Accusés de viol d’une journaliste
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Les mains tremblantes, Roméo Fongang a du mal à s’exprimer. Le visage pâle, il essaye de se défendre malgré les questions qui fusent. Accusés des faits de vol aggravé et de viol sur une journaliste. Donald Nguessong et Roméo sont écroués à la prison centrale de Kondengui depuis le 03 janvier 2020. Les faits qui leur sont reprochés remontent au mois de décembre 2019. Tout commence le 30 octobre 2019 lorsque la victime emprunte un taxi au lieu-dit Carrefour Ceper pour l’école des postes.

Après avoir roulé quelques mètres, le taximan va dévier sa trajectoire et se retrouver au quartier Ngousso à Yaoundé. Les deux présumés accusés vont agresser la dame et l’obliger à leur communiquer le mot de passe de son compte mobile money qu’ils vont vider avant de prendre la fuite. Un mois plus tard, le 9 décembre, celle-ci fait face à la même situation en allant de l’école de poste pour le quartier Odza. Elle va se retrouver le lendemain dans la ville de Mbalmayo abusée sexuellement et son téléphone emporté. Au cours d’une discussion téléphonique et d’un rendez-vous quelques jours après l’incident, la dame va reconnaitre ses deux agresseurs.

Au vu des éléments de preuve reçus par le tribunal, les deux accusés ont été invités à présenter leur défense après avoir plaidé non-coupables. Selon la version des faits de Roméo Fongang, vendeur de vêtements et de chaussures au marché de Mokolo, il va recevoir un message d’une de ses clientes lui demandant de lui rendre un service. Le contenu de ce message était un numéro de téléphone et dont la consigne était d’appeler le numéro et de violenter la dame.

« Dans ce message, ils ont précisé que la dame était journaliste », confie le jeune garçon. Dans l’incapacité d’effectuer cette tâche, Roméo Fongang prend l’initiative d’appeler la dame et de lui montrer les messages reçus. Accompagné de son ami Daniel Nguessong, les deux individus vont se rendre au lieu du rendez-vous sis à Odza où ils vont être interpellés par le secrétariat d’État à la défense. À la suite de l’examination, l’affaire a été renvoyée au 24 août pour statuer sur leur culpabilité.

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