Succession Fotso Victor:  Laure Njitap Fotso tire les oreilles à son frère Yves Michel Fotso
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La mise au point de la fille du défunt et illustre milliardaire, est consécutive à une lettre émise par Yves Michel Fotso le 25 février 2021 depuis Rabat ( Maroc ) où il est pour des raisons sanitaires. Dans cette correspondance, l'ancien directeur général de l'ex- Camair la compagnie publique aérienne du Cameroun condamné à la prison à vie pour détournement de fonds publics, demande à ses sœurs et aux veuves de son père, de lui céder le leadership de la famille.
Aussi  Yves Michel Fotso écrit-il que " ce mandat clair et sans équivoque pour vous guider, pour guider cette famille égarée jusqu'à ce que les mandataires que j'aurais désignés fassent convoquer dans les meilleurs délais ce grand conseil de famille indispensable et inévitable de préférence sous l'égide du Roi des Bandjoun et au pire au travers de la justice.".

Pour des raisons de commodité de lecture, Camer.be publie pour vous en intégralité des documents  dont il a obtenu  copies, et relatifs à la mise au point de Laure Njitap et autre.

La lettre de Yves Michel Fotso

Aux Veuves FOTSO Victor
Résidence FOTSO Victor
Bandjoun, Cameroun
Rabat, le 25 février 2021

Mes chères belles-mères, à la grande famille de feu FOTSO Victor,

Jusqu’à présent j’avais espéré une prise de conscience de ceux qui se sont arrogés le rôle de guides et protecteurs des veuves et des orphelins, j’avais espéré qu’en entendant vos cris et vos pleurs, qu’ils allaient se ressaisir en octroyant à ceux dans le besoin le minimum pour poursuivre décemment leurs études et aux veuves le nécessaire pour vivre normalement,

Je suis resté loin de tout le débat et de tout ce qui s’est passé après la décision unilatérale de ceux-là d’enterrer précipitamment notre père sans l’accord ni la présence de la majorité !!!

J’ai mes propres soucis de santé, mais également administratifs, il m’est donc assez difficile, malgré les cris de détresse qui ne cessent de me parvenir, de pouvoir valablement apporter ma contribution pour apaiser les esprits,

Cliquer ici pour lire lire le recadrage de Mme Laure Njitap Fotso

Pour le moment je ne suis pas en mesure de me joindre à vous physiquement pour mener ces batailles, mais je ne remercierai jamais assez, le Bon Dieu et le Président BIYA grâce auxquels j’ai pu de justesse être sauvé et être encore aujourd’hui en vie en gardant, heureusement, à défaut des facultés physiques entières, au moins la totalité de mes capacités intellectuelles, c’est donc principalement avec des conseils que je contribuerai à la bataille pour la manifestation de la vérité et la restitution des biens dont on essaye de vous dépouiller.

Malheureusement l’accélération de la dégradation du traitement de la famille par ceux qui se sont attribués cette responsabilité me fait énormément de peine (paiement avec plusieurs mois de retard et avec discrimination de la ration des veuves, réduction drastique des frais des enfants mineurs et des universitaires sans même en assurer le paiement régulier, groupe électrogène non fonctionnel à la résidence et les veuves qui doivent aller puiser de l’eau à Proleg etc..)

Les derniers événements en date qui m’obligent à officiellement sortir de ma réserve sont

1-Le décès soudain de notre sœur Suzie,

2- L’inculpation du Notaire instrumentaire du testament de feu FOTSO Victor pour faux

dans un acte, d’usage de faux et de complicité par rapport au prétendu testament de notre père

3-Les doutes légitimes et justifiés sur l’authenticité du testament dont la trace reste introuvable dans les registres du Notaire,

4-L’annonce que ceux qui se prétendent administrateurs des biens de la succession sont allés détruire les constructions d’une des veuves Fotso Victor sur la plantation en déclarant que celle-ci comme tous les terrains de FOV ont été cédés à Mme Ndjitap de son vivant par Monsieur Fotso Victor, y compris semblerait-il PROLEG et SAFCA…

5-L’annonce de ce que la veuve ayant subi la destruction de son bien n’est autre que la mère de celui qui a été désigné sur le testament litigieux comme successeur et que ce dernier n’a pas jugé utile d’officiellement se désolidariser des actions de ses acolytes qui tirent leur autorité du même testament contesté,

J’ai peut-être eu quelques différends avec notre père dans les dernières années de sa vie, mais personne de vous ne peut prétendre ignorer que celui qui a été le plus proche de lui sur le plan professionnel et familial c’est moi, celui qui a le plus travaillé à ses côtés pour faire fructifier et préserver ce qu’il avait bâti c’est encore moi !!!

ll m’est revenu que certains de mes cadets prétendent que Papa aurait déclaré en 2015 que j’aurais remplacé son nom par le mien dans certaines sociétés et qu’il faudrait que je restitue ces actions avant de pouvoir réintégrer la famille, ce qui est surprenant c’est que contrairement aux faits relatés aux points 2, 3, 4 et 5 ci-dessus qui sont prouvés, personne à ce jour n’est en mesure d’apporter le moindre élément sur les sociétés et les actions que je suis sensé m’être indûment approprié, ni même indiquer le montant qui serait en cause; alors que par ailleurs certains membres de la famille affirment que lors de ses derniers séjours à Bandjoun après la vente de l’immeuble de La Chapelle à Paris, notre père n’aurait eu de cesse de répéter qu’après sa mort, Si Michel venait à leur proposer son aide, qu’il fallait l’accepter de bon cœur..,

En ce qui concerne la situation actuelle du patrimoine familial, si ceux qui ont pris les commandes à partir de 2011 ont apporté ne serait-ce qu’une seule pierre pour augmenter la valeur du patrimoine de la famille FOTSO Victor qu’il nous la présente, par contre c’est tellement facile de se vanter d’avoir aidé Papa à se soigner et poursuivre ses œuvres sociales en n’ayant pourtant en réalité fait entrer de l’argent dans les caisses qu’en bradant tous les actifs que j’avais aidé notre père à justement préserver pour assurer le soutien financier de ses épouses et sa progéniture après son départ pour l’au-delà.

