Tentative de braquage chez Ferdinand Ngoh Ngoh : Dix ans de prison pour trois malfaiteurs
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Ils ont été condamnés hier par le tribunal militaire pour coaction de tentative de vol avec armes à feu, port de munition de défense, détention illicite des médicaments. 

Roland Ambe, Bernard Nebabina et Che Gilbert Awambang sont les principaux auteurs de l’attaque armée survenue en août 2018 au domicile de Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence de la République. Les trois jeunes gens ont été reconnus coupables de coaction de tentative de vol avec port illégal d’armes et de munitions de défense. Ils écopent d’une condamnation à dix ans d’emprisonnement ferme. Ce verdict a été prononcé ce 15 avril 2021 par le tribunal militaire de Yaoundé au cours d’une audience criminelle. 

Le quatrième accusé Ngo Tekum Divine a écopé d’une peine de 36 mois de prison ferme. Ces quatre jeunes étaient poursuivis dans le cadre d’une tentative de cambriolage survenue dans la nuit du 10  au 11 août au domicile de Ferdinand Ngoh Ngoh, le secrétaire général de la présidence de la République. Les faits se sont déroulés au quartier Nyom dans l’arrondissement de Yaoundé 1er. L ‘on se rappelle que cette tentative de braquage, avait échoué grâce à la riposte de l’officier de police Salomon Mbeleck. Ce fonctionnaire de police assurait la garde au domicile de Ferdinand Ngoh Ngoh au moment des faits. Il avait réussi à abattre deux malfrats qui s’apprêtaient à ouvrir le feu sur lui. Ces malfaiteurs avaient réussi à escalader à l’aide d’une échelle, la clôture du secrétaire général de la présidence de la République. 

L’attaque avait eu lieu aux environs de 22h. Le propriétaire des lieux venait juste de regagner son domicile. Une fois que les véhicules de son escorte étaient entrés dans son domicile, les éléments de sa garde ont voulu fermer le portail et se sont retrouvés nez à nez avec les agresseurs armés. Les quatre malfrats condamnés hier par le tribunal ont été interpellés grâce au traçage des contacts téléphoniques retrouvés sur les deux téléphones portables des deux malfaiteurs abattus. 

Après la tentative de cambriolage, une opération de fouille lancée en matinée par les éléments des Equipes spéciales d’intervention rapide (Esir) de la police avait conduit à la récupération d’un lourd dispositif avec lequel les malfaiteurs voulaient opérer. Parmi les objets récupérés, il y’avait deux armes de fabrication artisanale, plusieurs munitions de calibre 12, des pinces monseigneur, 11 téléphones portables, les cartons de médicaments, les haches, les paquets de cigarettes, des effets vestimentaires et du gaz lacrymogène. Les malfrats avaient également abandonné non loin du domicile du secrétaire général de la présidence de la République le taxi qui les avait transportés au quartier Nyom et une motocyclette. Me Atangana Ayissi, l’avocat de Ferdinand Ngoh Ngoh a demandé hier devant la barre le paiement d’un franc symbolique à son client. Une demande qui a été entendue par le  tribunal.

Les quatre accusés ont bénéficié des circonstances atténuantes du tribunal comme délinquants primaire. Ils n’avaient aucun antécédent judicaire avant leur tentative de cambriolage perpétrée en août 2018 au domicile du ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République. Ces gars jeunes ont demandé les excuses hier au tribunal et exprimés leur regret face à cet acte malheureux qui a couté la vie à deux individus.

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