Renouvellement au RDPC : Ketcha Courtes victime expiatoire dans le Ndé.
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Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir à Yaoundé est entré dans la zone de turbulence. A l’occasion des opérations de renouvellement des organes de base de ce parti, plusieurs dissensions secouent les fondements du parti de la Rigueur et moralisation.

Il en est de la circonscription du Ndé à l’ouest du Cameroun, fief rendu imprenable par l’opposition politique grâce à l’action de Célestine Ketcha Courtes et du Dja et Lobo, socle granitique du RDPC.  Deux circonscriptions de président de Sénat et du président National du parti. Il faut le dire, les opérations de renouvellement des organes n’ont pas été un long fleuve tranquille.

Notamment dans le Ndé-Nord ou le ministre de l’habitat et du développement urbain a été sous les fourches caudines des commentateurs. Victime sans doute de sa popularité pour services rendus au parti dans cette localité « Il ne faut pas se cacher derrière le petit doigt, Célestine Ketcha Courtes a contribué à enraciner le RDPC à Bangangte. Toute chose qui lui attire des convoitises des adversaires qui utilisent la presse pour dénigrer celle qui est devenue un notable incontournable du parti à Bangnagté ». Dans une communication, un journaliste l’affirme d’ailleurs « sa grande expérience politique s’est régulièrement révélée comme une arme redoutable contre l’opposition ». 

Au demeurant, les élections à Bangangté n’étaient pas de tout repos. Le journal La Voix du centre révèle que « Les partisans d’Eric Niat et de Ketcha Courtes s’affrontent violemment ». A la veille des élections dans le département du Ndé, une violente dispute a opposé le camp de Ketcha Courtes à celui d’Eric Niat le 25 septembre 2021. Les soupçons de bourrage des urnes sont la cause de cette mésentente qui a tourné au vinaigre.

Il en est de même de l’incendie du domicile du sous-préfet de Bengbis. Le même journal écrit « Cabral Libii déplore le silence du Minat ». Le silence d’Atanga Nji est considéré par le président national du PCRN, comme un silence « scandaleux » et met ce mutisme sous le coup du laxisme, qui bafoue les fondements de la République et encourage l’injustice selon le député.

Le quotidien Mutations parle du « parti de braises ». Renouvellement des bureaux des organes de base sur fond de tensions. Le cas de la section Mfoundi 7 où la présidente sortante est accusée de tripatouillages des résultats après sa défaite. La démocratie interne à rude épreuve.

Défis actuels fait l’état des lieux « Le RDPC se déchire ». Yaoundé III : une violente bagarre met fin à l’élection. Elig-Mfomo : une arme à feu s’invite à la campagne. Sangmelima : quand la violence devient une règle. Bangangté : gris-gris et casses font la loi. Bangourain : un candidat échappe à la mort. Bengbis : la résidence du Sous-préfet incendiée. Kom-Yambetta : des militants barrent la route. Moungo : les jeunes crient au scandale.

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