Pour ceux qui doutent de mon apport dans la construction et la préservation du patrimoine familial, il vous suffit de consulter Monsieur Daniel KAPSSU Expert Comptable, ami de feu FOTSO Victor et commissaire aux comptes de toutes ses sociétés pendant plus de 35 ans jusqu’à ce que dans les années 2013 il commence à être évincé et remplacé dans les sociétés par des fidèles à ceux qui ont aujourd’hui manipulé les comptes pour s’approprier tout le patrimoine familial…

Si j’avais agi comme ceux-là, pensez-vous vraiment qu’ils auraient pu encore trouver quelque chose à vendre après mon exclusion en fin 2010? Laquelle exclusion faut-il le rappeler n’était pas de par la volonté du fondateur, mais pour un cas de force majeure sans aucune relation avec ma gestion parfaitement exemplaire des sociétés familiales ???

Je vous le redis, j’ai travaillé pendant des années à préserver et faire prospérer ce que notre père a bâti, j’ai même eu l’honneur de créer et moderniser certaines sociétés contrairement à ceux qui aujourd’hui prétendent avoir accompagné notre père durant les 10 dernières années de mon absence et qui je le répète n’ont en fait rien matérialise, rien mis de côté pour le futur des épouses et des cadets, et plutôt se sont appropriés tout ce qui avait la moindre valeur…

lls n’ont fait que tout vendre, tout liquider, alors que moi je faisais tout pour préserver et renforcer au maximum le patrimoine de la famille et je ne veux pas me jeter des fleurs, mais la mort de Suzie, bien plus jeune que moi, m’interpelle et m’oblige à me rendre compte que mon passage sur cette terre approche de son terme et que je ne dois donc pas rester là sans rien faire, amorphe dans mon lit de malade au risque de regretter plus tard de n’avoir pas fait ce que mon devoir de fils en mémoire de son père se devait de faire quelqu’un soient les conséquences à titre personnel, chacun doit assumer ce qui semble être son destin aussi positif ou négatif sort-il..

Suzie est morte, je ne sais pas avec quelle rapidité mon tour viendra et je ne peux donc plus rester la a me lamenter sur mon sort en restant sourd aux pleurs, cris et souffrances de mes cadets et leurs mamans !

Cliquer ici pour lire lire le recadrage de Mme Laure Njitap Fotso
C’est donc, je pense légitimement au vu de la pagaille qui règne désormais dans la famille que je me dois de prendre la parole, sans bien évidemment, malheureusement, pouvoir être physiquement avec vous, mais en tout cas déjà présent au travers de ce message Les événements ci-dessus cités, qui ne sont pas exhaustifs ne pouvaient plus me permettre de rester de marbre avec surtout le malheureux décès de notre sœur Suzie, lequel a probablement été précipité par le stress lié à la disparition et la gestion des obsèques du patriarche.

Ce décès, à la suite de celui de notre père m’interpelle inexorablement parce que si Papa lui était âgé et malade, Suzie elle était plus jeune que moi et apparemment également en meilleure santé que moi, c’est-a-dire que je me dois dès à présent d’intégrer le fait, non seulement que mon départ est proche, mais aussi que je peux partir à tout moment et je ne dois plus et ne peut plus reporter à plus tard ce que j’ai dans le coeur par rapport à cette grande famille à laquelle, vaille que vaille, j’appartiens et que je ne peux voir dépérir sans tout au moins agir pour pouvoir dire à Papa, lorsque je le retrouverai : .. tu vois Papa, malgré la situation qui était mienne, malgré ce que certains des nôtres m’ont fait subir, malgré les inévitables représailles dont je ferais l’objet après mon implication, malgré qu’on était éloigné de moi dans les derniers temps de ta vie sur cette terre, L’amour de la famille que tu m’as inculqué, est demeuré plus fort que l’égoïsme dans lequel les épreuves que j’ai traversées auraient pu et dû m’emmener.

Alors que le successeur qui avait été saisi depuis bientôt 2 mois pour donner son accord ou non d’enterrer Suzie dans le caveau familial de Mbo, est resté étrangement silencieux en ne semblant pas vouloir ou pouvoir prendre une décision, tous les événements ci-dessus cités se sont succédés et nous démontrent que:

– Le successeur déclaré refuse ou ne peut assumer ses responsabilités et a abandonné le corps de Suzie à la morgue,

– Le successeur déclaré démontre son manque de leadership en étant incapable de réagir avec fermeté å l’acte ignoble que les auto déclarés administrateurs ont posé en détruisant les biens de la présumée reine mère c’est-à -dire sa propre mère,

– Le successeur déclaré a préféré plutôt annoncer une messe le 19 mars 2021 en mémoire de notre regretté père dans ce cafouillage ambiant ou les éléments de preuves de la falsification du testament sont désormais connus, cela remettant automatiquement sa propre légitimité en question,

– Comment pense-t-il pouvoir réunir ensemble dans un même lieu des membres de cette famille où les uns détournent à leur profit le patrimoine familial, ne versent pas leurs dus aux veuves et orphelins, se permettent d’aller détruire les constructions des autres etc… sans au préalable avoir convoqué un grand conseil de famille pour préalablement réconcilier les uns et les autres ???

– Comment donc est-ce possible d’envisager de faire une quelconque cérémonie commémorative voir même des funérailles dans cette résidence FOTSO Victor alors donc que non seulement nous découvrons que le testament serait tau, que partie des biens de notre père a été détourné au profit de la prétendue administratrice principale et également que non contente de ne pas verser depuis des mois la ration des veuves, argent de poche des mineurs et les scolarités et rais des enfants universitaires, cette dernière trouve sans difficultés les moyens financiers pour acheminer sur un porte-char un Caterpillar jusqu’à la plantation avec pour seul objet la destruction du peu de bien que certaines épouses se sont débrouillées à bâtir du vivant de leur époux ???

