La plateforme Perenco-Cameroun est elle un mouroir ?
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La plateforme Perenco-Cameroun est elle un mouroir ? :: CAMEROON

La sécurité au travail est mise à rude épreuve à Perenco Cameroun. On y enregistre des décès à la pèle. Non indemnisés, les familles de plus en plus dans le désarroi.

Le quotidien Le Messager revient sur ce qui convient d’appeler les tragédies de Perenco-Cameroun.

Pour le journal « En seulement 8 mois (entre mai 2020 et janvier 2021), le groupe franco-britannique a enregistré trois décès suite à des accidents de travail pourtant évitables. Adrien broche, l’actuel directeur général, bat tous les records d’insécurité au travail de l’histoire du pétrolier français »

Le journal revient sur les cas qui ont endeuillés les familles au cours des huit derniers mois.« Le chairman du groupe avait à peine tourné le dos qu’on annonçait un autre décès, survenu le 8 janvier 2021, celui de Thierry Petizon, citoyen français de 66 ans accidenté sur le champ de Sanaga. Il y était pour le compte Terem International, sous-traitant de Perenco. Avant lui, Jean Paul Kamdem, 58ans, super intendant Production, employé depuis le 15 octobre 1984, avait laissé sa vie sur la plateforme KG Gas le 13 mai 2020. Et le 23 novembre 2020 lors des opérations de forage sur le Puits Tiko 05, c’est Hubert Chazarenc, assistant Driller, qui l’asuivi après une chute de 13,5 m ». A l’évidence, croit on savoir, Ces trois accidents mortels en l’espace de 8 mois auraient pu être évités si toutes les précautions de sécurité avaient été observées.

Et ce n’est pas tout. On se souvient de ce Samedi 30 juillet 2016. Ce jour-là, Christian Ikand, électricien employé chez Cible Rh, une entreprise sous-traitante de Perenco-Cameroun, s’est noyé après une chute du site Munja, dans le Rio Del Rey, au large de Kribi. Selon Le quotidien Le Messager du mardi 2 Août 2016 « Ce sont ses cris de détresse qui ont alerté ses collègues qui vont tenter en vain de le sauver en lançant des bouées de sauvetage. Peine perdue ! C’est donc impuissant qu’ils vont assister à sa noyade. Ce d’autant plus que le bateau d’assistance appelé à la rescousse arrivera vingt minutes plus tard ».

Quatre ans après, la famille est dans le désarroi. Une histoire d’indemnisation l’oppose à l’ancien employeur du défunt. . À chaque fois, la famille en est toujours sortie déçue, accusant « Perenco de faire dans le dilatoire. Plusieurs concertations ont eu lieu sans que Perenco ait, même fait preuve d´une réelle compassion à la hauteur du préjudice à la fois moral, affectif et matériel subi par la famille de Christian dont il était le seul soutien et espoir. Une attitude de Perenco qu´elle juge condescendante et inacceptable ».

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