Yaoundé, Brazzaville, Libreville : Le hold-up constaté
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Du point de vue de quelques observateurs, la tâche de Paris est aujourd’hui beaucoup plus complexe avec la présence de nombreux concurrents dans la sous-région.

Parler des relations entre la France, le Gabon, le Cameroun et le Congo ramène au goût du jour, la place de Paris dans cet ensemble. «Alors qu’à la suite des indépendances, les accords de coopération passés entre Paris et ses anciennes colonies lient le destin de ces deux entités, l’arrivée des Chinois, des Russes et des Américains dans ce décor est le plus souvent comprise par l’ancienne métropole comme une violation de ses droits sur son territoire, dans son pré carré», pose d’emblée l’internationaliste camerounais Daniel Nkomba. Il enchaîne: «ce pouvoir sur Libreville, Malabo, Yaoundé et Brazzaville connaît déjà des moments d’affaissement; la France a vécu sur un acquis: des structures étaient là, sans qu’il y ait de vision ou de message particulier en direction de la région. Et la tâche est aujourd’hui beaucoup plus complexe avec la présence de nombreux concurrents».

Disgrâce

Selon des observateurs, le tout se joue sur le plan économique. S’exprimant le 24 juin 2021 devant les étudiants de l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric), dans le cadre d’un concept baptisé «Forum diplomatique», l’ambassadeur de France au Cameroun, Christophe Guilhou, a révélé combien les entreprises françaises perdent progressivement pied au Cameroun. «La part de marché des entreprises françaises au Cameroun est passée de 40% dans les années 1990 à 10% aujourd’hui», a confié le diplomate. En clair, au cours des 30 dernières années, les entreprises françaises ont perdu au total 30% de parts de marché au Cameroun.

«Parmi les pays africains suscitant l’intérêt de la Russie, et outre ceux déjà cités, la République du Congo est en bonne place, d’autant plus que ce pays est régulièrement impliqué dans la recherche des solutions aux crises qui secouent le continent. En mai 2019, Brazzaville avait ainsi signé un accord avec Moscou afin d’autoriser la venue d’experts militaires russes sur son territoire. Ces spécialistes devaient dispenser des formations concernant «l’exploitation, l’entretien et la réparation» des équipements militaires que l’armée congolaise avait acquis auprès de l’Union soviétique, notamment des blindés et des avions de transport», lit-on dans un article publié le 13 juin 2021 sur le site de géostratégie «Zone militaire».

Deux protocoles d’accord ont été signés entre Libreville et Moscou lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie, organisé du 2 au 5 juin 2021. Le 3 juin 2021 au Palais du bord de mer, Ilias Iskandaravo a été reçu par le président Ali Bongo Ondimba. L’entretien des deux personnalités s’est focalisé sur la mise en place de stratégies d’appui au développement d’un partenariat multiforme encore plus approfondi entre la Russie et le Gabon, tel que le relève le site Le Nouveau Gabon.

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