Outrage au chef de l’État : Délibéré prévu jeudi prochain
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Interpellés et traduits devant le TPI de Mbanga, après avoir insulté le chef de l’État dans une vidéo, les trois accusés seront fixés sur leur sort.

Clément Bonda Ytembe, André Boris Wameni et Flavy Kamou Wouwe, séjournent à la prison principale de Mbanga-région du Littoraldepuis samedi, 12 juin. Les trois hommes ont été interpellés et placés sous mandat de dépôt après qu’une vidéo montrant Clément Bonda Ytembe ait fait le tour des réseaux sociaux. Dans cette vidéo d’une minute 02 secondes, le mis en cause s’en prend verbalement au chef de l’État, et aux ministres, suite au scandale de détournement de l’argent du coronavirus au Cameroun dans lesquels certains ministres seraient impliqués.

48 h après leur interpellation, l’affaire a été enrôlée au Tribunal de première instance de Mbanga en sa première audience, hier, lundi, 14 juin. D’après Me Adeline Djomgang, l’un des trois conseils de la défense, « ils sont poursuivis pour Outrage au président de la République, outrage aux corps constitués et fonctionnaires et pour diffusion des images portant atteinte à l’intégrité publique, conformément à l’article 78 relatif à la cybercriminalité ». Selon leur conseil, il est reproché au principal accusé (Clément Bonda Ytembe) d’avoir diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Une accusation, indique la défense, pour laquelle le ministère public n’a pas pu apporter la preuve de ce qu’il est l’auteur de la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux.

« Lorsqu’il a fait la vidéo, c’était lors de la pause à la PHP. Il était avec ses collègues. Donc, n’importe lequel de ses collègues pouvait filmer et balancer sur les réseaux sociaux. La loi punit celui qui a diffusé. Pendant tout le procès, ils n’ont pas pu apporter la preuve de ce que c’est le mis en cause qui a diffusé l’image. Et c’était là tout le débat du droit », explique Me Adeline Djomgang. Pour ce qui est des deux coaccusés présentés par le ministère public comme les complices, la défense s’offusque de cette accusation dans la mesure où ils n’apparaissent nulle part dans la vidéo. « La justice a constitué un vase clos dans lequel ils ont voulu mettre tous les trois prévenus. Ce qui n’est pas normal », défend-elle. Les accusés seront fixés sur leur sort à l’audience du jeudi, 17 juin.

Pour ce qui est des peines, « étant donné que ce sont des délits, cela ne peut pas dépasser trois ans. Nous avons plaidé leur précarité et les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien dans leur lieu de service. Lorsqu’ils travaillent pour un salaire mensuel de 38 000Fcfa et qu’on leur dise que des ministres ont détourné des milliards Fcfa, destinés à la lutte contre le Covid-19 au Cameroun, c’est choquant », argue l’avocate qui appelle cependant à ne pas reproduire les faits reprochés aux accusés.

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