Fecafoot: Au-delà d’une élection, une incontournable, non négociable et suprême question de principe
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Les nations ne sont rien, sont sans âme, si elles n’ont ni identité ni référentiel éthique, ni code rituel. Les leaders de toutes natures, ne servent à rien, ne méritent rien, ne tiennent et ne relèvent de rien, si dans des situations où les choix s’avèrent cruciaux pour la sauvegarde des principes et le raffermissement des codes éthiques, ils perdent subitement de la voix, ils affichent la ruse et la malice, et s’enferment dans un silence, une abstention, voire ans un discours volontairement confus.

On ne va pas seulement voter pour un président de la FECAFOOT, on va dire si oui ou non, la loi, les repères normatifs de traitement des citoyens, sont exactement, effectivement et sincèrement les mêmes pour tout le monde. Ce qui est en cause, va bien au-delà des personnes, et pose la question de notre honnêteté individuelle et collective, de notre rapport à la loi, aux règlements et aux institutions.

IL ne s’agit pas de préférer Eto’o fils ou de préférer Seydou Mbombo Njoya, il s’agit d’accepter, qu’un compatriote, riche, devenu une star et un héros national, prenne la liberté, arrache la liberté, se voit octroyer la liberté de marcher sur tout et sur tout le monde, de piétiner la loi, d’outrepasser la jurisprudence et la doctrine, et de frustrer ses aînés, ses cadets, ses éducateurs, ses maîtres, ses parents, ses concitoyens. Au fond, ceux qui d’une main, chantent le changement, dénoncent la République des travers, des combines et des exceptions, cultivent ouvertement le défi aux institutions et leur destruction, organisent l’injure et prêchent la violence parce que selon eux, rien ne tient débout, ne sauraient de l’autre main, passer pour pertes et profits la bravade de Samuel Eto’o.

Vous ne pouvez pas vous prendre pour chef de parti, leader d’opinion et chantre des grandes mutations révolutionnaires, tout en vous taisant, tout en manquant le courage de prendre position, de vous prononcer contre ce qui au fond, constitue une atteinte consciente et ouverte contre les grands principes. La loi régissant la nationalité camerounaise est suffisamment cocasse, majestueusement claire et superbement handicapant, dès lors qu’un individu est détenteur d’une deuxième nationalité. La prétention de concourir pour la charge de président d’une institution nationale par vocation, privée par dévotion et structurellement identitaire au sens de la représentation internationale, est inacceptable. La pire des lâchetés, des démissions et des inaptitudes à commander, à gérer et à porter le flambeau de la défense des gens, de la vérité, de la justice, de la loi et de l’équité, se voit et se vit dans cette affaire. Où sont-ils donc passés, ces bavards et grandes gueules dont l’injure contre les institutions et le Chef de l’Etat, forment la seule ossature de l’agenda politique ? Bande d’opportunistes voués à tromper et à manipuler le peuple, profiteurs et incitateurs des populismes tronqués et toxiques, parlez donc !

J’ai fait de la force des principes, de la permanence de la démarche et du positionnement clair et sans équivoque sur chaque sujet national et international, sur chaque événement ainsi que sur chaque interpellation publique ou privée, un trait immuable et non négociable de ma démarche sociale et politique. J’attends que tous ceux qui s’aventurent bruyamment dans l’arène en fassent autant. Des dizaines de compatriotes sont lourdement frustrés au quotidien, à cause de leur double nationalité, et pour certains, cela tourne à des humiliations insoutenables, quand ça ne se transforme pas en drames abasourdissant. Ne me dites pas que Samuel a été élu à la tête de la FECAFOOT, ce serait comme s’il avait dominé l’Etat, marginalisé la République, ignoré le Parlement, corrompu la justice, fabriqué ses propres lois et institutions, bref construit un Etat dans l’Etat. Les facilitateurs officiels et privés, rendront compte et devront produire pour cela, les justificatifs d’une si haute, éloquente, répugnante, rocambolesque, retentissante, condescendante et cauchemardesque pantalonnade.

Etre chef politique, leader d’opinion, intellectuel, producteur d’idées, de critiques, de pensées et d’enseignements, agitateur et influenceur positif des consciences, et le vrai, c’est, s’engager y compris avec un statut marginal, à tenir le discours de la vérité et non le discours d’opportunisme, de circonstance et de calculs sournois. Shanda Tonme, c’est cela. Crucifiez-moi, mais c’est non pour Eto’o./.

Posséder deux nationalités n’est ni un crime ni un opprobre, parce que certains le font dans des circonstances délicates de survie, d’autres par fantasme, fantaisie ou mimétisme., J’aurais pu moi-même le faire en Europe ou aux Etats-Unis, mais j’ai dit non, non, et non. J’aurai pu y impliquer mes enfants à la naissance, mais j’ai dit non, non et non. Chacun est libre, mais cette liberté peut dans certains cas, produire des conséquences surprenantes, fâcheuses, gênantes ou compromettantes, à brève ou à longue échéance, selon les contextes. Assumez !

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