Douala (à nouveau) by night
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Avec l’allègement des mesures gouvernementales, un pan de la vie économique reprend, qui nécessite néanmoins de l’encadrement.

Eto’o Fils a plus d’un carrefour à son nom dans la capitale économique. Et bien qu’il ne s’agisse pas d’appellations officielles, les habitués s’y retrouvent. Ce restaurant situé à Bonamoussadi ne s’y est pas trompé, qui donne cette localisation précise à un client potentiel sur sa page Facebook, tout en annonçant un retour en grande pompe, avec journée spéciale « de 12h à 22h. »

L’entrain de ces restaurateurs, né à la suite des décisions gouvernementales de jeudi dernier, est partagé par de nombreux autres acteurs économiques de Douala, de petite ou moyenne envergure. De fait, pouvoir travailler un peu plus longtemps signifie clairement pouvoir gagner plus…

Gagner plus, Jean-Félix, taximan approchant la soixantaine, est également ragaillardi par l’idée : « On nous a redonné la troisième place qu’on nous avait prise », lâche-t-il en ouvrant la portière à un passager. Puis repart, quatre clients à bord, sans faire mine de rechercher ce 5e client qui s’était quasiment systématisé à Douala, pour une surcharge à l’avant. Bérenger Donfack, moto-taximan depuis une dizaine d’années dans la capitale économique, apprécie lui aussi l’allègement des mesures gouvernementales :

« Maintenant c’est mieux. On peut travailler de 18h à 23h et rentrer avec 2.000 F. Ces derniers jours, dès 18 ou 19h, il fallait rentrer parce qu’il n’y avait presque plus personne dehors », explique-t-il, un pied à terre au carrefour Ange Raphaël. Un carrefour qui a repris des couleurs, tout comme celui de l’Ecole publique Deido, le carrefour Coaf, etc. Des couleurs qui ont la tonalité des ampoules et autres luminaires des bars, snacks, boulangeries, étals et autres commerces à nouveau autorisés à jouer les prolongations…

Mais cette « liberté » retrouvée ne va pas sans une certaine ivresse. Le gouvernement a certes encadré l’allègement sus-évoqué, mais cette partie de son message ne semble pas avoir atteint tout le monde. « C’est comme si les gens se rattrapaient ! Ce vendredi soir, pratiquement tous les bars environnants du marché Ndogpassi étaient ouverts, sans que les gens observent forcément les mesures barrière », relate, au lendemain de ces faits, Paul-Emile, riverain. Ce samedi soir, l’ambiance a continué çà et là dans la ville.

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