Transport aérien : 130 agents licenciés à Camair-co
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Le motif économique est la raison évoquée pour justifier ces départs. L’effectif de la compagnie passe ainsi de 407 à 279 employés depuis le 21 décembre 2020.

C’est   une   mine   d’enterrement ces jours-ci dans les couloirs de la compagnie aérienne nationale du Cameroun (Camair-Co) avec le départ, le 21 décembre 2020, de 130 employés. Ces derniers font les frais de situation critique que traverse l’entreprise depuis le début de l’année, aggravée par la pandémie du coronavirus qui a obligé la compagnie à un arrêt d’activité pendant des mois. Le 18 décembre dernier, le directeur général (DG) de Camair-Co a transmis aux délégués du personnels la liste des travailleurs qu’il propose de « licencier, à la fin de la période de six mois qu’a duré le chômage technique. » 

Dans sa correspondance, Louis Georges Njipendi, s’appuie sur les dispositions de l’article 40 alinéa 6(b) du Code du travail. Selon le document dont Ecomatin a eu copie, les départs concernent aussi bien des agents sans poste que des chefs de service. 19 structures de l’entreprise sont affectées. Il s’agit du cabinet du  DG,  avec  un  départ,  l’assistanat du DG, un départ, les Départements Organisme de maintenance agréé (04), Audit interne (01), Opérations sol  et  commissariat  (21),  Sureté  opérationnelle  (20),  Opérations  aériennes  (31),  Gestion  de  maintien  de  la  navigabilité (02), Conformité et  sécurité  (01),  Contrôle  de  l’exploitation  (01),  Marketing  et  e-commerce  (03),  Network  planning  et  tarification  (02),  Ventes  et  stratégie  commerciale  (04),  Représentations  (23),  Comptabilité (01), Contrôle et suivi des recettes (02), Achats et approvisionnements (01), Ressources  humaines  (03),  Gestion des infrastructures et du patrimoine (08).L’effectif  du  personnel  de  Camair-Co tombe ainsi à 279 agents, au lieu de 407 en début d’année.

Quant au profil des partants, le DG précise que « les critères de choix retenus pour ledit licenciement sont par ordre de priorité :  les aptitudes professionnelles, l’ancienneté dans l’entreprise et les charges familiales des travailleurs », conformément à l’article 40 alinéa(a) du code du travail. Dans   le   cadre   de   la   restructuration et la relance des activités de la Camair-Co, le gouvernement avait prescrit des diligences à la direction générale, au rang desquelles la rationalisation de la gestion des ressources humaines et la réduction de la masse salariale. La direction générale dans sa recherche des voies et moyens pour stabiliser la compagnie dont les opérations avaient été arrêtées le 1er avril 2020 suite aux effets combinés des difficultés financières et la survenance de la Covid-19, avait déjà procédé à la suspension des contrats de travail d’une partie du personnel.

 Par la suite un document de référence dénommé « Document de référence pour la rationalisation de la gestion des ressources humaines, et la réduction de la masse salariale » avait été transmis au gouvernement pour requérir son aval.  Ce document de référence dont Ecomatin a eu copie proposait un Plan Social à travers trois modalités :  La mise à la retraite anticipée, le départ volontaire et le licenciement pour motif économique, dont le cout s’élevait à 1 336 777 000 Fcfa, et concernait au terme du chômage technique 189 personnes, conformément à la stratégie de mise en place d’un organigramme optimal, couplée à une gestion prévisionnelle des effectifs rigoureuse. Trainant une dette de 30 milliards de Fcfa, Camair-Co a repris ses vols le 16 octobre 2020.  Le redécollage de la compagnie aérienne nationale était rendu possible avec le renforcement de sa flotte, notamment l’arrivée d’un Boeing 737 loué en Ukraine avec tout son équipage arrivé depuis quelques semaines à Douala.

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