Déclaration de circonstance du MPDR sur la Nation et sa police
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Notre Position de principe sur l’état des lieux, relativement à la relation entre le citoyen et sa police.Retour sur un incident entre une élue de la nation et des éléments de la police en service à leur poste de travail, et en mission spéciale

Le MPDR fait un constat troublant, gênant, inquiétant et sans aucun doute révélateur d’un état d’esprit, d’une volonté d’aggravation de chaque incident et de la moindre faute, d’une tendance à exploiter n’importe quelle situation douloureuse ou malheureuse, pour incriminer le gouvernement, attaquer les institutions, dénigrer la république, mettre en cause les dirigeants du pays, salir, contrarier et humilier les forces de défense et de sécurité, et bien plus grave diviser les gens, entretenir des fractures et creuser des plaies. A qui profite le crime ?

Le MPDR regrette très profondément cette attitude, dont la promotion est devenue le cheval de bataille de certains leaders d’opinion et des chefs politiques. L’incident survenu en ce jour de fête sacrée de la communauté musulmane, montre une fois encore, combien nous avons à apprendre et à intégrer les vertus de la tolérance, du pardon, de l’humilité et mieux du sens de l’ordre. C’est le besoin ou de l’idée fondamentale de la république ordonnée, et d’une société où les gens se respectent, ou chacun de nous se soumet à l’ordre, à la rigueur de la loi et aux nécessités de notre santé commune, de notre destin collectif. La police c’est notre police, pour nous, pour la nation.

Le MPDR observe avec mille regrets, les comportements quotidiens, qui tendent à trahir notre indiscipline chronique, en déversant toutes sortes d’accusations et de provocations sur ces hommes et ces femmes dont la mission première est de nous protéger, et qui ont pour cela prêté serment pour servir. Il s’agit de citoyennes et de citoyens du dur métier, du dur labeur, attelés en permanence à des missions délicates. Ne pas en tenir compte, ne pas leur montrer un peu de considération, ne pas les valoriser et les encourager, c’est travailler contre notre propre sécurité et la sécurité de la nation.

Le MPDR reconnait que nos forces de défense et de sécurité ne sont pas, comme d’ailleurs toutes les autres à travers le monde, exemptes de critiques voire de récriminations fortes, mais il demeure, que la difficulté à laquelle elles sont parfois confrontée, provient de l’indiscipline du citoyen, plus que de leur formation ou de leur moralité.

Le MPDR regrette infiniment qu’une élue de la nation, se soit retrouvée en faute, en travers des instructions, en travers des constructions et des dispositions d’ordre et de sécurité publique, qu’elle n’ait pas cru devoir respecter. Nous en appelons à une plus grande humilité et une plus grande démonstration de rectitude face à la loi, de même que face à celles et à ceux qui, grands ou petits, forts ou faibles, ont spécialement et professionnellement vocation à incarner publiquement les symboles de l’Etat de droit.

Le MPDR regrette les débordements auxquels l’incident a donné lieu, mais insiste avec gravité, sur la responsabilité des personnalités de tous rangs, qui violent ouvertement les feux de circulation, maltraitent et méprisent les agents de police, allant parfois jusqu’à les froisser et les brutaliser physiquement, souvent en civil ou à bord de véhicules CA, servant de passe-droit.

Le MPDR rappelle à nos compatriotes qui auraient tendance à s’acharner sur la police, que ce corps est le premier symbole d’un Etat de droit, d’une République, d’une société en règle. C’est la police qui répond la première à l’étranger qui débarque dans un pays, dès l’aéroport, et c’est encore à elle, que le visiteur sera confronté dans la rue à toutes les fins utiles. C’est encore elle, notre premier gardien de proximité.

Le MPDR regrette enfin un certain sexisme à l’endroit de la jeune élue, victime elle aussi de quelques jalousies mal contenues, et se félicite par ailleurs du ton sage, réconciliateur et apaisant du communiqué du Gouverneur de la région de l’Ouest. Tous doivent pardonner. La député devra mieux comprendre son statut politique et ses responsabilités. Quant au policier, il n’a pas à redouter de sanction quelconque./.

Le Président, Médiateur Universel

SHANDA TONME

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