Dans ce contexte permettez-moi de vous dire que selon moi, il est impossible est inadmissible qu’une quelconque messe ou cérémonie puisse être organisée dans la résidence Fotso Victor (même pas les obsèques de votre fille, notre sœur Suzie)

– tant qu’on n’aura pas remis un peu d’ordre dans le désordre volontairement créé par l’administratrice principale et ses lieutenants,

-tant qu’on n’aura pas régularisé la totalité des arriérés de ration des veuves

– tant qu’on n’aura pas payé l’argent de poche des enfants mineurs et reversé aux enfants universitaires ce qui leur est dû, et bien sûr aussi, au vu des éléments de preuves de la falsification du testament.

Tant qu’un conseil de famille (éventuellement sous l’égide du Roi des Bandioun réunissant physiquement et/ou par délégation au moins les 23 de la famille ne ce sera pas tenu pour désigner les vrais administrateurs des biens et le vrai successeur sans pour autant exclure la possibilité de confirmer Si la minorité va dans ce sens, celui dont le nom été mentionné dans le testament litigieux

D’ores et déjà je tiens a dire a celles des veuves qui n’ont pas encore vendu leurs âmes a la prétendue administratrice principale que même si les magistrats lui ont souvent donné raison jusqu’à présent, même si par ‘utilisation abusive des ressources financières de notre défunt père elle tente de faire imposer par la force son diktat, les actes d’appropriation des biens du défunt à son seul profit, la destruction des biens des veuves qu’elle est sensée protéger et les dernières découvertes de tarification des documents relatais au testament obligeront maintenant mêmes les plus sceptiques à reconnaître au fond d’eux-mêmes a défaut de le taire en public, qu’elle a non seulement floue son pauvre vieux Papa dans les dernières années de sa vie, mais eux tous avec, et le pauvre Fô Ngniap Ngun doit se retourner dans son cercueil en découvrant le vrai visage de sa fille chérie…

La résidence FOTSO Victor appartient de droit aux veuves qui résident. Personne. pas même les forces de L’ordre ne peut venir vous dire qui peut entrer et qui ne doit pas entrer encore moins Pune de vos filles déjà partie en mariage et qui ne résidait même pas dans la concession du vivant du Patriarche.

Donc si vous vous décidez à suivre mes conseils, vous devez interdire toute cérémonie à Mbo tant que la majorité des problèmes ci-dessus rappelés n’aura pas été solutionnée et / ou qu’un conseil de famille ne se sera pas tenu avec au moins les 2/3 de présents et représentés.

Si vous estimez que mon intervention est légitime et nécessaire, je vous demande de me donner ce mandat clair et sans équivoque pour vous guider, pour guider cette famille égarée jusqu’à ce que les mandataires que j’aurais désignés fassent convoquer dans les meilleurs délais ce grand conseil de famille indispensable et inévitable, de préférence sous l’égide du Roi des Bandjoun et au pire au travers de la justice !!!

Lucie Waffo Fotso l’aînée des enfants du Patriarche a démontré depuis le 19 mars 2020 son manque d’empathie et son égoïsme, dès lors elle a perdu la crédibilité du droit d’aînesse auquel elle aurait pu se rattacher pour jouer un rôle dans la réconciliation que j’appelle de mes vœux (j’espère pour elle qu’elle n’essaiera pas de m’attaquer pour m’éviter d’avoir à faire des révélations sur ce que notre défunt père, elle et moi-même savons la concernant…)

Roger Fotso est l’aîné des garçons de feu FOTSO Victor, je lui ai demandé de quitter Dubaï et de rentrer au Cameroun à Bandjoun pour être mon porte-parole et me représenter si la majorité des veuves acceptent par écrit mes propositions du point A-

Cependant au cas où Roger venait à être indisponible ou en désaccord avec les objectifs que j’ai fixés où à ne pas être présent et rester au Cameroun jusqu’au rétablissement de la vérité où de la tenue du Conseil de famille, je demande dès à présent à Valery Fotso et John Fotso de l’assister et le cas échéant si nécessaire de le remplacer toujours en respectant la ligne directrice qui a motivé mon intervention aujourd’hui !

«Votre» Michel valétudinaire à Rabat

Ywes Michel FOTSO (SOUOP So Fô Mkreu)

Ci-dessous la réponse de Laure Fotso épouse NJITAP FOTSO à Yves Michel Fotso

Douala, le 5 mars 2021
Cher Yves Michel,

Depuis le départ de Papa, je me suis volontairement tue. Je n’ai aucunement souhaité intervenir dans les débats publics, y compris lorsque les propos me sont apparus particulièrement blessants. Ce silence démontre mon refus de prendre part aux polémiques et contribuer à aggraver une situation que certains ont volontairement et insidieusement tenue à rendre invivable pour bon nombre parmi nous.
Cependant, ma retenue ne doit en aucune manière être interprétée ni comme un acquiescement, ni comme une crainte de la confrontation. Mes responsabilités, ma situation de fille orpheline et de sœur éprouvée m’interdisent toute autre posture que celle de la conciliation, de la concorde et de l’esprit de famille.

Cliquer ici pour lire la missive de Yves Michel Fotso
En conséquence, n’eut été le travail de sape et des manigances que tu sembles particulièrement apprécier dans le but de ternir l’image de notre feu père, je me serais abstenue d’intervenir. Je te rappelle que je me suis tue y compris lorsque tes propos directs ou rapportés se sont révélés diffamatoires à mon égard.

Ma présente intervention a pour objectif premier de te rappeler que tout fait ou tout acte dont la finalité est de porter atteinte à la mémoire de Papa provoquera de ma part une réponse cinglante, claire et franche en retour. C’est donc en considération de cet engagement que je t’adresse la présente réponse dans le but de rassurer ceux qui doutent, d’encourager ceux pour qui la mémoire de Papa doit rester indemne de la moindre égratignure et de renvoyer les éternels pleurnichards, imbus de leur petite personne, à un exercice d’introspection afin qu’ils méditent le privilège de porter le seul, incontestable et vrai patrimoine qu’il nous a légué : Le nom de notre feu père.

