COVIDGATE : Que cache la lettre au FMI des femmes leaders ?
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La teneur exagérément accablante de ce courrier contre l'État du Cameroun masque mal des intentions inavouées dans cet activisme pour le moins sélectif.

C’est en plein dans la tourmente du scandale des soupçons de détournement du fonds spécial anti-Covid- 19, qu'elles ont choisi de frapper. Il y a peu, sous la houlette d'Edith Kah Walla, des femmes dites leaders ont entrepris d'écrire au Fonds monétaire international et au Conseil de sécurité des Nations unies. Cette action aurait pu être louable si son but se limitait à prendre à témoin ces institutions contre cette mal-gouvernance si unanimement réprouvée, dans une posture de dénonciation patriotique. Mais elle va au-delà, au point même de s'égarer dans des récriminations politiciennes des plus abjectes. Pourquoi écrire seulement maintenant, alors que le pays a souvent été victime d’agressions multiples ?

C’est justement ce caractère étrangement sélectif dans le choix du sinistre subi par le peuple camerounais, pour lequel on feint de crier au secours, qui intrigue. L'on aurait par exemple beaucoup apprécié que ces chantres des droits de l’homme autoproclamés, alertent aussi avec autant de véhémence, la communauté internationale contre les exactions de Boko Haram contre d'innocentes populations civiles de l'Extrême-Nord. Hélas, leurs voix sont restées inaudibles, même lorsqu'une de leurs commères, en la personne de Florence Ayafor, fut sauvagement assassinée par des barbares du Nord-Ouest. Est-ce parce qu'elle représentait l'autorité légale rationnelle avec laquelle ces caïds au féminin, célibataires endurcies pour la plupart, ont maille à partir ? Elles furent également d'un silence assourdissant, lorsque dans un émoi national et international, plusieurs élèves furent massacrés au sein d'une école à Kumba, dans le Sud-Ouest.

Incapable par exemple d'avoir annoncé une contribution de la part des femmes leaders qu'elles prétendent être, au titre de l'effort de guerre au plus fort des assauts de Boko Haram, ou même des razzias du coronavirus, comment peuvent-elles demander au FMI de suspendre toute négociation avec le Cameroun ? Surtout qu'aucun nouveau fonds ne lui soit mis à disposition, comme cela était prévu pour juin 2021. Ces transactions selon elles, « ne doivent être subordonnées qu'à de nouveaux audits des appuis du FMI de la période allant de 2017 à 2020 ». C’est dire qu'elles ne prennent pas en compte les efforts du Cameroun dans sa croisade contre les détournements du fonds spécial anti-Covid-19. Et pourtant, c’est sur la base du récent rapport d'étape de la Chambre des comptes de la Cour suprême, que ces amazones d'un genre nouveau ont fondé leur réquisitoire adressé au FMI contre leur propre pays.

Elles franchissent véritablement le Rubicon, lorsqu'elles supputent ainsi sur l'utilisation des fonds Covid-19. Elles accusent le pouvoir de Yaoundé de projeter l'achat des armes avec cet argent. Si tel était d’ailleurs le cas, un État en toute souveraineté a le droit de se défendre, et surtout d’assurer la protection de ses citoyens, dont nos ''procureures'' font du reste partie. Un état de choses dont l'activiste Henriette Ekwe, dans l'émission L’Arène sur Canal 2, a dit à demi-mot se désolidariser. Outre Kah Walla, la figure de proue de cette aventure sans lendemain, les autres têtes d'affiche parmi ces 20 femmes sont : Me Alice NKom, Tomaino Ndam  Njoya, Alice Sadio…

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