Bruyante manifestation de la diaspora résistante Camerounaise à Genève
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Des membres de la diaspora résistante camerounaise ont manifesté samedi à Genève pour dénoncer les séjours coûteux du couple présidentiel à Genève, de graves violations des droits de l'Homme au Cameroun, la fin de la guerre dans les régions anglophones du Cameroun, le recul de la démocratie au Cameroun etc.

Une trentaine de membres de la diaspora camerounaise installée en France, Belgique, Suisse,  etc. ont manifesté samedi après-midi dans les rues de Genève pour dénoncer de graves violations des droits de l'Homme au Cameroun, la fin de la guerre dans les régions anglophones du Cameroun, la volonté du pouvoir de Yaoundé de ne pas organiser un dialogue inclusif face à la crise anglophone, la refonte consensuelle du code  électoral camerounais, le gré-à-gré qui se peaufine à la tête de l'Etat camerounais, etc.

Officiellement, les anti-Biya ont reçu des autorités genevoises la permission de dire leur mécontentement dans les rues de la capitale helvétique avec pour point de chute la Place des Nations-Unies. C'est le lieu que choisissent bon nombres de mouvements sociaux-politiques de la planète pour manifester quand ils souhaitent se faire entendre.

"Trente-huit ans: ça suffit", a lancé Marie Victoire Yetna, une des organisatrices de cette manifestation, venue de Bordeaux en France.

"Ce kleptomane règne par le mensonge,le crime et l'abandon du peuple camerounais" , a ajouté cette Camerounaise en s'en prenant à Paul Biya.  

"Les gens vivent dans la peur au Camerounais", a déclaré à camer.be Eva Oloa, l'une des manifestants venue également de France. Les opposants et leur famille subissent des intimidations, a-t-elle affirmé.

"Libérez les otages, Dialogue inclusif" La diaspora a dénoncé des arrestations arbitraires orchestrées par le pouvoir "usurpateur de Yaoundé".

Christophe, Camerounais, domicilié en Belgique, a fait le déplacement exprès. "Je suis là pour la libération du peuple", témoigne-t-il.

Samedi, ces manifestants brandissaient des pancartes proclamant " La Suisse soutient le dictateur Biya ", " Paul Biya : éternel dictateur ", ou encore  " Les talibans ont pris le pouvoir...."" Biya dégage ". "Stop au génocide des Camerounais ". Face à eux, des policiers en uniformes anti-émeute ont bloqué la route menant de l'hôtel intercontinental de Genève.

Une manifestation pacifique et non violente

Pas d'indication sur les effectifs déployés du côté d'Alexandre Brahier, porte-parole la police genevoise. " Nous, on est simplement là pour assurer la sécurité. Maintenir l'ordre public et faire en sorte que la manifestation se déroule dans les heures et les lieux prévus " explique t-il.  

Le rassemblement s'est fait à partir de 14h au Quai Wilson, en face du Palais éponyme. Avant de se déployer à 16h et  de s’arrêter devant le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) pour un sit-in de 15 minutes. Les manifestants ont interpellé l'instance onusienne sur la problématique de l'immigration et leur conséquences grâce au support des occidentaux faite par plusieurs Etats sur le soutien aux dictatures, et de procéder jusqu’à la Place des Nations où la manifestation s'est achevée à 19h

Tout au long du trajet, les activistes camerounais en colère se sont assis en clamant " Paul Biya assassin" " Paul Biya, libérez les prisonniers politiques, nous voulons de la paix, la fin de la guerre dans le NOSO (Nord-ouest et Sud- Ouest du Cameroun". Certains sont couchés et témoignent de leur souffrance de leur peuple 

Hommages

Bien avant la manifestation, quelques manifestants tous issus de la Fondation Moumié se sont rendus au lieu dit restaurant aux plats d'argent dans l'ancienne Genève où fut empoisonné par les services secrets français, le leader indépendantiste Camerounais Félix Roland Moumié, mort le 3 novembre 1960 à l'hôpital Cantonal de Genève.

Ils en ont profité pour demander aux autorités suisses d'ouvrir le dossier sur l'assassinat de cet indépendantiste camerounais.

Le recul de la démocratie au Cameroun

"Nous interpellons la communauté internationale pour dénoncer ces graves atteintes aux droits de l'Homme et demandons à la confédération helvétique de déclarer Paul Biya le président usurpateur, persona non grata en Suisse", a souligné l'activiste Françoise Djionou. Elle a appelé à la destitution de Paul Biya. Les opposants veulent qu'ils répondent de ses actes devant la Cour pénale internationale.

" Nous demandons aux genevois de cesser de dépenser des dizaines de milliers de francs de leurs impôts comme ils le font depuis presque 40 ans, pour assurer la sécurité de ce dictateur, constamment en villégiature et en visite privée dans leur pays, au détriment du peuple camerounais, qu’il abandonne ainsi régulièrement pendant des mois entiers, comme c’est encore le cas en ce moment. Nous leur demandons de cesser d’être les receleurs d’un des plus grands voleurs de la planète, de cesser d’être les complices du génocide anglophone et de la clochardisation du peuple camerounais. Nous demandons au peuple suisse de sortir leurs têtes du sable, de prendre leurs responsabilités, et d’appliquer une pression effective sur leurs représentants municipaux, cantonaux, et fédéraux, pour définitivement interdire à Paul Biya, à sa famille, et à son clan de malfaiteurs, de jamais plus remettre les pieds dans ce pays, sinon nous camerounais et ambazoniens, ne cesserons de revenir ici mettre de nouveau pression sur ce peuple suisse et genevois." affirment les manifestants qui la veille, avaient interpellé les autorités suisses à travers un mémorandum dont nous avons reçu copie sur les faits évoqués plus haut.

Même si Paul Biya a quitté Genève, la Diaspora Camerounaise Résistante entendait demander aux autorités suisses de lui interdire l’accès dans leur pays. "Nous demandons aux genevois de cesser de dépenser des dizaines de milliers de francs de leurs impôts comme ils le font depuis presque 40 ans, pour assurer la sécurité de ce dictateur, constamment en villégiature et en visite privée dans leur pays, au détriment du peuple camerounais, qu’il abandonne ainsi régulièrement pendant des mois entiers, comme c’est encore le cas en ce moment. Nous leur demandons de cesser d’être les receleurs d’un des plus grands voleurs de la planète, de cesser d’être les complices du génocide anglophone et de la clochardisation du peuple camerounais. Nous demandons au peuple suisse de sortir leurs têtes du sable, de prendre leurs responsabilités, et d’appliquer une pression effective sur leurs représentants municipaux, cantonaux, et fédéraux, pour définitivement interdire à Paul Biya, à sa famille, et à son clan de malfaiteurs, de jamais plus remettre les pieds dans ce pays, sinon nous camerounais et ambazoniens, ne cesserons de revenir ici mettre de nouveau pression sur ce peuple suisse et genevois." 

La Diaspora Camerounaise Résistante (DCR) est composée de plusieurs organisations qui se battent pour la libération du peuple camerounais et ambazonien, pour la fin de la dictature, pour la fin du génocide, pour l’autonomie de l’Ambazonie (Régions anglophones du Cameroun), et pour l’instauration d’une vraie démocratie et d’un Etat de droit et de prospérité au Cameroun.

Rendez-vous est donné le 4 septembre prochain  par cette diaspora résistante  Camerounaise à Montréal,  Canada et à Bruxelles, capitale des institutions européennes le 25 septembre prochain.

 

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