Je te répondrai en suivant l’ordre de présentation établi dans ta lettre aux veuves FOTSO Victor dont une copie m’est parvenue. Je l’ai lue avec amusement, sachant toute la vérité sur toi et sur les faits que tu tentes maladroitement de travestir.

1. Le décès soudain de notre sœur Suzie

Pour ce qui concerne ce point douloureux, je te rappelle que Suzie se trouve encore à la morgue, en raison de l’incurie et des mensonges des premiers concernés dont toi-même. En effet, pourquoi voudrais-tu faire croire que certains ont quelque intérêt à laisser traîner les choses ? Que dit la tradition, en la matière, s’agissant d’une femme mariée ? L’inhumation dans le caveau familial est-il de droit ou de règle ? Au lieu de considérer ces questions simples, tu évoques un inexistant complotisme dont tu désignes d’avance et à tort d’imaginaires manœuvriers.

De plus, tu dis que le décès de notre sœur est dû au stress ; je ne puis qu’approuver cette affirmation. Cependant, contrairement à ce que tu laisses croire, tu ne peux te soustraire de l’origine de son stress mental, physique et financier ainsi que de sa vulnérabilité provoqués par ta décision de l’avoir renvoyée de la CBC parce qu’elle disait à qui voulait l’entendre que tu spoliais ton père. Elle avait gardé de ton geste une humiliation qui l’a petit à petit rongée. D’ailleurs, papa s’était indigné que tu aies pu jeter à la rue ta sœur utérine (Cf. lettre de Papa te rappelant son incompréhension face à ton geste de licencier Suzie).
Au lieu d’agir en frère aîné qui formule des directives que nous aurions immédiatement mises en exécution, tu t’es emmuré dans le silence, attendant la moindre occasion pour désigner des coupables. A dire vrai, l’état de notre sœur Suzie ne te paraît intéressant que pour autant que tu puisses espérer en tirer un bénéfice personnel, comme à ton habitude. Puisqu’il n’y a rien à y gagner, tu es resté aux aguets et, plusieurs semaines plus tard, tu tentes de faire porter à d’autres une responsabilité qui t’incombe en premier. Tu aurais dû penser aux enfants de Suzie dont tu es l’oncle et qui attendent de ta part soutien et consolation. Malheureusement de tout cela, tu n’as manifesté ni envie ni élan. Honte à toi !
Pourtant, quelques années plus tôt, à l’occasion des obsèques de Grand-mère Ma Maptuè, tu t’es empressé de te mettre en première ligne parce qu’un budget d’une certaine ampleur avait été alloué pour l’ensemble des cérémonies. A cette occasion, nous avons pu constater jusqu’où peut aller ton envie d’accaparement. Tu as émis l’idée de faire porter la dépouille de notre illustre Grand-mère dans un corbillard neuf. Tu as mandaté Rachel pour se rendre en Afrique du Sud afin de ramener un véhicule que tu prétendais avoir préalablement repéré. Une fois ramené au Cameroun, l’acquisition s’est révélée être une carcasse sans moteur ; elle ne comportait qu’une simple carrosserie. Pour motoriser la carcasse, tu as passé commande d’un moteur auprès de TAG Automobiles. Nuitamment, dans la villa d’Elig-Essono, monsieur BELIBI (vieux BELIBI) et ses techniciens ont eu du mal à adapter le moteur à la carcasse. Le lendemain, à sa sortie, le corbillard portait encore les traces d’une peinture fraîchement badigeonnée, au point que certains ne purent s’empêcher de s’écrier: Yves Michel a encore frappé son père ! Pire, au moment de transporter Grand-Mère Ma Maptuè vers le caveau familial, le fameux corbillard, prétendument flambant neuf, tomba en panne.
Après les obsèques de Ma Maptué, tu as pompeusement offert des véhicules a. épouses Fotso. C’est quelques mois plus tard, au moment de percevoir ses indemnités de représentation dans les sociétés, que Papa se rendit compte que tu avais unilatéralement déduit le coût d’acquisition desdits véhicules, sans l’en avoir informé. Ce qui fût un véritable choc pour Papa car il ne s’attendait pas à voir un tel procédé volontairement et insidieusement orchestré par son propre fils.

Pire encore, les sommes déduites des indemnités de Papa avaient été grossièrement surévaluées puisqu’elles représentaient la valeur des Toyota Prado pour chacune des épouses alors que ces dernières n’avaient reçu que des Toyota Corolla, à l’exception notable de l’une d’elles.
Dois-je aussi rappeler que pour le deuil de maman Lydie, ta propre mère, paix à son âme, tu as monté tout un stratagème pour gonfler le budget alloué. Face à l’ampleur des dépenses présentées, Papa avait crié:  » ces enfants veulent me ruiner ! »
Le moins que je puis dire est que, si nous sommes arrivés à surmonter la douleur née du décès de Susie• lui assurer une inhumation digne et méritée n’est qu’une simple manifestation de volonté à laquelle tu as visiblement refusé d’adhérer.

2. L’inculpation du notaire instrumentaire du testament de Papa
L’idée de falsifier un testament, a fortiori celui de Papa, n’est ni plus ni moins qu’un parricide. Oser nier à Papa jusqu’à sa capacité à anticiper et à prévoir sa vision de la vie après qu’il aura quitté la terre ne vient qu’a l’esprit de ceux qui sont passés maîtres dans l’art du faux et de la falsification.

Heureusement, feu FOTSO Victor était un homme sage, réfléchi, prévoyant et avisé. En son for intérieur, il avait pressenti ce qui se passerait après lui. Il connaissait son monde et avait une idée précise de ceux qui s’agitent comme ceux qui observent le silence. Il n’avait qu’une parole et ne la donnait qu’a ceux qui méritaient sa confiance. Pour ma part, je ne saurais douter, ne fût-ce qu’un tout petit instant de sa capacité à prévoir et à anticiper, en fonction des circonstances, les dispositions utiles lorsque surviendra son incapacité ou son décès.

