Filière avicole : Polémique autour de la vrai-fausse importation du poulet congelé
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Une correspondance du ministre de l’Élevage, des pêches et des industries animales, Dr Taïga, adressé le 24 mars dernier à l’Ambassadeur du Cameroun au Brésil, autorisant l’importation des produits et sous-produits aviaires a mis le feu aux poudres, donnant lieu aux spéculations sur l’importation d’une denrée pourtant interdite au Cameroun. La société civile y voit un stratagème du gouvernement pour relancer les importations, alors que les acteurs de la filière voient davantage en la démarche du gouvernement une opportunité plutôt qu’une menace.

Il a fallu d’une correspondance du ministre de l’Élevage, des Pêches et des industries animales, Dr Taïga, adressée el 22 mars dernier à l’Ambassadeur du Cameroun au Brésil, au sujet de l’autorisation d’importation des produits et sous-produits aviaires, pour que l’on reparle de la problématique de l’importation du poulet congelé au Cameroun. Le malentendu est clairement parti de l’expression « importation de produits et sous-produits aviaires ». Puis, l’idée de l’importation du poulet a très vite prospéré au sein de l’opinion, marinée par une sortie très musclée des acteurs de la société civile, qui ont tôt fait de soutenir cette hypothèse.

Le Dr Louis-Marie Kakdeu, chercheur pour le compte de l'Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (Acdic), a sonné le tocsin : « Il s’agit de ce qu’on appellerait *matières premières (input)* : vous pouvez y mettre les œufs à couver (OAC) ou poussins d’un jour par exemple. Ma is, rien en l’état ne permet de savoir si les découpes de poulets congelés ne font pas partie des produits aviaires autorisés. Une clarification s’impose », a-t-il analysé.

L’Ipavic monte au créneau

Alors que le ministère s’est complètement muré dans un silence assourdissant, il a fallu une sortie de l’Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic) pour que l’écheveau soit démêlé. Le président de cette entité qui regroupe la plupart des acteurs de la filière avicole, François Djonou, a révélé les enjeux de la démarche gouvernementale dans une interview accordée mercredi dernier au poste national de la Cameroon radio television (Crtv).

« Il n’y a pas de retour d’importations du poulet au Cameroun. Le but est de diversifier les sources d’approvisionnement en intrants avicoles. Il s’agit de permettre aux acteurs de la filière avicole locaux d’importer des OAC (Œufs à couver), ou des poussins d’un jour, ou des parentaux du Brésil », rassure François Djonou. Il va sans dire que cette démarche gouvernementale vise à relancer les activités de la filière, actuellement en proie à des tensions inflationnistes matérialisées par la flambée des prix du poulet sur le marché.

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