Ils ont mangé mon fils : lamentation patriotique
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Je ne pensais pas devoir écrire à Jacques Fame Ndongo mais son communiqué inutile sur les manifestations camerounaises de Genève m'y a obligée.  Le Ministre parlait de la république, de la bouffonnerie sans peur du ridicule. Cela a heurté la mère de Fotso Victor qui sait le rôle du parti présidentiel dans son Njitapage et que les membres du Comité Central ont fait preuve d'une bouffonnerie plus conséquente et moins patriote que celle du petit peuple.

 

Je n'aurais donc pas écrit au Secrétaire à la communication du RDPC s'il avait pu suivre le Ministre Sadi et se mettre à sa hauteur.  Si je ne souhaitais qu'être provocatrice, je lui dirais Monsieur le Ministre, en matière de communication et sur tant d'autres sujets, contentez-vous de suivre René Emmanuel Sadi.  Mais parce que j'ai du respect pour le Ministre et sa fonction, je lui dis deux choses simples et claires : c'est son parti qui a enfanté la BAS et pour me faire taire il n'a qu'à affirmer qu'il souhaite la fin de Fotso à son créateur.

Ma lettre est longue. Je sais que le Ministre aime lire et sera flatté au moins par son titre !

Ils ont mangé mon fils : lamentation patriotique

Lettre ouverte à Jacques Fame Ndongo

Monsieur le Ministre,

Je ne souhaitais pas vous écrire mais après vos mots sur les manifestations de nos compatriotes en Suisse, il était impossible de ne pas vous rappeler que le parti présidentiel a mangé mon fils en faisant preuve de la plus sauvage des bouffonneries.   Votre parti est la cause principale pour laquelle le Président du Cameroun ne va pas toujours de l'avant ou comme on l'aurait dit à l'époque dans mon lycée de Biyem Assi n'est plus toujours chaud gars !

Monsieur le Ministre, ma lettre s'\adresse donc au Secrétaire à la communication du Rassemblement démocratique du peuple camerounais dont les phrases décrivant des membres de la Diaspora ont été excessives et superflues.  Le porte-parole du gouvernement avait déjà trouvé le ton approprié pour rappeler que le Chef de l'État est au-dessus des partis et méritait le respect de tous les Camerounais où qu’il se trouve. Votre message l’a réduit en Chef de parti alors qu'il n'est pas en campagne mais peut-être l’êtes-vous...  Votre excès de zèle m'a rappelé Victor Fotso et l'incapacité du parti présidentiel avant et après sa mort à montrer qu'il était une icône africaine non un vulgaire militant donc oui au-dessus de petits intérêts partisans.  Comme tant de fois, vous avez politisé la raison d'état en oubliant que le Cameroun, l'état n'appartiennent pas qu'à vous tout comme Victor Fotso et oui le Président de la République qui n’est pas que votre créateur.

Toutefois, Monsieur le Ministre, mon but n'est pas de vous donner des leçons de citoyenneté et de grande politique.  Vous connaissez le Cameroun mieux que moi et servez l'état depuis trop longtemps pour ne pas savoir que notre patrie n’est pas votre parti qui lui pour perdurer doit non seulement gagner des échéances électorales mais incarner des valeurs claires qui ne peuvent pas qu'être électoralistes et matérialistes  Monsieur le Ministre, comment le parti présidentiel peut-il encore parler de bouffonnerie, de respectabilité et d'autorité à d'autres Camerounais alors que ses officiels ont mangé mon fils en légitimant son Njitapage ?   Si le parti présidentiel est incapable d'honorer un Patriarche Bamiléké qui l'a fait dans le Koung Khi en lui permettant d'exister dans la région de l'Ouest, à quoi et à qui sert-il ?

Beaucoup de ceux avec qui vous parlerez oublieront que je suis une mère qui a les preuves qu'on a Njitapé son fils pour faire de moi une effrontée qui lave un linge ensanglanté familial en public.  Mais Monsieur le Ministre, je ne vous interpellerais pas de manière aussi véhémente si je n'avais que la décence et la morale de mon côté.   La vérité est à mes côtés et sa nudité est tellement abominable qu'elle m'interdit le silence en me condamnant à obtenir justice pour Fotso !  Les faits hurlent et ils me permettent avec témérité de vous dire j’accuse

Monsieur le Ministre, mon fils est mort seul dans une petite chambre de l'Hôpital Américain de Paris.  Sa fille, membre de votre parti, a refusé de payer en usant de l’argent pourtant volé à son père, pour qu'il ait une chambre supplémentaire ou une suite en permettant qu'un membre de la famille puisse dormir nuit et jour auprès de lui alors qu’il était en phase terminale.  Elle a ordonné aux médecins lorsque Fotso était en soins intensifs de ne plus le réanimer.  A base de faux et d'usage de faux, son gang de barbares avait déjà détourné les millions d'euros à votre pair et souhaitaient en finir rapidement.  Puis, il y a, Monsieur le Ministre, le fait qu'une assistante sociale ait dû intervenir pour protéger une icône africaine ! Il y a tant et tant de choses que le parti présidentiel aurait dû savoir avant d'imposer le clan du parricide.

Comment justifier le fait que le Comité Central du parti présidentiel se soit contenté de prendre sa part du patrimoine Fotso sans chercher à savoir et surtout sans voir la dépouille ? Si vous l'aviez fait, Monsieur le Ministre, vous auriez été tellement horrifié par son état que vous n’auriez pas envoyé le Ministre Akame Mfoumou en pays Bamiléké tel un colon pour régler des affaires de petits nègres ! La pestilence de la dépouille de Fotso vous aurait montré combien son viol a été v abominable et vous aurait sans doute permis d’énoncer un principe simple que votre parti aurait défendu avec le même zèle qu'il défend le Chef de l'état en comprenant que c'est la même chose : on ne déshonore pas les Patriarches. Le Njitapage est interdit !

Monsieur le Ministre, la bouffonnerie, c'est le parti présidentiel prenant des millions du patrimoine Fotso pour fermer les yeux.  La bouffonnerie, c'est accepter une administratrice des biens et choisir un nouveau successeur politique à Fotso sans jamais parler à la famille et demander à la mère du défunt qui est avocate et qui a en plus des preuves des documents contenant ses dernières volontés.  La bouffonnerie, c'est un comité central d’un parti qui ne pense plus convaincu que le Cameroun et l'état c'est lui.

Mais, Monsieur le Ministre, vous n'avez pas à partager mes opinions. Je ne vous demande qu'une seule chose : pouvez-vous, pour m'embarrasser et me faire taire, affirmer publiquement que vous souhaitez à votre créateur et ses fidèles une fin et une succession telles que celles de Fotso ?

La B.A.S est l'enfant illégitime du parti présidentiel : elle est un assemble touffu de personnes que vous avez enfanté ou formé pour ensuite renier parce que bien que souvent brillantes, elles étaient trop désobéissantes et désobligeantes.  Ce sont votre autisme, votre aveuglement et votre césarisme archaïque qui préfèrent une médiocrité conciliante à une excellence intransigeante qui ont causé leur ensauvagement.  Tout comme la sauvagerie appelle la sauvagerie, la bouffonnerie d'en haut engendre et accentue celle d'en bas.    Le parti présidentiel a « Je la dis queisé », ne soyez pas surpris que cela se retourne contre vous tout comme le sang de Fotso car il est le vôtre ! Son sort et tant d'autres injustices expliquent pourquoi des compatriotes choisissent de faire les bouffons en ne suivant que l'exemple que leurs aînés leur ont donné.

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