DES FEMMES IMPLIQUÉES DANS UN RÉSEAU DE TRAFIC DE NOURRISSONS A YAOUNDÉ
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Elles sont 5 femmes soit 2 vendeuses, 2 acheteuses et une nounou.

Ces femmes ont été saisies avec leur chef ce 13 janvier en possession de nourrissons au quartier Odza à Yaoundé. Elles sont présentement dans les locaux de la compagnie de gendarmerie de Yaoundé 3 où elles ont passé leur première nuit.

C’est un réseau de trafic d’enfants et les nourrissons étaient leur préférence. Ces derniers valaient entre un million cinq cent mille francs et plus. Une somme conséquente pour acquérir les bébés de leur génitrice dès la naissance.

Tout est parti de la disparition inquiétante d’une jeune femme qui venait d’accoucher dans un centre sanitaire à Awae dans la cité capitale. Les recherches de la gendarmerie de Yaoundé 3 ont contribué à démanteler ce réseau de trafiquants de nouveau-nés.

«J’ai reçu un appel le 11 janvier d’un citoyen en détresse qui signalait la disparition de sa belle fille. Elle avait accouché dans un centre de santé à Awae et a disparu avec un nourrisson de trois jours. Nous avons retrouvé sur ce site 4 nourrissons et une berceuse recrutée pour s’occuper d’eux. Nous avons interpellé deux vendeuses d’enfants, deux acheteuses, le promoteur ainsi que la berceuse », confirme Baudoin Gweha, commandant la compagnie de gendarmerie de Yaoundé 3.

4 nourrissons dont l’âge oscille entre 1 jour et 6 mois ont été récupérés et conduits à la fondation Chantal Biya pour leur prise en charge.

Ce réseau de trafic d’enfants aurait commencé par une agence de mère porteuse en ligne, puis, transformée en un site de vente de bébés. «J’ai été contacté par une femme au Congo. J’ai causé avec elle sur whatssap. Avec son mari, on a parlé du processus de mère porteuse et suite à cet échange, ils m’ont demandé s’il n’y a pas possibilité d’adopter et j’ai dit oui il y a des filles qui viennent parfois vers nous étant enceinte. Elle est venue vers nous par Douala et ça fait déjà plus de trois semaines. Le premier cas c’était un million cinq et le deuxième cas c’est toujours un million cinq. Et l’autre c’est une dame qui n’est pas au Cameroun, elle devait donner 2 millions, elle a avancé 500 mille», explique avec aisance, le promoteur de ce groupe en ligne, spécialisé dans la vente des bébés.

Dans son processus il usait des contacts WhatsApp pour avoir des jeunes filles enceintes, naïves et surtout démunies. Il leur proposait de prendre leur bébé à la naissance contre une forte somme d’argent. Ce présumé trafiquant avait également engagé une nounou pour prendre soin de ces nourrissons avant leur acheminement à ses potentiels clients. Ce réseau huilé avait aussi en son sein des dames chargées de ramener les jeunes femmes en détresse, ainsi que leur bébé.

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