Le Cameroun est-il réellement prêt à accueillir la CAN ?
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Ce mardi 17 août se tient à Yaoundé le tirage au sort de la Coupe d’Afrique des nations. Mais à cinq mois du début de la compétition, la capacité du Cameroun, pays hôte, à assurer son bon déroulement fait débat. Les retards logistiques et le respect des contraintes sanitaires sont les principales sources d’inquiétude.

Du 9 janvier au 6 février 2022, le Cameroun sera le pays hôte de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). D’ici là, c’est la “dernière ligne droite”, clame Cameroon Tribune. Ce mardi 17 août au soir, tous les yeux sont rivés sur le palais des Congrès de Yaoundé, où se tient le tirage au sort des phases de groupes.

Sur place, “la tension se lit sur tous les visages, aucun couac ne doit advenir”, rapporte l’envoyé spécial au Cameroun du site sénégalais Emedia. Et pour cause, ce premier rendez-vous a valeur de test pour le pays, alors même que l’état d’avancement des travaux sème le doute sur sa capacité d’accueil.

Retard de chantiers, un air de déjà-vu

En effet, plusieurs chantiers accusent du retard par rapport aux délais fixés par le cahier des charges. En mai dernier, une mission de la Confédération africaine de football (CAF) affirmait que la capacité d’accueil des villes de Garoua dans le nord et Bafousam dans l’ouest n’était pas encore optimale. Cet événement majeur doit pourtant occasionner un afflux massif de supporters et de touristes. À titre d’exemple, en 2012 au Gabon, plus de 500000 supporters avaient assisté à la CAN.

Même avec l’instauration d’une jauge Covid pour réduire le brassage des spectateurs, les infrastructures camerounaises seront confrontées à un double défi logistique et sanitaire. Le stade d’Olembé – le plus grand du pays (60 000 places), situé dans la périphérie de la capitale Yaoundé –, “alimente les rumeurs sur son financement et son état d’avancement”, note le quotidien suisse Le Temps : 

Les plans initiaux prévoyaient une piscine, un gymnase, des courts de tennis, mais seul le stade semble être en mesure d’être terminé.

Le Cameroun le sait, il n’a plus le droit à l’erreur. En 2019, le pays s’était vu retirer l’organisation de la 32e édition de la compétition au motif de retards de travaux. La CAF avait alors choisi l’Égypte pour accueillir le tournoi.

Alors que le football mondial a été paralysé par la pandémie, les attentes sont nombreuses. La fédération camerounaise, longtemps gangrenée par les scandales de corruption, doit plus que jamais démonter qu’elle a les épaules pour organiser la compétition continentale.

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