Évocation-Crimes rituels : Mimboman ou le déni de justice pour les victimes
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Yeux arrachés, membres supérieurs sectionnés, parties génitales mutilées… les victimes de Mimboman présentaient les mêmes signes. Près d’une dizaine d’années après, ces crimes crapuleux et très vite qualifiés de rituels en raison du fort relent mystique qui les entourait n’ont jamais été élucidés. Cinq individus avaient été interpellés dans le cadre des enquêtes ouvertes par le commissariat central N04 de Yaoundé, à la suite de cette boucherie humaine qui avait plongé la capitale dans la psychose.

Tout était parti de l’exploitation du nommé Bertrand Ndeambou, interpellé en possession du téléphone portable de l’une des premières victimes de la série macabre, notamment Calixte Momo. Il mettra ensuite la police sur les traces d’un riche homme d’affaires qu’il présentait comme celui ayant passé des commandes d’organes humains par l’intermédiaire d’un certain Jean Luc Tahoc. Le dernier, interpellé à Bafoussam et le riche homme d’affaires nieront tout en bloc durant l’instruction, tout en démontrant qu’ils ne connaissaient le principal suspect ni d’Adam, ni d’Eve.

Placés sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui avec deux autres personnes, ces individus qui, pour l’opinion, n’étaient que des lampistes avaient été acquittés au bout de 18 mois devant le Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi. Le juge d’instruction avait jugé les preuves contre eux insuffisantes, et a par conséquent clos le dossier.

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