Mort de l'élève du Lycée de PK 21 de Douala: Les responsables du lycée accusés d'indifférence
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Vendredi dernier, Douala la capitale économique du Cameroun, a été secoué par une tragédie. Un petit élève de 14 ans du lycée PK 21 dans le 3 ème Arrondissement de Douala, a été tué aux ciseaux, par sa camarade et amie du quartier.

Le petit garçon s'appelait Tesson Tetsogo Franck, et était élève de 4 ème espagnol ( langue étudiée  en dehors des deux langues officielles du Cameroun  que sont le français et l'anglais ), et Tsague Judicaëlle qui lui a planté une paire de ciseaux au thorax, est âgée de 15 ans, et est élève de 4 ème Allemand au lycée de PK 21. Les deux élèves sont ( étaient ) aussi amis de quartier à PK 21.

Mais le vendredi 12 mars 2021 à 10 heures, le petit Franck s'en va dans la classe de Judicaëlle, prend ses fournitures scolaires, et se livre avec à une partie de jeu qui n'est pas du goût de sa camarade et amie du quartier. Elle le lui fait savoir, surtout que selon des témoins, il manipule particulièrement mal un des cahiers de sa camarade qui, finit quand même par le retrouver dans sa classe, et récupére ses affaires. Mais, le petit Franck est visiblement animé d'un esprit de jeu sans retenue. Il revient à la charge, arrache l'étoffe que brode sa camarade, et prend fuite avec. La jeune fille s'énerve de plus en plus. Les jeux de son camarade ne lui semblent pas de bon goût. Elle brode pourtant son morceau d'étoffe, dans le cadre d'un devoir d'Economie sociale et familiale ( Esf ), une matière qui ne concerne pas les garçons. La colère de Judicaëlle monte; vexée et ayant perdu d'une évaluation de son acte,  elle  plante les ciseaux sur la poitrine de Franck. Le petit garçon retourne dans sa classe, et signale à ses camarades que " ça ne va pas. J'ai une blessure. Judicaëlle m'a blessé avec ses ciseaux, je saigne et j'ai de plus en plus mal", fait savoir le petit élève qui sur le conseil de ses camarades, se rend chez le surveillant de secteur. Seulement, témoignage un élève de Terminale C sous anonymat, au lieu de porter secours à l'élève blessé, le surveillant de secteur assaille plutôt celui-ci, de mille et une question inutiles, et le chasse même pratiquement  de son bureau. Le petit garçon insiste, et réitère qu'il est mal en point, et que sa blessure au thorax est de plus en plus douloureuse, et laisse couler du sang. Des minutes passent, et l'élève de 4 ème s'effondre devant un surveillant de secteur qui n'est pas toujours revenu à la rationalité, et demande même à Franck de se lever. C'est alors que ce surveillant de secteur d'un autre genre, découvre que la situation est gravissime. Mais le petit élève a déjà perdu beaucoup de sang sur ces entrefaites. Le surveillant appelle l'infirmière du lycée. Il est trop tard lorsque cette dernière arrive. Elle prend des nouvelles du petit, et déclare que son pouls est trop faible, et qu'il doit très rapidement être référé à l'hôpital.

Absence de la proviseure et indifférence des censeurs et surveillant général présents

Le requiem du petit Franck est entamé. Au lycée PK 21 de Douala, les deux censeurs sont présents, plus un surveillant général. La proviseure, Mariatou Ngachili Njoya, est absente. Des élèves de Terminale rapportent que les responsables présents au moment du drame, mais indifférents. Une source rapporte qu'ils s'en foutent éperdument, et sont occupés qui à son téléphone, qui à son ordinateur. Le drame est en fait géré par les les élèves de Terminale C. Ce sont ces derniers qui s'en vont requérir une moto, à plus d'un demi kilomètre du lycée, au niveau de la route goudronnée. La route qui conduit au lycée n'est pas bitumée, et les motos y passent rarement. Il faut donc partir au niveau de la route goudronnée, à 500 m du lycée, trouver une moto. Plus de 20 minutes se sont déjà écoulées. Les élèves réquisitionnent  une moto, et c'est un élève de Terminale C qui s'embarque avec le petit Franck, pour l'hôpital. Trop tard. Le petit élève de 4 ème a perdu toute chance de survie. Il meurt quelques minutes après. Il a perdu trop de sang.

A l'heure où le petit Franck est pleuré, des questions de fond méritent d'être posées. Les Écoles Normales supérieures ( ENS) sont - elles juste devenues depuis 15 ans, un tremplin idéal pour accéder à la Fonction publique, obtenir un matricule et être pris en solde par le budget de l'État, ou alors, le lieu où sont formées des personnes qui ont vraiment la vocation et le vrai désir d'enseigner ? Tellement les professeurs de lycée  ne sont pas dans l'affaire, et sont désinvoltes. Il convient peut-être de revoir le mode d'entrée dans les ENS, ne retenir que ceux qui sont non seulement les plus brillants et ont aussi la vocation, mais aussi le sens du devoir. Il faut aussi ouvrir une filière de formation des surveillants de secteur, et de police scolaire constituée de jeunes bacheliers gradés des arts martiaux, et formés au secourisme, pour ne plus faire des surveillants généraux, des commandos, face à des  délinquants, agresseurs, fumeurs de chanvre et autres de plus en plus nombreux dans les lycées et collèges.

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