Fraudes électorales et violence politique : Une culture bien ancrée au RDPC.
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Les opérations de renouvellement des organes de base de ce parti telles que nous voyons tous aujourd'hui sont un véritable laboratoire des fraudes électorales au Cameroun.

Des fraudes qui commencent en interne avant de se reproduire en grandeurs nature lors des élections présidentielles ou législatives organisées depuis 40 ans sur le territoire Camerounais. Puisque de toutes les façons les acteurs de ces fraudes sont toujours les mêmes, qu'il s'agisse du renouvellement des organes de base du RDPC ou des élections présidentielles et législatives.

La preuve.

Dieudonné Essomba Atemengue, dénonce des charters de faux électeurs arrivés dans des bus de 70 places pour perpétrer les fraudes électorales dans son village lors du renouvellement des organes de base du RDPC parti au pouvoir au Cameroun. Des charters mis en branle par les élites de ce parti pour s'arroger indûment des victoires. Si on mobilise des charters pour frauder dans le cadre des élections internes au sein du RDPC, pourquoi ne mobiliserait-on pas ces mêmes charters dans le cadre des élections présidentielles ou municipales par exemple ?

D'après ce militant convaincu de la sous-section RDPC de Yaoundé 5 qui s'est exprimé au micro de la télévision Équinoxe, des bus sont arrivés avec des visages que personne ne reconnaît dans son village. Des personnes étrangères au village qui ont été recrutés ailleurs pour venir voter et fausser ainsi les vrais résultats des élections. C'est exactement ce qui se passe lors des élections présidentielles ou législatives au Cameroun.

La récurrence du phénomène de fraude dans ce parti m'inspire ce commentaire :

Des centaines de militants du MRC ont été arrêtés et jetés en prison pour avoir dénoncé le hold-up électoral qui avait privé Monsieur Maurice Kamto d'une victoire certaine sur Paul Biya le candidat du RDPC. C'est une injustice qu'aucun citoyen honnête ne peut accepter. Plus est, pour couvrir son imposture, le régime Biya avait vite fait d'accabler les militants du MRC d'une panoplie d'accusations farfelues du genre :  trouble à l'ordre public, tentative de rébellion, attroupement dangereux et tous les noms d'oiseaux de ce genre. Question de faire taire ces militants et justifier leurs arrestations aux yeux de l'opinion.

Pour bien comprendre cette imposture, observez le renouvellement des organes de base du RDPC qui nous donne l'occasion de voir que des militants du RDPC s'autorisent de troubler l'ordre public en barrant les voies publiques, en manifestant sans autorisation, allant jusqu'à incendier la résidence d'un sous-préfet. Le tout en toute impunité dans un contexte où des militants du MRC, principal parti d'opposition, croupissent en prison prétendument pour trouble à l'ordre public.

Tout cela devrait nous indigner en tant que citoyens. Et ceci indépendamment de nos chapelles politiques. Car on ne peut pas bâtir une nation en paix sur tant d'injustices. Est-on à ce point irresponsable à Yaoundé pour ne comprendre même aujourd'hui encore que ce soit la répétition de ces injustices et les frustrations qui en découlent qui ont poussé certains anglophones à prendre les armes pour se défendre ? 

Trop c'est trop. Il faut que cela s'arrête. Et pour que cela s’arrête, il faut construire des consensus sur les questions qui fâches dans ce pays : la guerre du NOSO, le système électoral, la forme de l'État etc.

En attendant nous disons :

  • Non à la culture des fraudes électorales.
  • Non aux arrestations arbitraires
  • Oui à la libération des prisonniers politiques.
  • Oui à la démocratie authentique.

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