Le psittacisme livresque et suiveur. Et si on réfléchissait un peu ?
CAMEROUN :: POINT DE VUE

CAMEROUN :: Le psittacisme livresque et suiveur. Et si on réfléchissait un peu ? :: CAMEROON

Psittacisme : répétition mécanique (comme un perroquet) de phrases que la personne qui les dit ne comprend pas (Dictionnaire Robert).

Force est de constater que, malheureusement, bon nombre de nos diplômés, malgré leurs titres ronflants, sont tout sauf des intellectuels, mais des suiveurs serviles qui se contentent de restituer docilement ce qu'ils ont appris et mémorisé. Ils ne font preuve d'aucune intelligence situationnelle.

Considérons la crise sanitaire mondiale liée au Covid, et analysons l'attitude de nos médecins en Afrique subsaharienne et précisément au Cameroun.

Au sujet des vaccins anti-Covid et des échos de complications et décès, on entend des médecins, Docteurs et Professeurs, patrons de corps médicaux et pharmaceutiques, nous brandir avec une assurance déconcertante, l'argument de la BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE.

Premièrement:

La notion de BÉNÉFICE-RISQUE en médecine ne fait sens que s'il s'agit d'études cliniques réalisées auprès d'un échantillon de patients. Dans le cas du vaccin anti Covid, évoquer la BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE, est un aveu que les personnes qui se font vacciner sont en plein essai clinique, c'est-à-dire qu'elles sont des cobayes. Et ces essais cliniques, au point où on incite la terre entière à se faire vacciner, ont donc pour échantillon la population mondiale, et ce, sans son consentement juridique, avec les implications de tels essais à l'échelle planétaire. Dans ce cas, qui répond juridiquement des complications et décès déjà déclarés ici et là de par le monde pour ceux qui ne sont pas dissimulés?

Deuxièmement :

Ce deuxième point est probablement le plus important.
D'un point de vue médical, quand on convoque la notion de BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE, cela ne fait sens que dans le cas d'une thérapie, c'est à dire dans le cas où il s'agit de patients malades. Il s'agit donc de valoriser l'importance du taux de guérisons sur le caractère négligeable du taux de complications. Dans le cas du Covid comme dans tous les autres, les vaccins sont préventifs et non curatifs, ce qui signifie que ces vaccins sont supposés être administrés à des personnes saines pour les  prémunir contre la maladie, par le procédé d'immunisation qui consiste en l'inoculation d'un agent pathogène mort ou atténué dans l'organisme humain. Je répète, il s'agit de personnes saines, c'est à dire dont le pronostic vital n'est même pas amorcé. Si du fait du vaccin il s'ensuit des complications irréversibles et des cas de décès, il est incongru, indécent et criminel d'évoquer la notion de BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE. On a même entendu des gens, médecins compris, faire une interprétation encore plus erronée de cette notion en arguant que le vaccin faisait moins de morts que le Covid, concluant ainsi le torse bombé, à l'avantage du bénéfice sur le risque. Hallucinant, quand on sait que le Covid est supposé tuer tandis que le vaccin est supposé sauver, et donc que faire une comparaison de victimes entre les deux relèvent d'une incongruité déstabilisante. Et il ne faut pas être un professeur de renommée mondiale pour le savoir, il suffit juste de faire recours à son bon sens en sortant du formatage de la pensée unique par l'usage de nos intelligences.

Troisièmement :

Comment peut-on avancer la notion de BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE lorsque c'est acté par les fabricants que les personnes vaccinées peuvent encore contracter le virus et peuvent encore le transmettre? Il existe par exemple bon nombre de cas de personnes vaccinées qui ressortent positives au test Covid. Est-ce bien raisonnable ?

Quatrièmement :

Comment évoquer la BALANCE BÉNÉFICE-RISQUE quand l'horizon d'appréciation du risque ou du bénéfice n'est pas établi ? La plupart des vaccins qui ont prouvé leur efficacité ont été testés en laboratoires et sur des échantillons pendant au moins 5 ans avant de passer aux applications en grandeur nature. Ceci dans le souci d'avoir suffisamment de recul pour justement pouvoir juger en toute objectivité du rapport BÉNÉFICE-RISQUE, en n'incluant pas que les effets immédiats comme c'est le cas avec les vaccins Covid, mais en intégrant également le moyen et le long terme. Sur quelles bases objectives les prophètes du vaccin Covid peuvent-ils juger si les vaccinés actuels n'auront pas de complications sévères au bout de deux, trois ou cinq ans, alors même qu'il s'agit pour l'essentiel de techniques vaccinales expérimentales? Alors, pourquoi cette précipitation à conclure à la dominante du bénéfice sur le risque avec uniquement le très court terme, c'est à dire moins de 6 mois? Est-ce bien raisonnable ? Sommes-nous encore dans la déontologie médicale ou dans le rush au business pharmaceutique?

Cinquièmement :

Les variants. Ah les fameux variants! Les virus de la grippe sont essentiellement variants. C'est pourquoi, pour les grippes classiques, saisonnières en Europe notamment, les populations se vaccinent quasiment chaque année. Pourquoi présentent-ils le vaccin Covid comme un vaccin révolutionnaire qui générerait une immunité collective définitive sans dire aux gens qu'ils devront probablement se faire vacciner chaque année?

Sixièmement, et enfin :

Comment expliquer l'acharnement et la violence contre toute position nuancée et toute voix dissonante à l'évangile selon le Saint Vaccin ? Sommes-nous en plein retour du diktat de la pensée unique et universelle ? Est-ce cela l'horizon indépassable de la démocratie, des libertés et des droits de l'Homme ?
Je m'interroge.

Paul ELLA
africanrevival2020@gmail.com 

Lire aussi dans la rubrique POINT DE VUE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo