CHARTE ETHIQUE DE REFERENCE POUR LA CONTRIBUTION A LA REFLEXION SUR LES REFORMES DEMOCRATIQUES
CAMEROUN :: POLITIQUE

CAMEROUN :: CHARTE ETHIQUE DE REFERENCE POUR LA CONTRIBUTION A LA REFLEXION SUR LES REFORMES DEMOCRATIQUES :: CAMEROON

La présente charte vise à convenir d’un catalogue de principes sur la base desquels, devraient être rigoureusement conditionnées les actions, les initiatives et les ambitions pour l’avancement du Cameroun, notre chère patrie, avec pour finalité le dialogue, le pardon, la réconciliation et la paix. La Charte est en outre, le ciment d’un engagement citoyen honnête autant qu’un répertoire moral, convivial, fraternel et solidaire dont les partis politiques, les personnalités indépendantes de tout statut, les leaders syndicaux et responsables associatifs, s’inspirent librement, intégralement et sans réserve aucune, sous peine de trahison des intérêts nationaux du Cameroun. Au-delà de toute considération, c’est l’unique dénominateur commun de l’expression de leurs volontés, d’unir leurs efforts pour travailler ensemble, bâtir ensemble et grandir ensemble.

La Charte se décline en dix points majeurs :

1- Le territoire de la République du Cameroun est un et indivisible, tel que reconnu et consacré par le droit international, l’Organisation des Nations Unies, l’Union Africaine, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Organisation du Commonwealth ainsi que l’ensemble des institutions et instruments, traités, arrangements et autres acteurs bilatéraux et multilatéraux des relations diplomatiques.

2- Les emblèmes de la République du Cameroun sont inviolables, inattaquables, reconnus et consacrés au-delà de toute contestation ou remise en cause. Ils sont le juste et légitime corollaire de la manifestation de sa personnalité nationale et internationale.

3- L’action politique s’entend, avant toute ambition égoïste, prioritairement de la promotion du bonheur de l’ensemble du peuple camerounais sans exclusive. Elle est dénuée de toute intention de discrimination, de sectarisme, de marginalisation et de polarisation. Elle doit en toute occasion et de tous les points de vue, servir de ferment de l’unité nationale, de l’intégration nationale et du développement national.

4- Tout ce qui peut s’apparenter à la promotion explicite ou implicite de la culture des particularismes, que ce soit ethnique, régionaliste, religieux ou mercantile constitue une trahison des idéaux mis en exergue dans le préambule de la présente Charte.

5- Le recours à des forces et à des puissances extérieures, privées ou publiques à des fins de positionnement, de prééminence et de domination politique est contraire à l’esprit de nationalisme et de patriotisme, exigible pour l’affirmation et la consécration de notre dignité ainsi que de notre fierté nationale.

6- Les Camerounaises et Camerounais sont attachés à leur pays, jurent et militent pour donner la priorité dans tous les cas, dans toutes les circonstances, à un dialogue inclusif, participatif, transparent, honnête et sincère pour des solutions pragmatiques aux problèmes de la nation.

7- Le consensus est le principe, mais la prise en compte des exceptions factuelles, matérialistes et historiques demeure une exigence souhaitable de sagesse et de consensus, dans la quête d’une réconciliation nationale effective vers la paix. Toutefois, en aucune façon une telle démarche ne saurait justifier ni légitimer, des comportements de nature à remettre gravement en cause l’intégrité de nos frontières ni à fragiliser ou à hypothéquer gravement la sécurité des biens et des personnes, ni entacher durablement le socle du sentiment national.

8- La promotion de la violence, de la haine et de la vengeance, quelles que soient les motivations, constitue un crime impardonnable et une trahison des intérêts nationaux. C’est totalement contraire à notre quête collective, permanente et inlassable du bonheur et de la paix.

9- L’encouragement explicite ou implicite des actes de dépravation contre les représentations physiques et morales de notre pays à l’étranger, de même que des attaques contre des dignitaires traditionnels ainsi que des personnalités de tout statut séjournant temporairement ou permanemment à l’étranger, constitue un crime et une trahison des intérêts nationaux.

10- Nous tenons tous, constitutionnellement pour acquis, qu’à priori chaque compatriote a un égal sentiment national et un égal intérêt à la préservation du nom, de l’image, de la crédibilité et de la réputation de notre pays. En retour, nous reconnaissons que chaque compatriote jouit d’un égal droit et d’une égale liberté inaliénable et inaltérable, de porter critique et de le faire connaître publiquement, de faire des suggestions, des propositions ou des recommandations sur la gouvernance de notre pays. La critique se fait dans le strict respect des lois, et surtout dans des formes de courtoisie, de civilité, d’élégance, de souci de sécurité et de préservation de l’ordre public, de convivialité et d’intelligence les plus appropriées./.

Yaoundé, le 06 Avril 2021

SHANDA TONME

Président, Médiateur Universel

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