MARCHÉ DU POISSON DE YOUPWE : LA MAINMISE DES COMMUNAUTÉS ÉTRANGÈRES
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70% de pêcheurs sont des ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. « Plus de 70% des pêcheurs sont des étrangers ». Selon un pêcheur camerounais, c’est le pourcentage qui permet le mieux, de rendre compte de la situation qui prévaux au marché du poisson à Youpwe. Dans cette partie du 2e arrondissement de la ville de Douala communément appelée « le Bord », les Nigérians, Nigériens et Maliens se la coulent douce. Ils baignent de plusieurs années dans ces eaux camerounaises et se livrent dans une parfaite cohésion à l’activité de pêche.

Ce mercredi 30 juin 2021 à 15 heures, plusieurs ressortissants étrangers que l'on retrouve au Bord à Youpwe sont sur le chemin de départ. Mais de manière générale, c’est à partir de 4 heures, que l'activité bat son plein. Les pêcheurs armés de filets, de cannes à pêche, de nourriture se lancent aux trousses de toutes sortes d’animaux aquatiques. Et sur le chemin de retour, le bilan est généralement satisfaisant. Dans leur filets et paniers, on retrouve des poissons, des crevettes, des Gambas, et même des crabes, lorsque le rendement est bon. « Lorsque nous avons de la chance et que c'est la bonne saison, nous rentrons étant bien garnis », explique Johnson Emeka, pêcheur, autrement satisfait que tous ces aliments finissent également par garnir le panier de la ménagère.

Les poissons, crevettes, gambas, crabes et autres produits de la mer sont fonction des saisons. « L’on a souvent tendance à croire que lorsqu'il y a marée haute, toutes ces richesses naturelles sont présentes. Mais ce n'est pas forcément le cas. La marée haute peut venir avec des poissons comme pas du tout. Et la marée basse quant à elle répète le même scénario. C'est Dieu seul qui peut expliquer ce phénomène », explique Johnson Emeka.

Gains et dangers

À en croire le pêcheur nigérian, l’activité nourrit son homme. « Je fais cette activité depuis fort longtemps déjà. J'y trouve mon compte. Raison pour laquelle je persiste. Pour moi, c'est un héritage familial », affirme walter Ndema. Du fait qu'elle soit quelques fois risquée, cette activité demande beaucoup de concentration et d'attention. « Ce travail demande aussi beaucoup de patience. Lorsque nous partons pêcher, s'il y a le moindre faux geste, nous pouvons nous retrouver dans l'eau et si vous ne savez pas nager vous allez vous noyer », explique-t-il encore. Avant d’ajouter que « lorsque nous sortons de la maison, nous pouvons nous faire agresser et tuer, et dans la pirogue, nous devons être vigilants sinon, nous risquons de nous faire attaquer par des animaux ou même des personnes de mauvaise foi ». Cela dit « toutes ces étapes font partir des inconvénients du métier, mais l’activité de pêche vaut la peine d'être vécue », explique le pêcheur nigérian.

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