Actualité nationale et internationale: SHANDA TONME PARLE
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Médiateur universel et Président du MPDR, intellectuel engagé et écrivain d’une prolixité hors normes, humaniste et grand défenseur des faibles et des laissés pour compte, la parole de l’homme est devenue quelque chose de précieux et de captivant dont il faut faire attention. Le leader qui réfute avec force le pouvoir du village, jure par tous les cieux, que non seulement le destin du Cameroun ne passera jamais par la guerre, le terrorisme et le radicalisme, mais mieux il soutient mordicus que Paul Biya n’ayant pas accédé au pouvoir ni par le sang ni par des combines tribales, il ne mérite pas le traitement que veulent lui réserver certains esprits. Le diplomate qui se veut très cohérent, défend en effet la même posture aussi bien en interne qu’à l’international.

Il s’exprime ici sur les points préoccupants d’une actualité brûlante.

- L’affaire des milliards détournés du fond COVID

- L’Affaire des Audits à Problème de fonds de Survie du MRC

- L’Affaire des Alliances qui valsent dans l’opposition

- L’Affaire de la succession de Paul Biya par son fils Franck

- La transition militaire au Tchad et les hésitations de l’UA

- La levée des Brevets sur les Vaccins contre le COVID

- Le Déploiement du MPDR sur le terrain

- La déclaration de Cabral Libi qui dit que rien ne l’empêchera d’entrer à Etoudi en 2024

 Monsieur le Médiateur universel, nous vous remercions pour avoir accepté une fois de plus, de vous prêter à nos interrogations, en fait une quête de clarifications sur un certain nombre de sujets préoccupants. D’abord, cette histoire de fonds COVID détourné.

Ecoutez, je veux vous rassurer sur ma disponibilité des tous les instants et sur toutes les questions. Je me suis fait une véritable mission de m’exprimer à chaque fois que j’en ressens le besoin, mais également à chaque fois que mon opinion est requise. Vous évoquez la gestion des fonds alloués gracieusement à notre pays pour nous aider à faire face à la pandémie du COVID. Je dois vous dire tout de suite que j’ai très honte, honte de ce que de hauts responsables peuvent démontrer comme avidité, cupidité, inconscience et insouciance. Dans tous les cas, il serait judicieux d’attendre le résultat des enquêtes prescrites par le président de la République. Je veux croire que pour cette affaire comme pour d’autres, la justice fera son travail et proprement, sans interférence et sans états d’âmes. Le constat qui s’impose dorénavant, c’est que la course à l’enrichissement déborde tous les canons moraux pour plonger dans les caniveaux de la décrépitude mentale et de la trahison de nos intérêts nationaux. Malgré tout, je veux rester optimiste sur la capacité de nos institutions, à conjurer le diable à terme et à restaurer la vérité partout et sur toutes les affaires en tant que de besoin, maintenant, demain ou après-demain. Je ne pense pas un seul instant qu’un tel crime puisse échapper à la sanction des lois et du temps. Les auteurs, si effectivement convaincus de fautes, payeront nécessairement, absolument et inéluctablement.

 Croyez-vous franchement que tant de milliards soient recouvrables ?

Ecoutez, je ne formule aucune hypothèse négative ou positive sur les enquêtes qui vont être engagées, ni sur les sanctions et encore moins sur les réparations. Toutes les éventualités sont ouvertes et toutes les options sont sur la table. Dans les quartiers on pointe déjà le doigt sur certains immeubles dits du fond COVID, c’est-à-dire résultant des détournements des dits fonds. La justice fera son travail et je n’en doute point.

Mais monsieur le Médiateur, quand on voit les maigres sommes collectées depuis le lancement de l’opération épervier, ne devrait-on pas désespérer ?

J’entends cette litanie au quotidien, à propos notamment de l’opération épervier qui n’aurait ni dissuader la continuation des vols et des détournements, ni renflouer les caisses de l’Etat. Ecoutez, il y a l’esprit, le principe, la philosophie, et l’orientation d’une part, et il y a les attentes matérielles et financières concrètes d’autre part. Je vous invite à louer et à célébrer l’esprit et le principe. La restitution des fonds et la confiscation des biens constituent une autre paire de manche qui peut dépendre d’un timing et d’un processus long et complexe. Les nouveaux riches bâtis avec les fonds COVID rendront gorge physiquement en privation de liberté éventuelle et en sanction matérielles et financières mettant en jeu leurs biens mal acquis d’autre part.

Monsieur le Médiateur, pourquoi ne vous a-ton pas trop entendu sur l’autre affaire qui secoue l’opposition et particulièrement le MRC ? Je précise que l’on connaît déjà votre position du début, quand vous aviez soutenu le Ministre Atanga Nji s’agissant de l’illégalité de l’opération survie du MRC. Alors que se passe-t-il maintenant ?

Ecoutez, certaines personnes continuent de faire comme si Shanda Tonme est sorti de terre brutalement comme un champignon que l’on découvre dans son jardin un matin. Non, il faut le rappeler, je suis un leader d’opinion et un intellectuel attentionné, impliqué et très engagé dans la société très longtemps avant de prendre la tête d’un parti politique. J’ai toujours clamé et mis par écrit haut et fort ce que je pense. Je l’avais effectivement dit au moment du lancement de cette opération. Je continue de penser que nous n’avons pas à développer des champs de confrontation inutiles là où ce n’est pas nécessaire et quand le besoin n’existe pas. Vous dites qu’on ne m’a pas entendu, mais il me souvient bien, que j’ai commis une directive du parti instruisant aux militants du MPDR de s’abstenir de se mêler de cette affaire, de jouer les trouble-fêtes ou les colporteurs des malheurs du MRC ou de n’importe quel autre parti. Ecoutez, là aussi, je regrette infiniment que ce qui était aux yeux et dans l’esprit des initiateurs, une démarche salutaire je l’espère, se transforme maintenant en jeu de pingpong entre leurs leaders. Mon souhait c’est que des clarifications interviennent au plus vite et que tout le monde retrouve une certaine sérénité.

Néanmoins, je dois déplorer le spectacle des accusations et contre-accusations qui finissent dans des intrigues tribales, des insinuations, des inquisitions et des médisances de part et d’autre. Peut-être que trouvons-nous par-là, la preuve irréfutable que personne ni aucun système et organisation n’est parfait, pas plus du côté du pouvoir que du côté de l’opposition. L’humilité, la retenue et une certaine civilité s’impose quand nous devons juger, apprécier, évaluer et célébrer ou dénigrer la démarche, le travail et le bilan des autres.

Comment regardez-vous les nouvelles alliances qui se dessinent à la suite de cette affaire ?

Vous savez, la particularité de notre scène politique c’est l’encombrement par des acteurs nuls, mal outillés, peu politisés, sans idéologie ni doctrine, sans bilan personne au plan de l’action social et communautaire, sans attache fondamentale et sérieuse au plan éthique. Vous parlez d’alliances, mais quelles alliances, sur quelles bases, avec qui et pour quelles fins ? Le MPDR a tout récemment élaboré une charte éthique pour servir de référence et de préalable à tout débat, à tout engagement, à tout rassemblement ou alliance autour de l’idéal démocratique dans notre pays. Le silence a été total, parce que certain, peut-être plus 80% de des prétendus leaders politiques, n’y ont rien compris ou n’ont voulu rien y comprendre. Il ne suffit pas de se lever un matin et de se réunir dans une salle en prenant un café entre copains, pour clamer que l’on veut un nouveau code électoral, que l’on veut ceci ou cela, que le président doit partir. On ne peut pas prendre des décisions ensemble pour le destin du Cameroun, avant que chacun ait clairement fait son bilan, décliné ses ambitions et procédé à une autocritique juste et honnête. Ou a travaille pour le pays, ou on casse le pays, on dénigre le pays, on sème la guerre civile et on cultive la haine. Le MPDR l’a fait savoir depuis, et quoi que l’on en dise, nous sommes arrivés pour mettre fin à la division et à la haine, au dénigrement systématique du pays et à la culture des villages. Il y a un urgent d’apaiser et nous avons répondu à ceux qui nous taxent pour cela, d’être proche du RDPC, que nous préférons ces honneurs patriotiques, plutôt que des lauriers souillés et compromis des alliances contre natures, des soutiens étrangers.

C’est tout de même assez chagrinant de constater que même les plus anciens, n’ont tiré aucune leçon concrète de nos échecs, errements et défaillances des années dites de braises. C’est le lieu de vous révéler que les plus patriotes, les plus nationalistes et les plus sensibles à la sauvegarde et à la préservation des intérêts nationaux de notre pays, ne sont pas ceux qui parler haut et fort, ceux qui déversent des tonnes d’injures et d’arguments débridés sur les plateaux de télévision, ceux qui affichent de grands et ronflants titres académiques, ce sont des citoyennes et citoyens ordinaires, des gens simples et effacés, des âmes honnêtes très discrètes, bref une majorité silencieuse positive.

A vous entendre, comment déceler avec quel parti le MPDR pourrait faire alliance ?

Mais si vous avez bien écouté mes propos, le MPDR n’a pas d’à priori en termes de préférence entre nos compatriotes, entre différentes structures d’encadrement et organisations politiques et de la société civile. Nous mettons simplement un point d’honneur à exiger des préalables articulés sur l’engagement effectif à œuvrer pour le dialogue et la réconciliation. Il va sans dire que si vous applaudissez les casses des ambassades, les destructions et les meurtres terroristes, la sécession et la culture de la haine tribale, nous ne pourrons pas nous asseoir autour d’une même table. Néanmoins, nous ne prônons pas et ne prônerons jamais la politique du rejet systématique et de la porte fermée. Certains de nos compatriotes peuvent se tromper et se tromper est humain. Il faut toujours garder la main tendue pour les corriger, les remettre sur le droit chemin. Le Cameroun est une grande maison et chacun y a sa place. Je vais vous révéler qu’entre le 18 et le 22 septembre 2019, certains frères et sœurs se prenaient pour des anges très sûrs d’aller s’installer au pouvoir à Etoudi. D’autres étaient même engagés dans des négociations des portefeuilles ministérielles et des directions générales des sociétés d’Etat. Je les connais trop bien, et je les ais vu se morfondre les jours d’après 22 septembre, se cachant, rasant les murs, ayant de la peine même à sortir de la maison et marcher librement dans la rue. Aujourd’hui, nous reparlons et ils reviennent toquer à la porte pour échanger, se contredire et vomir les complices et comparses d’hier. Je ne les rejette pas. Je dis simplement que c’est humain, c’est la vie, et le pays va avancer dans tous les cas.

Quelle votre position personnelle et la position de votre parti, sur l’éventuelle succession de Paul Biya par son fils Franck ?

J’aimerais vous renvoyer à ma lettre adressée au président du Conseil Militaire de Transition CMT, le Général Mahamat Idriss Deby. Je crois sincèrement que le réalisme doit primer en toute chose et en toute circonstance. Je ne saurais clamer tous les lauriers prestigieux les uns après les autres, et soutenir des démarches et des initiatives qui choqueraient l’opinion ou porteraient gravement atteinte aux préceptes sacrés des conventions politiques et constitutionnelles. En somme, je veux vous dire une fois encore, la gouvernance politique induit une variété d’appréhensions du destin d’une nation. C’est le contexte mieux que les prédispositions et les dispositions légales, institutionnelles et structurelles, qui déterminent les mutations sociopolitiques et les alternances aux sommets des Etats. Les grandes théories académiques ne valent que pour les fantaisies et les masturbations des esprits radicalisés, figés et fermés aux urgences d’adaptations irrésistibles. Pour l’instant, il ne me semble ni que le pouvoir est vaquant à Yaoundé, ni que monsieur Franck Biya, a manifesté, exprimé ou montré directement ou indirectement, quelques ambitions par rapport à la charge suprême de l’exécutif camerounais. Que l’on en fasse un débat, n’est que légitime, mais que l’on en fasse une fixation, c’est une erreur.

Personnellement je l’ai rencontré une seule fois, à ma demande. Nous avons échangé à bâtons rompus pendant plus de deux heures sur tous les grands sujets de l’actualité nationale et internationale. Je l’ai trouvé honnête, intelligent, éveillé, vif et très au faîte des dossiers abordés. S’il y a un caractère sur lequel tout le monde est d’accord, c’est sa discrétion légendaire, même sans appartenir à son entourage au quotidien. C’est d’ailleurs peut-être mieux ainsi pour un fils de Chef d’Etat qui suscite toujours trop de regards et de suspicions dans tous les sens.

 Le MPDR serait-il prêt à soutenir l’éventualité d’une telle succession ?

Le MPDR ne prédétermine ni ne n’anticipe sur rien. Le MPDR se prononcera en fonction de l’analyse qu’il fait dans chaque situation et pour chaque discours, chaque personne et chaque orientation, selon que les intérêts du dialogue, de la paix, de la réconciliation, du pardon ultime et de l’avancement de notre pays sont clairement et sûrement sauvegardés ou pas.

Et à propos des mouvements qui surgissent de partout pour se réclamer du Franckisme ?

Hum, qui va empêcher quelqu’un d’autre de se réclamer de quoi que ce soit ou de qui que ce soit, même du farotisme, du camerounotisme, du gombotisme et ainsi de suite ? Je crois qu’il faut laisser les gens s’exciter autour des figures, des idées, des rêves et des propositions et ambitions. Connaissez-vous combien de personnes sont déjà venues me proposer de créer ceci ou cela pour ma candidature à la présidence de la république ? Je ne compte même plus ceux qui s’alignent à ma porte pour se proposer de me promouvoir au gouvernement, à l’ONU, à l’Union Africaine, à ceci ou à cela. Si franchement vous y perdez votre temps, je vous demande de vous occuper d’autre chose. Monsieur Franck Biya est suffisamment majeur et mature pour s’occuper de son destin social, familial et politique selon que ses droits et devoirs sont clairement prescrits par la constitution de notre pays.

Maintenant, Monsieur le Médiateur, il y a une situation qui n’est pas très claire chez notre voisin du Tchad. Qu’en pensez-vous vraiment ?

Vous dites qui n’est pas claire, mais quoi donc ?

En somme, votre opinion sur le Conseil Militaire de Transition CMT, et par ailleurs la faible condamnation internationale

D’abord, je vous renvoie encore à ma lettre adressée au président Mahamat Idriss Deby Itno. Je crois d’ailleurs être le seul leader politique de la scène camerounaise à avoir développé et exprimé une position aussi ferme, ouverte et transparente. J’ai déjà dit et répété que ni la politique consistant à la gestion du destin des nations, ni la diplomatie consistant à la gestion et à la promotion des rapports mondiaux en fonction des intérêts nationaux, ne relèvent d’un académisme sectaire et figé. Il faut en toute chose et en toute situation savoir et pouvoir évaluer la mesure, prendre et considérer la mesure, et adapter les démarches et les solutions. Ensuite, je voudrais attirer cotre attention, et fermement, sur le message de Paul Biya au nouveau chef de l’Etat tchadien, de même que je mobilise votre attention sur le discours tenu par le chef de l’Etat du Nigéria lors de sa récente visite à Ndjamena. Le Tchad sous le feu Idriss Déby a dépassé le stade d’Etat ordinaire pour devenir un Etat extraordinaire. Vous direz tout ce que vous pensez, mais les éloges des uns et des autres à l’endroit du feu président, sont tous bien placés et mérités.

Maintenant, à la lumière des faits récents, ainsi que des jeux et enjeux au milieu desquels se retrouve ce pays, on voit mal comment un analyste sérieux ayant une capacité de lecture géopolitique et géostratégique assise et avérée, aurait pu tourner le dos au nouveau pouvoir et s’installer dans une critique des débits de boissons et des chambres de prostitution masturbation politique et intellectuelle. Il y a au Tchad un pouvoir issu d’une succession de convenance et non d’une succession anticipée et préméditée. Il n’y avait pas, il ne pouvait y avoir et il ne saurait exister dans le contexte des lendemains du décès tragique du président et au regard de la place du pays sur la scène diplomatique et sécuritaire africaine, meilleure solution, meilleure transition et meilleures perspectives que celles que nous connaissons. Je réitère ici mes encouragements et mon soutien à ce pouvoir. Le reste est une somme de souhaits et de vœux laissés à la providence de l’intelligence de la gouvernance contextuelle.

Mais les Etats-Unis ont critiqué ?

Et alors, les Etats – Unis, c’est le centre de gravité de la vérité ? Il me semble que Washington a émis le vœu d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel, ce qui me semble normal et souhaitable. Mais de là à y voir une volonté de verser plus d’huile sur le feu, je ne pense pas. Nous sommes en présence d’un Etat tchadien devenu incontournable dans le dispositif de lutte contre le terrorisme de toute nature, et la préservation de l’intégrité territoriale de nombre de pays proches et lointains, ce qui est absolument admirable. Vous parlez des hésitations de l’Union Africaine, mais bien sûr que oui, et c’est compréhensible. Il y a faute et faute, et il cancre et cancre. Parfois il faut savoir faire la différence nette entre les situations, les contextes, les acteurs et les valeurs de référence.

La position de Washington correspond finalement plus à un rappel de principe qu’à une condamnation.

Justement, que pensez-vous de la proposition du président américain Joe Biden, de lever les brevets sur les vaccins ?

Vous savez, ce président nous a donné des sueurs froides au début, mais de plus en plus et de mieux en mieux, il fait de bommes choses. Considérez que c’est le diplomate qui parle maintenant. L’action de Joe Biden se situe dans un contexte d’efforts de reconstruction d’un multilatéralisme que son prédécesseur s’était efforcé de déconstruire presque totalement. Il s’agit donc d’une bonne chose, une très bonne chose qui du reste, correspond à une de ses promesses électorales majeures durant la campagne électorale qui l’a porté à la maison blanche. C’est donc bien, mais une fois encore, entre le principe et la mise en œuvre, il y a un fossé, fossé d’autant plus profond et difficilement franchissable, que non seulement les brevets appartiennent à des entités capitalistes privées, mais en plus parce que ses alliés habituels de la galaxie occidentale, s’opposent ouvertement à sa proposition. Certes, Vladimir Poutine et son homologue chinois sont partants, selon leurs prédispositions connues et légendaires à se montrer sensibles aux causes des pauvres et des faibles, mais il va falloir plus que de simples bonnes intentions pour parvenir à libéraliser complètement et effectivement la fabrication des vaccins qui suppose des transferts de technologie. Notre monde actuel est-il réellement et globalement prêt à une telle éventualité ? La réponse appartient au temps.

Enfin, j’ai adressé une lettre au président des Etats – Unis à dessein pour le féliciter, mais surtout pour en profiter aussi dans un autre sens, celui du rappel de la nécessité d’œuvrer davantage pour une coopération compréhensible avec les deux autres super puissances, en l’occurrence la Russie et la Chine, en vue de la préservation de la paix. A quoi cela servirait-il, de libéraliser les brevets sur les vaccins, si dans le même temps on se comporte de manière à exposer l’humanité à une grande guerre mondiale ?

Monsieur le Médiateur Universel, comment se porte le MPDR, votre parti ? Où en êtes-vous concrètement sur le terrain ?

Je vous remercie pour votre marque d’attention. Je tiens à saluer votre soutien et vos encouragements incessants. Vous comptez parmi nos réels amis et les réels patriotes désintéressés de notre pays. Voyez-vous, à notre création, nous avons entendu beaucoup de choses aussi bien négatifs. Le MPDR se porte à merveille et nos détracteurs en ont pour leur frais. On nous disait venu pour faire ci et ça, du grand n’importe quoi. Nous ne varierons jamais de notre ligne et ne trahirons jamais nos idéaux de dialogue et de réconciliation, de même que notre rejet de tout radicalisme ainsi que de toute fracture régionaliste ou villageoise.

Concrètement, nous avons mis l’accent sur le travail de terrain, discrètement et efficacement. Vous constatez bien que nous ne sommes pas impliqués dans le jeu de massacres et de folies qui s’étale sur les plateaux de télévision. Ce n’est pas cela la politique et ce n’est pas cela dont notre pays a besoin en ce moment. Nous sommes en train de structurer les régions, en nous appuyant sur des personnes sûres, de vrais militants, de vrais patriotes et non des opportunistes et des aventuriers qui nous ont assailli par grappes au début. Certains arrivaient en croyant trouver du travail, en croyant trouver de l’argent, en portant des discours de trahison de leur ancien parti. Ces siglés sont tous partis et nous pouvons travailler et avancer de façon ordonnée. Donnez-nous le temps, soyez patients et vous verrez ce que nous allons faire.

Mais on vous voit plus en action et sur tous les fronts ?

Mais bien sûr que oui, et c’est ça le sens du sacrifice et de l’engagement d’un leader, d’un chef des troupes, d’un porteur d’espérances et d’ambitions pour de grandes causes. Je m’appelle quand même Shanda Tonme et pas monsieur n’importe qui ou le grand n’importe comment. Je suis connu et j’ai un passé, un bilan et un discours clair et précis. Je suis le chef qui énonce la ligne et trace les orientations doctrinales et idéologiques, et je suis la première référence morale et éthique du parti. Presque chaque jour, je prends position, je montre le chemin, je trace les lignes et les structures à la base débattent, approuvent, intègrent et popularisent. Nous avançons et fermement.

Je voudrais ensuite vous dire que gérer un parti politique c’est bâtir des passerelles chaque jour, c’est réinventer de nouvelles cordes à chaque instant pour tenir les renforcer les brebis et positionner le berger, c’est tenir ferme le socle d’une idéologie et des doctrines avec ou sans les moyens matériels et humains. Le MPDR n’a que deux ans, mais aucun autre parti existant n’a autant fait parler de lui en termes de littératures indicatives sur ses positions, ses doctrines et ses orientations. Notre capacité de travail et de mobilisation didactique est sans limites et sans comparaison.

Monsieur le Président et Médiateur, une dernière question : Cabral Libi qui dit qu’il va prendre Etoudi en 2024. Qu’en pensez-vous ?

Voilà un jeune extraordinaire pour qui je déborde d’admiration. Il vaut mieux faire envie que de faire pitié, et voilà un leader politique qui montre le chemin et prône la gloire. Quoi de plus normal ? Un parti est créé pour cela, pour le succès, pour la propulsion au sommet de son chef et des ses idées. Toutefois, le chemin est encombré de concurrents et de prétendants, les uns plus réalistes ou plus préparés que les autres, mais tous méritent de la considération. Il demeure que partir à point, c’est mieux, et partir en étant certain de maîtriser les obstacles et de bien connaître ses capacités ainsi que celles des concurrents, c’est encore mieux. Le MPDR ne fera de cadeau à personne, mais le MPDR ne gênera ni ne combattra personne qui porte les idéaux du dialogue et de la réconciliation, et qui affiche des ambitions et un programme noble, honnête et efficace pour le destin du Cameroun. A tous, je conseillerai seulement de faire très attention à Shanda Tonme. Le match pourrait en effet s’avérer plus compliqué./.

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