SONACAM : Ndedi Eyango tourne la page
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L’artiste musicien a démissionné de son poste de président du Conseil de surveillance le 24 mai dernier.

Moins de six mois après avoir été porté à la tête du Conseil de surveillance de la Société nationale de l’art musical (SONACAM), Ndedi Eyango donne sa démission. L’artiste musicien et auteur à succès a rendu son tablier lundi dernier, 24 mai 2021. Joint au téléphone par Mutations pour en savoir plus sur les raisons exactes de sa démission quelques mois seulement après sa prise de fonction, le Prince des montagnes comme il se fait appeler se refuse à aborder ce sujet. « Je n’ai pas envie de faire des commentaires qui généralement ouvrent des débats inutiles… », s’est-il contenté de répondre au reporter. Néanmoins, d’après sa lettre de démission dont Mutations a eu copie, il démissionne « pour des raisons personnelles », lit-on.

« En effet, de nouveaux engagements pris me demandent beaucoup de temps, de concentration et de stabilité et m’empêchent d’être suffisamment disponible et performant pour la SONACAM. Je vous remercie infiniment pour votre confiance. Le chemin parcouru ensemble pour ce qui concerne la protection et la défense de nos droits est certes éloquent, mais au regard des multiples embûches et de défis à relever, beaucoup reste à faire », écrit Le Prince des montagnes. Ce dernier reconnaît par la même occasion que son départ créera certainement un grand vide au sein de la grande famille mais croit en l’expertise, compétence et moralité dont sont dotés les membres de cette équipe pour mener à bien la barque, ainsi que la mission à eux assignée. En tout cas, la famille artistique peut toujours compter sur lui car il assure de sa disponibilité pour des sollicitations ponctuelles, comme il le précise dans sa correspondance.

Remous

Ce départ assez brusque de Ndedi Eyango prend certains au dépourvu, d’autres non. « C’était prévisible. Tant que la situation de la gestion collective du droit d’auteur nage toujours en eaux troubles comme c’est le cas jusqu’à présent, on va continuer à assister à ce spectacle désolant », se désole un artiste musicien. Rappelons que c’est le 12 décembre 2020 au Palais des congrès à Yaoundé que Ateh Bazore a été porté à la tête de la SONACAM. Le nouveau président ne compte pas encore six mois aux commandes de cette structure de gestion collective du droit d’auteur que déjà, l’on note des remous. En effet, le 7 avril dernier, lors de l’audience accordée aux responsables de la SONACAM par Bidoung Mkpatt, le ministre des Arts et de la culture (MINAC), Ateh Bazore n’a pas manqué de le relever. Le président du conseil d’administration affirmait alors faire face au refus de l’équipe dirigeante de lui fournir les documents pour commencer à travailler.

À cela s’ajoutent des querelles internes. L’on apprenait aussi au cours de cette rencontre que la nomination de la directrice des affaires juridiques a divisé la SONACAM. Tout comme les missions assignées à Dj Bilick, président de la commission de contrôle des programmes musique en ligne. Entre temps, aucune répartition jusqu’ici. Ce que n’avait pas manqué de décrier le MINAC. « Aujourd’hui, vous passez votre temps à vous disputer mais vous avez oublié que lorsque vous étiez en campagne, vous avez promis aux artistes de leur permettre de vivre de leur art. Quatre mois plus tard, même pas une répartition. Ce n’est pas normal », rappelait alors le MINAC. Visiblement, malgré les années, il est encore difficile pour les artistes musiciens et chanteurs de parler d’une seule et même voix. La cacophonie dans ce milieu continue à avoir un grand écho.

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