3. Les doutes légitimes et justifiés du testament qui reste introuvable
Au rythme où vont les choses, demain, tu seras capable de refuser de reconnaître notre filiation à Papa. Puisque ton doute n’a plus de limite, puis-je compter sur le respect que nous devons aux institutions de notre cher pays ? Car oser denier leur impartialité à trois officiers ministériels assermentés va au-delà du doute méthodique et de la liberté d’expression. Tu piétines la prérogative exclusive reconnue à l’Etat et la capacité de l’administration à dire, directement ou par commis interposés, ce qui est de droit. Je ne te suivrai pas sur ce terrain glissant. Je prie pour que la sagesse te ramène dans le droit chemin.

Depuis toujours, tu es passé maître dans la fabrication du faux et tu penses que tout le monde est comme toi. Il n’est rien de plus prétentieux que de croire avoir raison contre tous. Malheureusement pour toi, je ne suis pas de ceux-là qui embrassent la main qui leur jette des miettes.

Dès que tu as appris le décès de Papa, tu es sorti de ton silence de plusieurs années. Au lieu de nous consoler pour notre affliction, tu as utilisé les plus faibles pour t’attaquer à moi, prétextant que Papa est décédé d’une mort suspecte. Sans doute cherchais-tu déjà un moyen de me discréditer. Ainsi, tu n’as pas hésité à demander une autopsie. Or, tu le sais très bien, Papa était malade depuis de nombreuses années. Puisque tu m’en donnes l’occasion, je m’en vais te rappeler d’où sont partis les premiers maux de Papa.
Le simple rappel des faits m’amène à te dire que Papa est décédé d’un arrêt cardiaque dont les prémices remontent à juin 2011, aux alentours de 11 heures, le jour de la tenue de l’assemblée générale de CIS.

Ce funeste jour de juin 2011, toi-même, Rachel et Roger avez commis trois huissiers. lls se sont présentés au 144 Rue Aristide Briand, à Levallois-Perret, siège de la société de Papa, avec une notification signée de vous trois afin de requérir une expertise psychiatrique dans le but de le déclarer majeur incapable. Ainsi, envisagiez-vous de l’écarter de sa société pour mieux vous en accaparer ! A l’arrivée des huissiers étaient présents maître Essotier, le cabinet JAC, commissaire aux comptes, madame Cornet, monsieur Bernard Descamps, tonton Valentin, Kua Lucie et moi-même. Les preuves matérielles de cet acte sont encore fort heureusement disponibles.

Je me souviens encore du soupir de Papa qui avait dit : s’il arrive (parlant de toi) à s’emparer de CIS, je vais mourir.
A force de te voir agir et mal agir, Papa te savait capable de tout. En effet, l’irruption des trois huissiers portant injonction provoqua une première réaction symptomatique d’attaque cardiaque : des palpitations. Celles-ci, une fois enclenchées, se répétèrent, devinrent récurrentes puis finirent par s’installer en s’aggravant. Dix années plus tard, l’acte insensé mais volontairement mis en branle par trois de ses enfants l’a prématurément conduit à la mort.

Il n’échappe à personne que le refus de Papa de prendre Rachel au téléphone, du 2 février 2020 au jour de son décès, s’explique par le souvenir de cet acte ignoble manigancé et mis en exécution par trois de ses enfants.
Ce 2 février 2020 est la date à laquelle, suite à une alerte, à 1 heure 45 du matin, Sarah Kechi, l’infirmière de Papa, m’informait que mon père venait de faire un malaise. Je me suis posée sur le tarmac de l’aéroport de Bamougoum à 10 heures afin de ramener Papa à Paris pour qu’il puisse être admis aux soins intensifs, à l’hôpital américain.

Je rappelle que votre volonté à vous trois était d’empêcher Papa de redevenir président de sa propre société CIS. Vous avez prétexté qu’il ne pouvait assumer les fonctions de président compte tenu de son âge qui avait passé les soixante-quinze ans. Il s’en est suivi une suite de procédures.
Même si tu ne m’avais jamais aimée auparavant, j’ai compris que c’est à la suite de ces échecs que tu as commencé à me haïr, sachant le rôle que j’avais tenu dans le processus qui vous y a mené. De ton point de vue, mon crime aura été d’avoir aidé Papa à récupérer un bien acquis à la sueur de son front. Mais, quelle enfant pourrait avoir l’outrecuidance de voir couler les larmes de son père et rester sans réaction ?

Après huit comparutions devant la justice, vous avez échoué dans votre quête d’usurpation. Lorsque Papa avait repris ses fonctions, il s’était rendu compte que tu avais vendu la quasi-totalité de l’immeuble-siège hormis le rez-de-chaussée. Il s’agit là de l’un des multiples actes de malfaisance à l’encontre de Papa que tu as volontairement et impitoyablement orchestrés.

Tes turpitudes sont multiples et incontestables. En dépit de toutes tes affirmations gratuites me concernant, ni toi ni qui que ce soit d’autre ne peut désigner un seul acte malveillant de ma part. Si j’avais été auprès de Papa pendant toutes ces années, c’est bien parce qu’il avait vu en moi une fille aimante, un soutien indéfectible, une collaboratrice efficace, fidèle et honnête.

Enfin, il me semble pour le moins surprenant que toi, Yves Michel, après tant de comportements séditieux, fourbes, prétentieux et narcissiques et tant d’actes parricides, tu viennes me donner des leçons d’amour filial, de concorde familial et de solidarité entre fratrie !
Nonobstant le système de corruption dont tu uses et abuses, nous savons que le seul intérêt qui te tient à cœur est ta soif d’accaparement et de destruction. Tu as agi de la sorte du vivant de Papa. Après avoir bataillé des années, il parvint à récupérer une partie des sociétés dont il t’avait volontairement confié la gestion. Au lieu de l’en remercier, tu n’as pas trouvé mieux que d’utiliser mille et une fourberies pour le déposséder.

