Mgr Samuel Kleda :« Contre le Coronavirus, l’Afrique a quelque chose à donner »
CAMEROUN :: RéLIGION

CAMEROUN :: Mgr Samuel Kleda :« Contre le Coronavirus, l’Afrique a quelque chose à donner » :: CAMEROON

Cela fait 30 ans qu’il guérit des milliers de malades-parfois de hauts dignitaires- avec ses potions, à l’insu du grand public. Depuis qu’il a mis au point un traitement très sollicité contre le coronavirus, il est sous le feu des projecteurs.

Monseigneur, il y a quelques mois vous avez déclaré avoir vaincu le Covid 19. Sur quoi se fondait votre optimisme ?
Merci pour votre question, mais je dirais qu’il ne s’agit pas simplement d’optimisme, mais de faits. Car toutes les personnes infectées qui ont pris ce produit ont été guéries. Vous convenez avec moi que si grâce à un tel produit la maladie ne tue plus, on peut dire que la maladie est vaincue, puisqu’on sait désormais comment y faire face. Ce que nous faisons depuis le mois de mars 2020 au Cameroun et désormais à l’extérieur avec notre produit, consiste à mettre les malades hors de danger grâce à ce remède. Si le traitement était donné au monde entier, il n’y aurait plus de morts de Coronavirus. 

Concernant ce traitement que vous avez mis au point, de quoi est-il fait, et comment est-ce qu’il agit ?
Ce traitement est fait essentiellement à base de plantes. Seules les plantes entrent dans la composition de ce remède. Pour ce qui est de son mode d’action, je dirais qu’une fois qu’on l’a pris, quel que soit l’état du malade du Covid 19, on constate une amélioration dè s les premières 24 heures. Le produit a été administré à des malades qui étaient sou assistance respiratoire, et la rémission a été rapide. Nous avons eu des témoignages de médecins qui pronostiquaient le décès de leurs patients jusqu’à ce que le produit leur doit administré. Le produit a été composé de telle sorte qu’il lutte directement contre ce qui tue dans le Coronavirus, sachant que cette maladie a pour effet principal d’entraver le fonctionnement des poumons, ce qui cause la mort du malade. Ainsi, le remède agit principalement en neutralisant les effets du virus sur les poumons. 

Comment ce produit a-t-il été accueilli par le grand public et par le corps médical ?
Pour ce qui est du grand public, il y a eu un réel engouement. Tout le monde veut en prendre, que ce soit au Cameroun ou ailleurs. Au départ ici au Cameroun, l’ordre de médecins disait de ne pas prendre ce produit, parce qu’il n’aurait pas été homologué. Or pendant ce temps les populations, mis au courant de l’efficacité du produit par ceux qui en avaient déjà pris, se bousculait pour en obtenir. Je précise que l’accès au produit est totalement gratuit, la seule condition étant présenté un test du Covid 19 positif. Au Cameroun, il y a au moins 15000 personnes infectées qui ont pris le produit. Pour les quantités envoyées à étranger je ne peux pas encore savoir combien de malades ont été guéris. Nous continuons à produire le médicament. 

Selon vous pourquoi certains malades choisissent-ils de prendre vos produits plutôt que de se rende à l’hôpital ?
Je dirai simplement qu’ils font ce choix parce que le produit est efficace ! je vous fais aussi remarquer qu’il y a des patients dans les hôpitaux, retenus après avoir été testés positifs, qui demandent à ce que le produit leur soit apporté même à l’hôpital. Donc c’est l’efficacité du produit qui convainc tout le monde. 

Des dizaines de milliers de doses de votre produit ont déjà été distribués gratuitement. Comment financez-vous cette production massive pour faire face à la forte sollicitation ?
Il faut déjà savoir que j’ai étudié les plantes par moi-même, depuis 30 ans. Quand la pandémie arrive au Cameroun, j’ai essayé de recenser toutes les recettes que j’ai. Car depuis tout ce temps j’ai toujours eu une herboristerie. Il s’est avéré que j’avais tout de même un stock de certaines plantes. Donc quand j’ai administré aux premiers patients et qu’ils ont recouvré la santé, nous nous sommes donc mis à en produire en quantité. Nous avons également reçu de nombreux don de personnes de bonne volonté, ce qui nous permet de continuer à mettre le produit gracieusement à la disposition de tout malade qui présente un test Covid 19 positif. En tant que prêtre, mon rôle est d’aider et sauver des vies, et ces dons nous permettent de pouvoir soulager la peine des malades et les guérir sans qu’is aient à se tracasser sur les contraintes financières. 

