Le CEBAPH s'indigne après la scène de torture d’un civil par des hommes en tenues à Ndu au Cameroun
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La vidéo devenue virale d’un homme torturé par des éléments de l’armée camerounaise à Ndu dans le Nord-ouest du Cameroun continue de susciter indignation et colère des défenseurs des droits humains aussi bien au Cameroun qu'à l'étranger. Depuis la Belgique, le Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine (CEBAPH), exige du pouvoir en place au Cameroun d'ouvrir urgemment une enquête d’établissement des faits afin de trouver tous les tortionnaires de M Jean Fai Bongong et qu'ils soient traduits devant la justice équitable pour répondre de leurs actes.

L'intégralité du communiqué

Les Camerounais ont été surpris le samedi 13 février 2021 par une vidéo violente d’un homme torturé par des éléments de l’armée camerounaise à Ndu dans le Nord-ouest du Cameroun. Le drame s'est déroulé selon nos recoupements le 11 février dernier, jour de la fête de la jeunesse au Cameroun.

L’homme qui s'appelle M Jean Fai Bongong,habiterait le quartier Canty à Ndu, près de Joseph Merrick Baptist College. Il était apparemment torturé pour révéler le nom d’un supposé combattant sécessionniste armé.

Ces actes barbares sont d'autant plus choquants que leurs auteurs même déclarent ignorer si le civil torturé est de mèche avec les groupes sécessionnistes anglophones armés.
Malgré son innocence qu'il a clamé, le groupe d’environ 6 soldats a versé de l’eau sur lui, et l’a battu pendant 9 minutes jusqu’à ce qu’il s’évanouisse.

Sur l’extrait de cette vidéo, ces hommes en tenues le giflent violemment, lui donnent des coups de bottions sur la tête, l’arrosent d’eau froide et lui assènent des coups de machette sur toutes les parties du corps, y compris ses parties intimes, avec une férocité inouïe.

Le Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine (CEBAPH) est vivement choqué et très indigné par la barbarie avec laquelle se comportent des êtres humains qui, visiblement ont perdu la raison et condamne avec sa dernière énergie les actes de torture perpétrés contre les populations et contre des personnes supposer les protéger.

Le Cercle Belgo-Africain pour la Promotion Humaine rappelle qu’aucune revendication légitime ne peut justifier les horreurs, les exactions et les violations des Droits Humains dans cette crise dite anglophone au Cameroun.

En conséquence, le CEBAPH demande à toutes les parties en conflits : Le respect scrupuleux de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme en ses articles 3 et 5 qui stipule : Article 3 « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». Article 5 « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants »

Nous rappelons une fois de plus que la responsabilité régalienne de l’État est la protection des civils et la sécurité du territoire en toute circonstance et lui recommandons de ce fait de prendre toutes les mesures adéquates et urgentes afin d’assurer la sécurité des civils.

Il demeure urgent d'ouvrir une enquête d’établissement des faits afin de trouver tous les tortionnaires de M Jean Fai Bongong,  pour qu'ils soient traduits devant la justice équitable et qu’ils répondent de leurs actes.

Par ailleurs, nous rappelons également aux parties en conflit dans les régions anglophones du Cameroun qu’elles doivent se conformer strictement au Droit International Humanitaire (DIH) ou au droit de la guerre 

Le pouvoir de Yaoundé devrait comprendre que la fin de la guerre dans les régions anglophones passe obligatoirement par un dialogue inclusif, franc et sincère entre les belligérants.

Tous les massacres enregistrés sur les populations civiles dans les régions anglophones du Cameroun ont visiblement eu pour seuls effets de radicaliser davantage les protagonistes de ce conflit.

Si la violence pouvait résoudre cette crise dont la source est une problématique éminemment politique, ça se serait su depuis le début de cette crise.

Pour toute information complémentaire, bien vouloir nous contacter aux adresses suivantes :

Email : asblcebaph@gmail.com    
Tél : +32 485 39 58 85 / +32 496 27 69 16
https://asblcebaph.over-blog.com /

Fait à Bruxelles, le 14 février 2021

Le Secrétaire général
Hugues SEUMO

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