Rentrée du 1er juin : Ecole, faut-il y aller ?
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Dans certains lycées et collèges de Yaoundé, enseignants et chefs d’établissements balaient, désinfectent les salles de classe.

Echos, bruits de bancs dans les salles de classes, seule la poussière s’évapore. Nous sommes dans l’enceinte d’un établissement situé à Yaoundé. C’est le surveillant général et ses collègues qui soulèvent les bancs et d’autres balaient. Il y règne une bonne ambiance. « Lundi, je vais taquiner ces enfants. Ils sont à la maison et c’est moi leur surveillant général qui balaie leur salle », s’écrit-il cache-nez au menton. Dans les autres classes, c’est le même rythme.

« Le ministre a donné les instructions fermes à appliquer avant la date de la rentrée, notamment : apprêter les salles de classe qui accueilleront chacune les élèves, dans le respect des distanciations sociales », explique un enseignant, balai à la main.

Lundi est la date annoncée pour reprendre les cours. Alors, les chefs d’établissements et leurs collaborateurs sont au four et au moulin. Dans un lycée technique de Yaoundé, les masques sont en pleine confection :

« C’est pour distribuer aux élèves et enseignants ». Aux encablures de l’atelier de couture, un monsieur désinfecte la cour. « Désinfecter et nettoyer les salles de classe, les salles spécialisées, les lieux d’aisance et autres coins stratégiques de l’établissement », c’est aussi l’une des consignes à appliquer avant le 1er juin, pour la reprise effective des cours sans risque. Cet agent d’entretien fait cette tâche depuis deux jours.

« J’ai commencé par les salles de classe, puis les bureaux administratifs. Je referai la totalité samedi prochain », affirme-t-il. Le fait est d’éviter le pire en ces temps de crise sanitaire. Au lycée de Ngoa-Ekelle par exemple des dames collent des affiches sur le mur. Sur ces affiches, on lit clairement des messages barrières. Des images d’élèves et des gestes à appliquer accompagnent aussi les messages. Sur le mur de l’entrée des établissements des affiches sont déjà collées.

24 élèves par salle de classe

Au Lycée de Ngoa-Ekelle, il a été impossible de rencontrer le chef d’établissement. « Le proviseur est en assemblée générale avec ses collaborateurs », a renseigné sa secrétaire. Mais, les enseignants présents dans les salles remplissent des fiches. « Ce sont les bulletins », a indiqué discrètement une enseignante. Pour le reste, les salles de classe étaient fin propres. Dans un autre Lycée bilingue situé à l’Ouest, les enseignants ont pris service hier dans la matinée. « Ils sont arrivés, ce sont inscrits dans le registre, puis ont pris connaissance de leurs nouvels emplois de temps, puisque tout a changé » a informé un chef d’établissement.

Sans inquiétude, ce chef d’établissement dévoile le planning : « Nous allons débuter ces cours par les élèves de terminale et ceux d’Upper six et observer. Au bout de trois jours, s’il n’y a pas d’incident, nous allons faire venir les élèves de classe de troisième et première ». Et d’ajouter avec sérénité : « Mes enseignants ne sont pas perturbés ou inquiets, vu qu’ils ne seront pas très nombreux, ni serrés. Les mesures de distanciation sociale seront appliquées ».

24 élèves par salle de classe désormais. « Au plus 24 élèves par salle. Numéroter les tables-bancs de 1 à 24 dans chaque classe en veillant que les places à occuper par les élèves soient distancées les unes des autres d’un mètre au moins de tous les côtés », ressort une note du délégué régional de Bafoussam adressée aux chefs d’établissements de sa circonscription. Dans cette note intitulée: dispositions à prendre avant, pendant et après la rentrée du 1er juin, 33 points sont à mettre en pratique. On peut y lire entre autres : prendre systématiquement la température des élèves en masque dans leurs salles de classe au début de chaque journée ; orienter à l’infirmerie tout élève dont la température est haute en informant le parent…

Informer l’inspection médico-scolaire en cas de difficulté et consulter la formation sanitaire hospitalière la plus proche. Au-delà de la propagation des mesures barrières traditionnelles (se laver les mains ou encore porter un masque), les cantines ne seront plus opérationnelles dans les établissements. « Il faut éviter les risques de transmission », a justifié un censeur. Cette reprise de cours est marquée par une flambée de la pandémie. Hier, les informations officielles faisaient état de 5.576 cas positifs. Une responsable du ministère des enseignements secondaires a expliqué hier que, l’effectivité de la reprise des classes sera déterminée au terme du conseil de cabinet qui se tient ce jour sous la houlette du Premier ministre, Joseph Dion Ngute.

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