article 13 du Code disciplinaire de la FIFA. Des avis soulignent alors qu’en 2020, la FIFA, en soutien à la Commission européenne, avait lancé son nouveau plan d’action contre le racisme. Mais jusqu’à date, et en-dehors du cadre du jeu, il est difficile de sanctionner les actes racistes isolés.

Rappel

À côté, d’autres encore rendent compte de leurs avis, par le biais d’une approche statistique. «À propos de la CAN, cela fait deux fois que nos amis algériens font parler d’eux», précise un fan de football. Sous la forme d’un récit, il rappelle qu’en marge de la dernière finale de la CAN (remportée par les Fennecs 1 but à 0 face au Lions de la Téranga) des violences racistes avaient été commises à Lyon (France). À la suite de la «liesse débordante» de jeunes supporters algériens, informait alors Europe 1, le parquet de Lyon avait ouvert une information judiciaire des chefs de «participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations», «injures publiques à caractère racial et violences» et «dégradations commises à raison d’une nation, d’une ethnie ou d’une race».

«L’Algérie est une terre d’accueil ancestrale, de fraternité, d’altruisme et de solidarité. Donc, l’expression du rejet de l’autre y est absolument insupportable, car contraire aux traditions de notre pays». Ainsi écrivait Amara Charaf-Eddine dans un communiqué publié en fin mai 2021 (suite des propos racistes contre le joueur du NC Magra, le Nigérien Boubacar Haïnikoye Soumaïna). Mais sur place en Algérie, les supporters racistes ne sont ni nouveaux, ni plus nombreux qu’autrefois.

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