A titre d’exemple, tu as convaincu Papa de vendre UNALOR. Tu as trouvé le client. Tu l’as accompagné et introduit à la CBC. Une fois les huit milliards de FCFA, prix de la transaction, déposés sur le compte suisse de Papa, tu as vidé le contenu du compte, nettoyé comme le disait Papa. Cette transaction avait permis, entre autres, de refaire une santé financière à Roger qui sortait d’une prison suisse. Il s’en était tiré avec la coquette somme de quatre cents millions de FCFA. Trois ans plus tôt, en 2006, tu avais fait de même avec FERMANCAM. Sur ce même compte suisse, papa chiffrait le préjudice, ton nettoyage, à 50 milliards de fcfa. Ce fait est de notoriété dans la famille. Après ces forfaits, tu as écrit à Papa, en mettant en copie monsieur Daniel KAPSU, commissaire aux comptes des sociétés du groupe FOTSO. L’objet de ta correspondance était de te poser en concurrent à notre père. Tu voulais procéder à une comparaison afin d’établir qui de vous deux était le plus riche. Tu laissais entendre que tu étais devenu plus riche que lui ; bien entendu, au prix de vols et de détournements de ses biens. Quel toupet !

Plus grave, Papa t’avait laissé occuper sa maison de Bali. Quelques années plus tard, tu mettais ton bienfaiteur à la porte en prétextant un déplacement à Kribi pour ne pas le recevoir. Chaque fois qu’il était en transit pour Paris, notre père quittait Bandjoun à 6 heures du matin ; il passait la journée à l’immeuble La Rose, siège du groupe Fotso. Pour son déjeuner, il se contentait de sandwichs. Il se changeait dans son bureau à 20 heures avant de prendre son vol du soir pour Paris. Quelle honte pour toi ! Quelle ingratitude surtout ! Choc supplémentaire, Papa s’était indigné en apprenant que tu avais vendu la maison de Bali à 1 milliard de FCFA.

Michel, où étais-tu quand Papa vendait des bœufs pour payer les frais d’écolage de ses enfants ?
Où étais-tu quand Papa envoyait Bruno GUIFFO et Jean-Pierre TAGNE chez Emmanuel CHATUE acheter de minables tontines pour subvenir aux besoins de sa famille ?
Où étais-tu quand je m’endettais auprès des banques afin de sortir Papa de Bandjoun au vu de son état de santé qui était devenu plus que précaire ?
Michel, Papa avait construit un paradis pour sa famille. Il t’en a confié les clés et tu t’en es servi pour le mettre à genoux.

Je peux l’affirmer, car d’autres que moi en ont été témoins, les dernières années de Papa, de ses propres mots, furent les meilleures de sa vie.
Papa était un immense homme et un philanthrope ; sa bonté, son humilité, sa générosité, son honnêteté, sa dignité et son élégance faisaient de lui un empereur. Tu ne pourras pas l’approcher et encore moins l’égaler.

Michel, là où les enfants réussissent, tu as échoué. Loin de toi, Papa est devenu un homme heureux. A tel enseigne que le 13 décembre 2019, en survolant le Bourget, il s’exclama : Gaston, si je devais mourir aujourd’hui, je partirais la main levée très haut pour que tout le monde me voit. Il enchaîna en disant que c’est toute la différence avec la fin qu’Yves Michel avait programmée pour moi. Puis, il se tourna vers moi et me dit : Mééé… tu m’as pleuré de mon vivant.

Yves Michel, tu croyais avoir anéanti papa; nous, ses enfants avec très peu de moyens, avons réussi à le remettre sur pieds.

Contrairement à ce que tu racontes par monts et par vaux, depuis mon arrivée au sein du Groupe FOTSO, aucune société n’a été vendue. D’ailleurs, n’eut été mon
intervention, Papa s’apprêtait à céder SAFCA, sous votre instigation à toi et Roger. Je m’y suis opposée en lui rappelant sa réputation d’industriel.
Par ailleurs, arrête de raconter que j’ai profité de ton incarcération pour usurper ta place de dirigeant du Groupe. Lors du conseil d’administration du 4 mai 2009, Papa t’a éjecté de la direction générale des sociétés du Groupe parce qu’il s’était rendu compte que tu n’étais pas digne de confiance alors que tu jouissais encore de toute ta liberté. Papa reprit ses fonctions de PDG, à l’issue de l’assemblée générale du 12 juin 2009.
Aujourd’hui, malgré ta liberté circonscrite, ta détermination à nuire et à détruire reste intacte et féroce.
Quand cesseras-tu de dresser la fratrie les uns contre les autres ?
Quand reconnaîtras-tu que Papa avait fait des choix qui lui sont propres et dont lui seul connaît les raisons ?
Quand finiras-tu par comprendre et te rendre compte que ton agitation, dans le seul but d’entraver d’autres que toi à assumer la lourde tâche de préserver les biens familiaux communs, est vouée à l’échec ?
Michel, crois-tu sérieusement que tu parviendras à faire admettre que l’on puisse transformer, subtiliser ou changer le testament d’un homme de la trempe de FOTSO Victor ? N’est-ce pas d’abord cela manquer à ton devoir de respect et de reconnaissance à l’égard de l’auguste Défunt ?

5. La destruction des champs

Acheter des faux témoignages, à force de voitures offertes à des veuves esseulées et fragilisées par la mort de leur mari, ne fait pas de toi un patriarche à la hauteur de feu FOTSO Victor.
Le rôle de chef de famille te serait revenu sans encombre, sans discussion aucune, si tu avais su faire montre d’esprit de famille, de tolérance, d’impartialité et d’une parcelle de la dignité unanimement reconnue à feu notre père.

Laisse-moi juste te dire que je continuerai d’assumer les charges que Papa avait posées sur mes frêles épaules. Elles sont certes lourdes mais je ne doute pas un instant de sa présence bienveillante et permanente à mes côtés. D’ailleurs, c’est ce qu’il m’avait appris au tout début des années 2010. Je continue sur le chemin tracé, en mon âme et conscience, depuis huit bonnes années sans qu’il ait jamais eu besoin d’intervenir.

