CAMPAGNE DE VACCINATIONANTI COVID DANS LE LITTORAL: LE RÔLE CRUCIAL DU MINSANTE ET L'OMS
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Campagne de vaccination anti Covid dans le Littoral : Le rôle crucial du MINSANTE et de l'OMS dans le dialogue  communautaire

Dans un contexte de lutte contre le  Coronavirus, de  fructueuses journées de dialogue communautaire visant à inciter les populations à se faire vacciner contre cette pandémie qui fait des ravages avec de nouveaux variants,  ont eu  lieu dans plusieurs villes de la région du Littoral Cameroun, ainsi qu'à Douala la capitale  économique du pays.

Aussi les districts de santé  de  NEW-BELL,  DEÏDO,  CITÉ DES PALMIERS,  LOGBABA,  JAPOMA , EDEA et  DIBOMBARI ont-ils tous  ont été sensibilisés.

L'action de l'Organisation mondiale de la Santé ( OMS) et du ministère camerounais de la Santé publique (MINSANTE),  s'inscrit dans le  cadre des activités de renforcement et  d’engagement communautaire, dans le contexte de la vaccination contre la Covid-19 dans les régions du Littoral, du Centre, de l’Est et de l’Ouest. Les deux structures se sont déployées  du 27 au 30 décembre 2021.

Plus exactement, il s'agissait des journées d’opérations de pré-campagne et de campagne de vaccination publique médiatisée contre le Covid-19 dans les districts de santé de New-Bell, de Deido, de la  Cité des Palmiers, de Logbaba, de Japoma, d’Edéa et Dibombari.

En ce qui concerne le district de santé de Dibombari, les activités se sont déroulées en 04 jours et se sont effectuées dans les administrations publiques ; les marchés ; les chefferies traditionnelles. Les actions ont consisté en atelier de renforcement des mobilisateurs et des volontaires communautaires.

Le 27 décembre 2021, c'était au tour de la salle de conférence du centre multifonctionnel de la promotion de la jeunesse de New-Bell (Douala), d'accueillir une session de formation de renforcement des capacités des médiateurs communautaires qui s’est déroulée dans le district de santé de New-Bell, au Centre Multifonctionnel de Promotion des Jeunes. Au menu, quatre modules : 

•    méthodologie du dialogue communautaire ; 

•    Généralités sur la Covid19 et importance de la vaccination ;

•    Module de formation au dialogue communautaire ;

•    Outils de collecte des données « kobo collect ». Les médiateurs communautaires venaient des districts de santé de Dibombari, d’Edéa, de Yabassi, de Logbaba, de Nylon, de Japoma, de Deido, de Bonassama, de la Cité des Palmiers et de New Bell. Après la présentation sur le dialogue communautaire, l’OMS et le MINSANTE ont partagé avec les médiateurs communautaires un template de remplissage des rapports journaliers en ligne.  

D'une manière générale, il s'est agi au cours de cet atelier, d’affûter les facilitateurs, les médiateurs et les volontaires communautaires à faire  face aux différentes appréhensions des communautés sur le vaccin contre la Covid19. Après cette formation, les activités devaient se poursuivre dans chaque district de santé concerné où les acteurs se sont dit prêts et outillés pour désormais mieux remplir leurs missions. 

Lors de ces journées de dialogue communautaire, plusieurs agents de l'État ont accepté de se faire vacciner, après les claires explications données par les équipes de l'OMS et du MINSANTE, lesquelles invitent à ne pas suivre la désinformation distillée sur les réseaux sociaux, relativement au vaccin contre le Covid-19.

Une campagne qui a porté des fruits puisque des dizaines de personnes se sont fait vacciner durant les multiples haltes de la caravane, de même que plusieurs rendez-vous ont été pris, en dépit de quelques réticences observées çà et là. " C'est la maladie des Blancs", nous rétorquent les uns, tandis que d'autres tranchent : " le Corona n'existe pas".

Une autre tranche de la population nous affirme plutôt avoir des potions concoctées localement pour faire face au Covid-19. Le mythe de la robustesse de l’homme Noir face à la pandémie, n'est pas épargné aux Hommes de l'OMS et du MINSANTE:  " le vaccin c’est pour les Blancs ; les Noirs sont forts". 

L’incertitude par rapport à l’efficacité du vaccin, la non- maitrise de l'état de santé  des sceptiques et le  souhait de se faire dépister avant de se faire vacciner, sont aussi évoqués. D'autres regardent d'un œil suspect, la célérité avec laquelle les vaccins anti Covid-19 ont été trouvés, et mis sur le marché ; la  peur de mourir après la  prise de vaccin ; l’impact des réseaux sociaux avec les rumeurs et la désinformation ainsi que la thèse complotiste des  Occidentaux contre les Noirs, constituent en fait la doctrine qui conditionne globalement les populations vis-à-vis du Coronavirus. 

Parmi quelques faits majeurs, uniquement dans le District de santé de Dibombari et en trois jours :    

434 personnes ont été sensibilisées sur la maladie à COVID-19 et ses méthodes préventives à savoir les mesures barrières et la vaccination ;     

78 dialogues communautaires ont été réalisés durant ces trois jours de descente opérationnelle ;     

49 personnes vaccinées au total dont, entre autres : des autorités politiques et administratives de la localité, des responsables traditionnels, des leaders communautaires et des commerçants ;     

48 personnes ont été vaccinées avec Johnson & Johnson à  leur demande ;     

01 personnes ont été vaccinées avec le sinopharm. Tout compte fait, les journées de dialogue communautaire ont touché des centaines de personnes, tandis que plusieurs d'entre elles ont volontairement été vaccinées à la  Johnson & Johnson, et d'autres au  Sinopharm.      

Difficultés Les résultats obtenus auraient été  meilleurs si la sensibilisation s’était déroulée quelques jours avant la vaccination, et si, il y avait un véhicule pour transporter les équipes,  le district de santé de Dibombari pour ce qui le concerne, bien qu’il est  péri-urbain, est en grande partie rural et les aires de santé sont assez  distantes les unes des autres. 

Recommandations Au vu de ces différentes difficultés rencontrées, un certain nombre de solutions émises en guise de recommandation de la part des acteurs de terrain ont été évoquées. Il s’agit, entre autres, compte tenu du succès engrangé par ces journées de mobilisation :

•    de la pérennisation des activités de dialogues en faveur d’un engagement communautaire sur l’importance de la vaccination en général et celle du Covid-19 en particulier ;

•    d’une planification, longtemps à l’avance, de ces opérations, ainsi que d’une meilleure concertation et coordination du niveau central avec le niveau local ; •    de plus de moyens logistiques (véhicule pour les descentes sur le terrain, matériel de protection).

En dépit des réticences mentionnées plus haut, les journées de dialogue communautaire menées par l'OMS et le MINSANTE dans la région du Littoral Cameroun du 27 au 30 décembre 2021 sur la sensibilisation en vue de la vaccination contre le Covid-19 ont été couronnées de succès, et méritent d'être poursuivies, avec cependant des stratégies revues et corrigées.

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