NAUFRAGE DES CAMEROUNAISES : L’ABSCENCE DE COMMUNICATION OFFICIELLE DÉSORIENTE LES FAMILLES
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NAUFRAGE DES CAMEROUNAISES : L’ABSCENCE DE COMMUNICATION OFFICIELLE DÉSORIENTE LES FAMILLES :: CAMEROON

Depuis le naufrage de l’embarcation qui a fait une dizaine de morts d’origine camerounaise dont plusieurs femmes, les familles des victimes se débrouillent comme elles le peuvent.

Aucune communication officielle de l’ambassade du Cameroun à Tunis au sujet de ces compatriotes morts en mer méditerranée alors qu’ils tentaient de rallier l’Italie. D’ailleurs il ne faut pas compter sur la représentation diplomatique du Cameroun pour le rapatriement des corps, car dit-on le budget y afférent n’existe plus, les migrants clandestins étant de plus en plus nombreux.

« On espérait même que l’ambassade prennent en charge le rapatriement des dépouilles mais on nous a dit que ce n’est pas possible », nous lance un membre de la famille d’une naufragée.

Il faut très vite signer les documents nécessaires pour rapatrier les corps, c’est la quintessence du message envoyé aux familles des victimes. Pour celles qui ne sont pas en mesure de payer les 1500 euros soit 982 000fcfa nécessaires, les dépouilles ne reviendront pas en terre camerounaise.

Mais toutes ces informations ne proviennent que d’associations chargées de la protection des migrants. Elles transmettent les messages, envoient les documents et font des relances. Pour les victimes du naufrage du dimanche 27 juin par exemple, il a été dit aux familles qu’elles ont deux semaines pour se conformer aux procédures, sinon les dépouilles seront inhumées outre-méditerranée.

Le Boza ou la mort…

Nous avons découvert que la traversée de la méditerranée dans ces embarcations de fortune avec l’aide des passeurs s’appelle de « Boza». La devise est donc bien connue « Le boza ou la mort ». Les bozaeurs et bozaeuses sont conscients des risques qu’ils courent en utilisant ce moyen de transport dangereux, pour aller en occident.

Après celui du 27 juin, il y a eu 4 autres naufrages enregistrés au large de la Tunisie, de quoi s’interroger sur l’émigration clandestine et la présence féminine de plus en plus forte dans ces voyages à haut risque. Jusque-là les communications officielles sont inexistantes.

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