Pourrais-tu citer deux ou trois de tes actes qui n’ont pas eu d’autre objectif que de semer le zizanie dans la famille ?

Directement ou par personnes interposées, tu as tout fait pour que la dépouille de Papa reste bloquée à Paris malgré la pandémie de la Covid-19. Dans un premier temps, tu as demandé aux veuves de boycotter l’organisation des obsèques jusqu’à ce que le Président Paul BIYA t’accorde la grâce. Tu as introduit plusieurs recours auprès des tribunaux qui ont tous été rejetés. A votre dernière requête, vous avez été condamnés à vos dépens. J’attends encore le montant que vous devez me verser car je le destine à l’achat d’une belle gerbe pour fleurir la tombe de Papa.

Ainsi, Michel, tu as voulu utiliser le dépouille de Papa, ton géniteur, pour obtenir une grâce du Président Paul BIYA, soi-disant pour encadrer la famille.

Lorsque j’ai réussi à ramener la dépouille de Papa à la maison, tu as demandé aux veuves de ne pas sortir ni assister à la cérémonie d’inhumation de leur époux. Elles ont obéi. En contrepartie, tu leur as fait miroiter l’attribution à chacune d’une voiture. Il se trouve que tu tins promesse nuitamment, juste avant le 31 janvier 2021! Ce fût à la veille d’une réunion de conciliation prévue pour le 1er février 2021. Une fois encore tu leur as donné l’ordre de ne pas s’y rendre.

Yves Michel, sincèrement, aurais-tu pu demander à ta propre maman, paix à son âme, de ne pas assister aux obsèques de son époux ?
S’agissant de ta lettre à tes belles-mères et mamans, elle aurait dû être adressée en priorité à Maman GEMDJO, épouse FOTSO, la maman de KUA Lucie, la première épouse de Papa. Il lui revenait le devoir de réunir ses jeunes coépouses pour leur parler et leur donner son point de vue. Ç’a c’est la tradition! Mais bien sûr, tu préfères les proies faciles !

Enfin, tu as évoqué ton état de santé pour justifier ton inaction depuis le décès de notre soeur Suzie. N’aurais-tu pas été un peu trop pris par tes multiples procédures à mon encontre ? En particulier, par l’affaire pendante tout le mois de janvier 2021 au TPI de Douala-Bonanjo : Affaire Yves Michel FOTSO c/ la société eiSCI Lydie», «actuellement dénommée SCI FOY »» (selon toi).

Lorsqu’il est question de confrontation, de guerre, tu utilises l’ensemble des veuves et des enfants FOTSO. Lorsqu’il s’agit de partager, tu ne penses qu’à tes frères et sœurs utérins (Cf. en pièce jointe l’expédition de SCI Lydie contenant la liste des actionnaires). Pourquoi n’as-tu pas pris la peine d’y faire figurer au moins le nom d’un seul enfant par maison ? Tu t’évertues à offrir des véhicules aux veuves, ce qui revient à leur donner une graine d’arachide pour t’accaparer du champ d’arachides.
As-tu dit aux veuves et à tes frères et sœurs que dans cette affaire, tu as de nouveau tenté de récupérer la SCI FOV, en faisant croire au Tribunal de Première Instance de Douala BONANJO, que tu avais saisi en référé d’heure à heure, que c’est la SCI LYDIE qui est devenue la SCI FOV ?
As-tu dit à tes frères et sœurs ainsi qu’aux veuves, à qui tu demandes de te désigner comme leur interlocuteur, que la SCI LYDIE n’appartenait qu’à toi et tes frères et soeurs utérins, et que si la SCI FOV venait à être absorbée par la SCI LYDIE ce ne serait qu’à votre seul profit, bien entendu au détriment de tous les autres enfants et veuves FOTSO ?
Leur as-tu dit que tu avais déjà tenté la manœuvre du vivant de notre père en produisant des faux actes notariés et des faux procès-verbaux d’assemblées générales fictives pour le dépouiller de la SCI La Rose et que, grâce à sa vigilance et avec l’aide de Franck FOTSO, tu as dû reconnaître par écrit ton usage de faux ?
Leur as-tu dit que le 14 janvier 2021, le juge, vidant sa saisine et en considération de la vérité, t’a dénié toute qualité pour réclamer quoique ce soit de la SCI FOV que tu as à maintes reprises tentée de détourner ?
Leur as-tu enfin expliqué que ta haine pour Franck Fotso est née à l’époque où il a aidé papa à récupérer l’immeuble La Rose pour lequel tu prétendais avoir versé 5 milliards à la fondation Prodinter en vue de son acquisition ? Jointe alors au téléphone, maître Catherine Crochet, juriste de la fondation Prodinter répondit à Papa : c’est une autre des manœuvres d’Yves Michel pour s’emparer de vos biens. Dès lors, Papa prit la décision de dissoudre Prodinter cette fondation de droit suisse qu’il avait créée dans le souci de garantir l’avenir de sa famille lorsqu’il ne sera plus de ce monde.
Dès qu’un enfant FOTSO donne de l’amour ou valorise papa, il devient ton ennemi. Dès que Papa a aimé ou valorisé un enfant, ce dernier devient ton ennemi. Ainsi, Damien restera à jamais dans ton collimateur puisqu’il a eu le privilège d’être désigné par Papa comme son successeur.

De ta prison, tu as organisé la vente de MINKWELE, en insérant Rachel, magistrate de son état, dans le circuit. Peu introduite dans les affaires, elle n’en avait aucune compétence. Mais comment s’y était-elle retrouvée ? Elle s’en était tirée avec la bagatelle de 80 millions de FCFA. Pourrais-tu désigner un enfant FOTSO, autre que tes sœurs ou frères utérins, bénéficiaires d’une commission ne serait-ce que de 50 millions à l’issue d’une transaction ? De qui crois-tu te moquer ?De qui croyez-vous vous moquer ?


