Un mort dans l’explosion d’une bombe artisanale à Douala.
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Une autre victime brûlée au 3ème degré dans une chambre à Bépanda, où les forces de l’ordre ont saisi du matériel servant à la fabrication d’explosifs.

L’explosion d’une bombe artisanale a fait un mort et un brulé grave au quartier Bépanda à Douala, dimanche 31 janvier 2021. Les victimes, deux jeunes hommes originaires de la région du Nord-Ouest, s’attelaient à manipuler des engins explosifs improvisés lorsqu’ils ont été surpris par deux détonations à 17h25. La déflagration a été si importante que les deux hommes présents dans cette chambre construite en matériaux définitifs ont été brûlés au 3ème degré. Les blessés ont été conduits à l’hôpital Général de Douala sous escorte policière pour des soins, avant exploitation. 

L’un des deux mise en cause a succombé à ses blessures après son admission dans cette formation hospitalière. Lorsque nous allions sous presse, son acolyte mal en point se tordait encore de douleurs. Les policiers et gendarmes descendus sur les lieux de l’explosion à Bépanda-Peuple dimanche soir indiquent avoir découvert un laboratoire improvisé de préparation de bombes artisanales. Ils ont procédé à la saisie de neuf bombes artisanales, deux ordinateurs portables et les téléphones portables des deux suspects. «On a trouvé plusieurs batteries de moto, des détonateurs et du matériel servant à la fabrication d’explosifs. Ils ont été brûlés à l’intérieur de la maison en essayant sans doute de manipuler ces engins explosifs», indique une source policière. 

L’homme en tenue fait remarquer que les deux individus avaient des sortes de gris-gris attachés autour des reins. La Sécurité militaire, la Dgre, le commissariat du 7ème arrondissement, le groupement de gendarmerie sont tous penchés sur cette affaire. Porte toujours fermée «J’étais à la maison avec mes soeurs et d’autres enfants du quartier. On a entendu deux grands bruits. Subitement, la maison a été envahie de fumée noire. Nous sommes tous sortis en courant, la peur dans le ventre », raconte Lyne Nguemo.

La jeune fille a d’abord pensé à l’explosion d’une bouteille de gaz ou un départ de feu sur des câbles électriques. Une fois loin du danger, aux côtés des siens et d’autres habitants aussi pris de panique, elle apprendra qu’il s’agit en fait de l’explosion de bombes artisanales dans une maison voisine. D’après les témoignages des riverains, les deux mise en cause louaient cette chambre située non loin du marché ‘’Double Balles’’ depuis six mois. Ils ne laissaient jamais la porte ouverte. 

Une autre explosion d’engin explosif improvisé avait fait deux blessés à Bonabéri dans la nuit du 18 au 19 novembre 2020. Les forces de l’ordre descendues sur les lieux ont procédé à la fouille des sacs de deux jeunes interpellés. Ces derniers avaient été blessés alors qu’ils tentaient de disposer l’Eei dans un carrefour.

Les sacs des mise en cause contenaient trois sachets de poudre noire, des emballages de batterie pour motocyclette et des câbles électriques, apprend-on. Tout ce dispositif de mise à feu a été mis à la disposition de la Légion de gendarmerie du Littoral, où une enquête a été ouverte. La Police judiciaire a également initié des investigations sur cette autre affaire.

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