Rencontre d’affaires : Pourquoi le Gicam boycotte la Dgi
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On croyait que le Gicam et la Dgi avaient fumé le calumet de la paix, mais voilà qu’à la faveur de la semaine de travail qu’organise la Dgi du 15 au 20 février à Douala, on découvre que le mal reste profond.

Alors que les plus hautes autorités de l’État, en l’occurrence la présidence de la République et la primature ont engagé un véritable rapprochement en recevant et en écoutant le représentant de l’organisation patronale la plus représentative de notre pays, la Direction Générale des Impôts ne semble pas du tout s’inscrire dans cette mouvance. On en veut pour preuve le malaise qui persiste entre ces deux institutions pourtant essentielles à la bonne marche de l’économie nationale. Malaise encore perceptible a la faveur de cette réunion initiée par la DGI hie 16 février 2021 et laquelle le GICAM, l’organisation la plus représentative du secteur privé, n’a pas pris part.

Considération

Pourtant, à l’évidence, certaines des organisations convies à la rencontre de douala n’ont même plus d’existence légale, tandis que d’autres n’ont même plus d’adhérents et ne tiennent aucune rencontre statutaire. « Les fonctionnaires de la DGI se comportent comme si le patronat était un appendice de leur administration et qu’ils pouvaient être convoqués au pied levé la veille d’une rencontre, et parfois le jour-même », se plaignent certains membres du GICAM contactes par nos soins. Et à titre d’exemple ils brandissent l’invitation du DGI au président du GICAM datée du 12 février et réceptionnée au cabinet de ce dernier le vendredi 13 février en fin d’après-midi pour une rencontre prévue le 16 février… comme s’il n’a rien planifié à cette date-là, poursuivent-ils. « L’ensemble des thèmes retenus ont déjà fait l’objet de propositions du GICAM. Il évoque enfin la courtoisie qui aurait pu guider les responsables de la DGI en associant le GICAM à l’organisation de ces journées », renchérit un membre du GICAM qui ne décolère pas. Pour ces membres il s’agit d’un « mépris répété », et la posture de boycott pourrait perdurer « tant que la DGI n’intégrera pas que les entreprises méritent un minimum de considération ».

Sur tous les fronts…

En rappel, au cours de la seule année 2020 prise comme référence, le GICAM aura été sur plusieurs fronts pour enrichir et réorienter le dialogue État- Secteur privé. On peut ainsi citer les propositions fortes de l’organisation en matière de réforme fiscale pour aller vers une fiscalité de développement, le plan de relance proposé pour organiser une riposte appropriée face à la menace de la Covid-19, les conséquences de la crise sécuritaire du NOSO sur l’activité des entreprises en faisant ressortir le lien évident entre la sécurité et le développement.

Bien plus, le GICAM a été jusqu’à ‘’ s’autoriser un droit d’ingérence ‘’ dans la vision et les orientations économiques majeures du pays pour marquer sa volonté à apporter sa contribution à l’exploration de toutes les pistes pour une exploitation optimale du potentiel de notre économie. Et dans cette perspective, la publication par le GICAM du Livre Blanc de l’Économie camerounaise aura été saluée par les plus hautes autorités de l’État, les ministères techniques, la communauté des partenaires au développement, les bailleurs de fonds multilatéraux, la société civile et les universitaires d’ici et d’ailleurs.

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