PENURIE DES HUILES VEGETALES RAFFINEES: L'ASROC RASSURE LES CONSOMMATEURS
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CAMEROUN :: PENURIE DES HUILES VEGETALES RAFFINEES: L'ASROC RASSURE LES CONSOMMATEURS :: CAMEROON

Face à la presse ce  jeudi 10 juin 2021 à son siège à  Yaoundé, l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) via son secrétaire general, Jacquis Kemleu, a dit prendre des dispositions pour la disponibilité des huiles  végétales raffinées sur le marché. 

Au Cameroun, la production brute de l’huile de palme est de l’ordre de 400 000 tonnes par an. La demande sur le marché qui était de 1 179 252 tonnes par an, est passée de 1 391 220 tonnes par an. Selon Jacquis Kemleu, « la filière des oléagineux fait face à un déficit structurel de la matière première essentielle qu’est l’huile de palme brute, de l’ordre de 160 000 tonnes.  

Ce qui justifie des importations annuelles de cette denrée, de l’ordre de 100 000 tonnes. Il est donc important de relever un ajout que ces importations sont une mesure conjoncturelle, appliquée dans l’attente du relèvement de la production nationale d’huile de palme brute ». Cet état de choses est dû à l'insuffisance de la matière première qu'est l’huile de palme.

Vu la disponibilité et de matière première (huile de palme) dans les autres pays, l’Asroc s’est donc engagée, dans le souci de satisfaire les consommateurs camerounais à l’importer. Pour le patron de l'Asroc, il ne s'agit pas d'une importation fantaisiste. Jacquis Kemleu indique que « l’Asroc s’engage à consommer la totalité de la production 2021 des agro-industriels, et à n’importer que la quantité manquante. »   Hormis la question sur la pénurie, plusieurs autres aspects ont été également évoqués lors de la conférence de presse de jeudi dernier.

L’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun face aux Hommes de médias, a saisi cette occasion pour faire connaitre que l’industrie de la 2è transformation qui la préoccupe, est caractérisée par sa maturité et sa pleine capacité.

Avec un investissement de plus de 450 milliards Francs Cfa, environ 9 130 emplois qui vont être revus à la hausse par des nouvelles usines qui progressivement entrent en production. Aussi l’Asroc sinscrit-elle en faux  contre  toute demande d’importation d’huile végétale raffinée, et de dérogation à la règlementation actuellement applicable.

Pourtant, elle a toujours assuré le maintien de la compétitivité sur le marché local des entreprises de cette filière et par voie de conséquence, la préservation de milliers d’emplois directs et indirects de la profession, le maintien des recettes au niveau de la fiscalité intérieure, le respect des engagements pris avec le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la vie chère, laquelle oblige la filière concernée à maintenir  inchangé le prix de cession de ses produits finis aux consommateurs. Elle a voulu faire connaitre que depuis plus de 13 ans les industries de la 2è transformation, n’ont pas cru devoir relever le prix de vente des huiles végétales raffinées, des savons de ménage et de toilette, malgré l’augmentation de leurs charges d’exploitation et le relèvement du prix de la matière première.   

Dans le but d’assainir la filière, ladite Association poursuit ses actions à travers l’opération « Coup de poing » accompagnée de la brigade de contrôle et de répression des fraudes du ministère camerounais du Commerce, et la direction des Douanes. Il a été question pour l’Asroc, d’indiquer que ses exportations de savon qui permettent au Cameroun d’engranger des devises en vue de la réduction du déficit de sa balance commerciale. Certaines difficultés  rencontrées pour ce faire, viennent d’être levées, et d’autres voies offertes, sous l’action du ministère  des Finances.

Le volet du  du non - remboursement des crédits TVA qui plombe la filière des oléagineux malgré les instructions du ministre des Finances qui date de 2017, a meublé la rencontre avec la presse.  Enfin, Jacquis Kemleu a fait savoir que   les entreprises du secteur de l’agroalimentaire dont font partie celles de la filière des oléagineux, bénéficient depuis mai 2018 des formations offertes par le Centre technique agroalimentaire du Cameroun crée en 2016.

Il n'y a donc aucune inquiétude à se faire. Il n'y aura ni pénurie ni augmentation du prix de vente des huiles végétales raffinées sur le marché camerounais. 

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