Aujourd’hui, en dépit de tes procédés tortueux et tordus, tu sembles me reprocher d’avoir piloté une réduction de capital de FOV SA France (anciennement CIS) au profit de l’actionnaire donc de Papa. La part libérée du capital devait lui permettre de subvenir aux besoins de sa famille. Autrement dit, et de facto, ni prouves au monde entier que ton objectif était de mettre Papa à genoux. Si cela était à refaire, je le ferais à nouveau.

Au vu des griefs que tu ne cesses de ressasser, je m’attendais à ce que tu m’assignes pour détournement des avoirs du Groupe FOTSO ainsi que tu l’as promis aux veuves au lendemain de l’inhumation de Papa.
Pour ce qui te concerne, il fût un temps où j’aurais pu t’assigner pour abus de confiance et utilisation des fonds de CIS, entre autres, pour ton propre profit. En la matière, le BABEMBA était un exemple édifiant. Je me suis abstenue pour t’éviter un scandale familial. Tu es loin de savoir faire preuve de telle retenue.
Je voudrais que tu retiennes ceci : ce n’est pas entre mes mains que tu arracheras ce que Papa a laissé pour ses enfants et ses épouses, même si tu les utilises contre moi. Je suivrai scrupuleusement la feuille de route établie par Victor FOTSO. Personne ne pourra me détourner de cet objectif. En conséquence, tu peux continuer à faire signer des bouts de papiers pour me diffamer, cela ne changera rien car ce que je fais, je le fais pour mon père.
J’ai été à l’école d’un sage, d’un homme qui te connaissait très bien. Il savait de quoi tu es capable. Papa avait passé les dix dernières années de sa vie à préparer l’avenir. Au vu de tes agissements, il ne s’était pas trompé, bien au contraire.
Dans quelques semaines, au moment de communiquer l’inventaire du patrimoine de Papa que nous avons initié, il te faudra suivre la procédure qui veut que les cessions se fassent suivant un bordereau individuel les attestant. Il ne te restera alors qu’à faire le tour des membres de la famille FOTSO, à charge pour chacun de te céder ou non sa part.
Michel, toute honte bue, tu t’es servi de Marie Christine, l’épouse de Papa, pour détourner les actions CCP. Tu l’as par la suite abandonnée à son triste sort, lestée de quelques millions.

Last but not least, le choix de tes représentants dans ce que tu appelles pompeusement conseil de famille donne une idée de tes intentions.
Pourrais-tu porter à la connaissance de la famille FOTSO une seule preuve démontrant que j’ai transféré les terres de FOV à mon nom ? Michel, le pire ennemi du mensonge n’est-ce pas le temps ?
Courant 2019, après un contrôle à distance analysé par le médecin traitant de Papa, on m’informe qu’il était sur le point de faire un AVC. J’ai fait le possible, encore une fois peur de le ramener à Paris. Admis au bloc pour la pose d’un 3em  sterns sur l’artère coronaire, les médecins avaient fait appel à un psychologue dans le but de s’enquérir de ce qui le rendait si anxieux. Il répondit au psy : ma fille m’a tué vivant, elle a vendu ma maison.
Méé : Où penses-tu qu’Éliane a pu mettre mes effets avant de vendre ma maison ? me demanda-t-il.
Devrais-je te rappeler que Papa s’était rendu à trois reprises à la prison pour te demander de lui rembourser ce que tu lui devais afin de subvenir aux besoins de sa famille. Tu l’avais repoussé comme un chien. Au vu de son insistance, tu as fini par refuser ses visites. C’était bien toi, Michel ! Aujourd’hui, tu voudrais lui offrir des obsèques grandioses ! Ne dit-on pas, en bamiléké, qu’on pleure ses parents de leur vivant ?
Nous autres avons pleuré Papa de son vivant. Nous l’avons choyé. Nous l’avons remis sur son trône d’empereur.

Tu as usé de toutes les manœuvres possibles pour prouver que la CBC t’appartenait. Aujourd’hui, lorsqu’on entre dans cette banque, après le portrait du président Paul Biya, c’est celui de Victor FOTSO que l’on salue. Le tiens ne figure nulle part.
Si au cours des dix dernières années, Papa t’avait prénommé SIMO de BISSI-MAG, Jean Félix MAMALEPOT, pour te désigner et te distinguer de notre illustre Papa, t’appelait FOTSO le truand.

Honte plus que toute autre, tu envoies les plus faibles manipuler les enfants de Papa en échange de 2 billets !
Papa était parti de zéro pour finir héros. Tu en es très, très, très loin
Prends-en bonne note avec ce que papa a réussi à redresser après tes frasques, d’autres vrais FOTSO prendront dignement la relève. Si ton indignité t’en laissait l’opportunité, il ne te restera alors pour unique option que de venir les saluer en baissant la tête et en demandant pardon.

Qui es-tu Michel pour disqualifier KUA Lucie ? N’est-elle pas notre aînée à tous ? Son défaut, à tes yeux, aurait été son attachement à son père !
Sache que tu restes redevable des milliards que tu as subtilisés du compte suisse de Papa. Il aimait utiliser le terme nettoyer. Procède d’abord au remboursement du milliard sept cent cinquante millions de FCFA que tu lui as subtilisé en espèces. Ce sera la plus petite des sommes que tu dois. La preuve de cette usurpation est en pièce jointe.

Michel, Dieu merci, si tu es passé maître dans l’art de la manipulation, de l’intrigue et du soudoiement. Pour notre part, nous nous sommes entourés de conseils avisés afin de suivre une issue sans heurts.
Michel, papa parlait de toi en pleurant. Oh combien de fois Papa m’a dit merci avec des larmes aux yeux ! Ces larmes de joie qui finissaient par son sourire si pure.

Dans son infinie sagesse, Papa disait : un marchand d’œufs ne cherche ni n’accepte la confrontation. Pour ma part, mon œuf le plus vulnérable n’est plus de ce monde ; il repose en paix.

Bien fraternellement,

Laure Fotso épouse NJITAP FOTSO

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