Contentieux pré-électoral : Mbombo Njoya contre-attaque
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L’avocat du président intérimaire bat en brèche la thèse de son illégalité à se porter candidat à la présidence de la Fecafoot.

Samuel Eto’o repasse à l’offensive. Candidat au poste de président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), l’ancien capitaine des Lions indomptables a saisi la Commission d'éthique le 30 novembre 2021, demandant l’annulation de la candidature de Seidou Mbombo Njoya au poste que lui-même sollicite et sa suspension de toute activité liée au football. Seulement, d’après les proches du président intérimaire, la requête est introduite hors délais. À ce stade, rien n’est susceptible de motiver la convocation de la Commission d’éthique. D'ailleurs, les faits reprochés à Seidou Mbombo n'ont rien d'illégal ou d'éthiquement reprochable, soutient-on dans l'entourage du candidat.

Une autre procédure a été entamée par le président de la Ligue régionale de football du Littoral, Robert Louis Mbekek le 26 novembre dernier dans une requête adressée à la commission de recours portant disqualification de la candidature pour le poste de président de l’instance faîtière du football national. Tous les éléments de cette requête sont bottés en touche par l’avocat de Seidou Mbombo Njoya, Maître Claude Assira : « Sur l’argument tiré de la sentence N° Tas 2019/A/6258 du 15 Janvier 2021, il constate d’une part que cet argument manque de pertinence, le débat portant non sur la légitimité du mandat de Mbombo Njoya en qualité de président (intérimaire) de la Fecafoot, mais, sur sa candidature à la présidence de la Fecafoot le 11 décembre 2021.

Le débat porte sur la présidence future et non sur la présidence passée qui fait l’objet de solutions rendues par les instances compétentes ». Par ailleurs, selon l’avocat, « Louis Mbekek ne peut pas soutenir que Mbombo Njoya n’a aucune légitimité parce que la sentence du Tas suscitée a annulé le processus électoral de décembre 2018 alors qu’il reconnaît que Mbombo Njoya a été maintenu à son poste, malgré la sentence alléguée, par une autorité compétente et reconnue, la Fifa qui avait alors en charge la normalisation ayant conduit au processus électoral de 2018 ».

Maître Assira poursuit, sur la contradiction du recours « le recourant prétend que Mbombo Njoya n’est pas légitime à exercer la fonction de président de la Fecafoot car son élection a été invalidée par la sentence du 15 janvier 2021. Il ne peut donc pas, sans se contredire, prétendre que le même Mbombo Njoya aurait dû démissionner préalablement de son poste, alors que selon le recours, depuis le 15 janvier 2021, il a perdu la qualité de président », précise son document sur ce point pour qui cette contradiction dans la motivation équivaut à une absence de motivation.

Concernant sa qualité de salarié, l’avocat constate que Mbombo Njoya n’est pas salarié de la Fecafoot car d’une part, « pour le Code du travail, la relation de travail exige un lien de subordination et une subordination hiérarchique, le recourant ne justifie pas de la présence de ces réquisits. D’autre part, l’organigramme de la Fecafoot adopté en novembre 2018 et toujours valable ne cite pas le Président de la Fecafoot au nombre des salariés, il en est de même du Statut du personnel de la Fecafoot. Enfin, contrairement à ce qui est allégué, Monsieur Mbombo Njoya, à l’instar de tous les élus ne perçoit pas un salaire, mais, une indemnité de fonction. À la fin de son mandat, il n’est pas soumis aux dispositions du droit du travail qui prévoient des avantages (indemnités de congés payés, reçu pour solde de tout compte, etc.) ».

À la lumière de tous ces éléments, il n’a pas un contrat de travail. Enfin sur l’argument tiré de sa probité, vis-à-vis du processus électoral, ledit processus électoral n’est pas sous sa dépendance. Il conclut « au demeurant, depuis son élection en décembre 2018, celui-ci n’a jamais fait l’objet de quelque remontrance que ce soit en lien avec son honneur et sa probité. Son élection a été invalidée pour des raisons de pure forme, mais, il a été maintenu en fonction, en raison de sa probité et de son honorabilité ».

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