Le gouvernement Camerounais a commis une équipe scientifique pour travailler avec vous, afin de vérifier l’efficacité du produit ou son innocuité. Comment s’est passé cette collaboration et quelles en sont les conclusions ?
Cette équipe scientifique envoyée par le gouvernement a effectivement travaillé avec nous. L’efficacité du produit étant admise, je pourrais peut-être vous parler de l’étape concernant l’examen de la toxicité du produit. Il s’est donc avéré que le produit ne comporte aucun effet secondaire, et qu’il soigne même plusieurs autres maladies respiratoires. Il y a même eu des essais cliniques, et tout révèle que le produit n’a pas d’effets secondaires et ne présente donc aucune toxicité. J’ajoute que ce sont des plantes que j’étudie depuis de nombreuses années, que ce soit dans mon herboristerie ou dans la bibliothèque que j’ai constituée pour l’étude des plantes africaines et d’ailleurs. Je connais donc les différentes propriétés de ces plantes et je ne saurais introduire une plante présentant une toxicité, même faible, dans la composition d’un remède. 

Quand est-ce que les résultats des travaux de cette équipe scientifique seront-ils rendus publics ?
C’est une bonne question, et je me la pose aussi. Les analyses ont été faites, avec les conclusions que j’ai évoquées plus haut, et je ne comprends pas plus que vous le silence des autorités. 

L’annonce de la mise au point d’une potion contre le Covid 19 par l’archevêque de Douala a surpris une grande partie de l’opinion, qui connaissait le prélat au verbe franc, mais pas le guérisseur. D’où vous vient cette passion pour l’herboristerie ? Comment avez-vous appris ?
C’est vrai que je suis un prêtre. Mais en cette qualité nous sommes au service de l’homme tout entier. Donc lorsque j’ai la possibilité, comme Jésus nous l’a enseigné, de soulager la peine des hommes j’ai le devoir de le faire. J’ai beaucoup appris au sujet des plantes dans les livres, mais aussi au contact des guérisseurs de diverses contrées que j’ai visité ou là où j’ai séjourné. Quand j’étais au Nord par exemple, j’allais à la rencontre de guérisseurs locaux. C’est vrai qu’au début de cette démarche j’avais beaucoup d’hésitation. Surtout que beaucoup dans les milieux chrétiens assimilent les guérisseurs à des marabouts ou en tout cas les opposent aux valeurs chrétiennes. Donc j’échangeait avec eux sur les plantes qu’ils utilisent, j’essayais d’en trouver les noms scientifiques, et à partir de là, je poussais les recherches plus loin sur chaque plante, sur ses priorités et sur son utilisation. 

Est-ce à dire qu’avant même la crise du Covid vous aviez coutume de soigner des gens ?
Oui bien-sûr, puisque je vous dis que je fais ce travail depuis trente ans. J’ai une herboristerie ici même. C’est vraiment pour aider les gens, soulager leur peine. 

Les experts occidentaux présidaient le pire en Afrique, avec des millions de morts. les choses ne se sont pas passées de la sorte. Qu’est ce qui protège l’Afrique selon vous ? 
Pour ma part je vois deux explications simples à cela. Il y a d’abord le fait que beaucoup de personne chez nous utilisent diverses plantes dès qu’elles ont un malaise. Beaucoup de personnes prennent des décoctions à base de plantes. Il faut saveur qu’il y a beaucoup de plantes qui peuvent avoir un effet face au coronavirus par exemple. Je pense aussi qu’a force de prendre régulièrement des produits contre le paludisme beaucoup d’entre nous ont développé une certaine protection ou résistance contre cette maladie. D’une manette générale, en regardant les grandes pandémie ans l’histoire de la médecine, vous verrez que bien souvent c’est grâce aux plantes que certains grands médecins sont venus à bout de la maladie. Ce pense d’ailleurs que dans le contexte actuel, les plantes sont une chance pour l’Afrique.

Vous voulez dire que c’est l’Afrique qui peut apporter une solution au monde contre le Coronavirus ?
L’Afrique est effectivement en mesure d’apporter une solution face au Coronavirus. Malheureusement l’Afrique n’est pas assez écoutée. L’occident se dit qu’on ne peut rien tirer de bon de l’Afrique, c’est dommage que des gens pensent ainsi. Mais je dois dire que notre chance en Afrique c’est que nous restons encore très près de la nature.

Lire aussi dans la rubrique RéLIGION

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo