11 partis politiques pour prêter main forte au Rdpc ?
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Par un communiqué signé le 5 mai 2021, Paul Atanga Nji a cette nouvelle rendu publique, suscitant dans la foulée toutes les appréhensions.

« Dans le souci d’enrichir le débat politique et d’encourager l’expression des libertés, chère au chef de l’Etat, son Excellence Paul Biya, Grand chantre de la démocratie dans notre pays, le ministre de l’Administration territoriale vient d’agréer onze partis politiques qui, dorénavant vont contribuer à l’animation d’un débat politique contradictoire et constructif », lit-on dans ce communiqué. En assignant aux partis politiques une mission particulière, Atanga Nji ne réduit-il pas ces partis qui ont reçu son agrément à des simples éventails, des « animateurs », « des porteurs d’eau » ou « des troublefête » en faveur du parti politique qu’est le Rdpc ? Pour s’en convaincre, l’adverbe dorénavant utilisé par Paul Atanga Nji indique clairement que désormais le pouvoir tient à inverser la donne actuelle en ce qui concerne « le débat politique contradictoire et constructif ».

Le Ministre serait-il préoccupé par le sort des communicants du Rdpc sur les différents plateaux de télévision et les antennes des radiodiffusions ? Par ces agréments, Paul Atanga Nji compte-t-il infléchir l’ordre des choses sur le plan médiatique ? Si tel est le cas cela signifie que ces onze partis politiques seront des adjuvants du Rdpc qui, à défaut d’épouser entièrement ses points de vue, auront pour rôle de s’attaquer avec véhémence aux partis politiques opposés au Rdpc. Célestin Djamen a déjà annoncé les couleurs en prenant pour cibles directes, le Mrc et le Sdf. Au sein de l’opinion, il ne fait plus l’ombre d’un doute que l’Alliance patriotique du Cameroun (Apar) est à défaut d’être un parti satellite, une excroissance ou l’antichambre du Rdpc. A l’heure des grands changements, peut-on y voir une équipe communicationnelle de réserve au cas où un couac surviendrait dans quelque stratégie ?

Risques de collision avec les communicants du Rdpc

Le Rdpc, qu’on l’aime ou pas est la formation politique qui dispose d’une véritable équipe de communication programmée sur toutes les plateformes médiatiques de débat politique. Le professeur Laurent Charles Boyomo Assala dirige du reste avec efficacité ce beau monde. La question est de savoir si ces partis politiques vont se mettre à l’école de la communication du Rdpc au risque d’être pour le parti présidentiel une sorte de goulot d’étranglement qui vient aggraver le mal qu’il est sensé solutionné. L’autre phase de la question porte sur la valeur intrinsèque des membres de ces partis pour contribuer à l’animation d’un débat politique contradictoire et constructif. Bien plus, il s’agit plus d’une question d’expérience avant toute chose. Généralement, les jeunes gens ont tendance à débattre passionnément avec le cœur et non avec la force des arguments. Or puisque ces partis sont assignés à clouer le bec aux contradicteurs du Rdpc sur les différents médias, il va de soi qu’ils pourraient y aller plus avec la force des émotions que la force des arguments. La dernière difficulté est le bilan du Rdpc après près de 36 ans de gestion du pouvoir.

Matériellement et techniquement, ce n’est pas facile de défendre le bilan d’une association sur une si longue période. Ceci pour dire que les onze partis qui suivent auront du pain sur la planche.

Il s’agit de l’Alliance patriotique du Cameroun (Apar) de Célestin Djamen, l’Organisation du mouvement patriotique (Omp) de Onana Benoît Bertrand, Jouvence-La jeunesse camerounaise en politique (Jouvence-jcp/Cyp) de Valère Bertrand Bessala, l’Onction pour la paix et le développement du Cameroun (Popdc) de Germain Mvondo, l’Union démocratique du peuple camerounais (Udpc) de Richard EssengueOkala, le Serviteur du peuple camerounais (Sdpc) de Charles François Tanga, le Rassemblement démocratique du Cameroun (Rdc) de Aliyou Njoya Seidou, l’Union our la réalisation de la nécessité africaine de (Urna) de Félix Lingom, les Citoyens actifs du Cameroun (Cac) de Patrick Serge Eteme, l’Alliance démocratique des handicapés et sympathisants du Cameroun (Adhsc) de Magloire Kouati, des Forces modernes des démocrates camerounais (Fmdc) de Djomou Touomou.

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