Web-influenceurs : Des profils qui n’influencent pas
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La sollicitation de certains par le COCAN pour promouvoir la Can sur les réseaux sociaux ne plaît pas à des internautes.

Ils sont Laura Dave, Valerie Ayéna, Cédric Ndawa ; Atome Blogueur, David Eto’o, Dania Ebongue, Dariche Nehdi, Peupah Zouzoua, Coco Emilia et Nathalie Koah ; entre autres web-influenceurs et créateurs de contenus à avoir été sollicités par Comité local d’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2021 (COCAN) pour la promotion et la valorisation de cette compétition à venir au Cameroun.

Au cours de quelques rencontres organisées avec ces différents acteurs, le président du COCAN par ailleurs ministre des Sports et de l’Education physique (MINSEP) leur a présenté les enjeux, les défis et les opportunités de l’organisation de ladite Can. Malgré les assurances données par Coco Emilia qui, s’exprimant le 08 décembre 2021 au nom de tous les web-influenceurs, prenait l’engagement de : « rehausser l’image du Cameroun à travers ce que nous savons et ce que nous faisons au quotidien. Le ballon d’or est dans notre camp, à nous de jouer, de marquer le but dans l’autre camp », le casting de ces « ambassadeurs » ne convainc pas les  internautes.

Les uns et les autres dans leurs commentaires et avis s’interrogent sur le rôle réel de certains à la Can. Sur la toile, les commentaires et les critiques se tissent. Les profils des uns et des autres sont passés au peigne fin. Entre railleries et insultes tout fuse. « Leur rôle c’est quoi au juste ? » S’interroge avec beaucoup d’humour un internaute. Mêlant son interrogation à la raillerie, il indique que dans les pays sérieux on fait appel aux anciennes gloires du sport pour promouvoir un événement sportif, « chez nous, on fait appel à qui ? Aux influenceuses ! qu’influencent-elles réellement », écrit-il.

Marlène Emvoutou également ne comprend pas la raison qui a conduit le COCAN à faire appel à ces créateurs de contenus et de polémiques sur les réseaux sociaux. Pour elle, ce travail demande des profils plus professionnels et plus qualifiés. Dans une tribune, l’ancienne candidate à la présidence de la Fecafoot, explique : « la communication institutionnelle est une affaire sérieuse, surtout lorsqu’il s’agit de promouvoir des valeurs autour d’un événement mondial comme la coupe d’Afrique des nations.

A cet effet, l’actualité de nos web-influenceuses depuis leur désignation, nous démontre à suffisance qu’il n’y a aucune plus-value que notre pays engrange en associant leur image, à cet événement qui a coûté des milliards aux contribuables camerounais… ». D’ailleurs, l’on peut relever que sur les pages Facebook de certains, l’influence sur la Can tarde à prendre corps.

Chez Nathalie Koah par exemple qui totalise 1 569 317 abonnés ; la dernière publication se rapportant à la Can date de cinq jours avec 29 394 j’aime et 2272 commentaires pour 176 partages. Chez Coco Emilia qui compte 695 000, la dernière information sur la Can remonte à six jours avec 2649 j’aime ; 185 commentaires et 19 partages seulement. Un nombre de réactions qui contraste beaucoup avec les autres publications de ces influenceuses.  

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