Crise anglophone, intervention de l'armée dans le NOSO: La position de Shanda Tonme
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L’intervention des forces de défense et de sécurité camerounaises dans les régions du Sud-ouest et du Nord-Ouest. Vérités, mensonges et calculs politiques malsains

Il est du devoir impérieux des Etat-nations, de défendre leur intégrité territoriale, de préserver leur souveraineté, de protéger leurs populations, de garantir l’ordre républicain et de mettre tout en œuvre pour combattre, détruire et éliminer toutes les sources de menaces, tous les auteurs des actes criminels agissant individuellement ou en bande, au besoin en s’assurant du concours des partenaires bilatéraux et multilatéraux. Peu importe le coût et peu importe l’ampleur des sacrifices.

Le Cameroun est confronté depuis bientôt quatre ans, à une crise profonde dans les régions du Sud-ouest et du Nord-ouest du pays. Cette crise a certes des racines profondes connues, mais jamais elle ne s’était muée, en véritables situation de guerre asymétrique, accompagnée des actes purement, outrancièrement et concrètement criminels et terroristes. C’est donc face à cette situation, que les plus hautes autorités du pays, ont décidé de prendre toutes les dispositions nécessaires, pour restituer l’ordre, la sécurité, la tranquillité, et éventuellement créer les conditions d’un examen objectif des solutions à certaines demandes et préoccupations des différentes régions.

Le Gouvernement camerounais a-t-il pris les armes contre sa population ? Non, nous il été obligé de faire régner l’ordre et de protéger les populations contre des groupes terroristes, des gans d’assassins ?

Le Gouvernement camerounais devrait-il croiser les bras devant la destruction des écoles, l’assassinat des écolier, l’incendie des villages, des marchés, des résidences privées, la destruction des ponts et des routes ? Non, ce serait trahir sa mission, ses devoirs et son statut.

Le Gouvernement camerounais a-t-il engagé des efforts pour instaurer le dialogue avec les vrais compatriotes et patriotes qui sont porteurs de revendications et de demandes précises ? Oui, de diverses manières et par diverses voies, mais en face aucune visibilité ne s’est dégagée vraiment.

Le Gouvernement camerounais devrait-il encourager des bandes criminelles, des drogués et des hors la loi qui ne suivent aucune règle de convivialité, n’obéissent qu’à des réseaux sectaires d’ici et d’ailleurs, ne travaillent pas pour la paix, et surtout n’agissent pas dans l’intérêt des populations ? NON, ce serait trahir sa mission.

Je m’insurge vivement contre les allégations mensongères, provocatrices, insensées et malhonnêtes selon lesquelles, le Gouvernement aurait choisi la voie de la guerre et privilégié la violence. Les auteurs de ces allégations, sont des traitres à la patrie, de piètres politiciens en déroute et perdus dans leurs échecs, noyés dans leurs extrémismes et avides de désordres et de sang.

J’affirme et réaffirme, qu’aucun gouvernement responsable, ne saurait tolérer le règne des bandes de criminels qui se cachent derrière des proclamations malsaines et des calculs sordides.

Je réitère, que personne ne devrait sous-traiter ses désirs de vengeance, ses ambitions vaines de conquête de pouvoir et de recherche de privilèges, dans l’arrière-cour des bandes criminelles prétendument indépendantistes. Le Cameroun vaincra tous ses ennemis, traitera les criminels et les terroristes de tous les bords durement, puis réussira à renforcer son unité, sa cohésion et son développement. L’Etat c’est l’Etat et reste l’Etat. Le Pouvoir d’Etat reste et demeure le pouvoir d’Etat, nanti de privilèges et de prérogatives, et seul lui et lui seul ordonnancera et règlera à la fois le calendrier et l’ordre du jour.

Je clame et clamera toujours le dialogue, la tolérance, le pardon et la réconciliation, mais jamais tout cela ne se fera au détriment de la dignité, de la stabilité, et de l’honneur de notre pays, et jamais cela ne se fera au détriment du soutien indéfectible à nos forces de défense et de sécurité

Je rappelle à l’opinion publique nationale et internationale, que la problématique du dialogue, implique de trouver des partenaires sûrs, des acteurs, des partisans de la paix responsables et honnêtes.

Je rappelle que mille bombes placées par des lâches et des criminels aux cœurs pétris de haine, n’ébranleront jamais un gouvernement résolu et déterminé à protéger ses citoyens.

Je rappelle qu’à travers le monde, des bombes de terroristes lâches ont dans certains cas, entraîné des centaines de morts voire des milliers, mais que cela n’a pas ébranlé la détermination et le standing des dirigeants sûrs de leur cause. Dix, vingt, trente militaires victimes de bombes terroristes des terroristes lâches, n’ébranleront ni la résolution du gouvernement et du peuple camerounais à tout mettre en œuvre pour construire une nation forte, ni sa volonté à restaurer gagner la bataille de dialogue, de la réconciliation et de la paix.

Je formule un ultime avertissement : « Que ceux qui croient que la mort de nos braves soldats sur le champ de bataille arrange leurs prévisions apocalyptiques, déchantent vite, et sachent qu’ils rendront compte tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre. Et ils l’auront voulu.

Je le dis et redis, que le destin du Cameroun ne sera plus jamais façonné par des mains ensanglantées ou par des voix haineuses, sectaires, cupides et mensongères, il sera façonné par des vrais patriotes, des vraies filles et des vrais fils du pays porteurs des flammes du dialogue, de la tolérance et du pardon, et professant la réconciliation et la paix./.

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