Nord ouest : 36 enseignants sanctionnés pour abandon de poste
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Ces professeurs ont été suspendus de solde à la suite d’un arrêté préfectoral. L’absence irrégulière à leur poste de service est la principale cause évoquée par l’arrêté du préfet de Donga Matung enregistré le 18 décembre 2019.

Dans l’arrêté, il ordonne la suspension immédiate de trente-six (36) enseignants de ce département avec effet immédiat. Ces professeurs n’ont pas pu entrer en possession de leur solde à la fin du mois de février.

Dans une correspondance adressée hier, 27 février 2020 au ministre secrétaire général des services du Premier ministre, le collectif des enseignants indignés du Cameroun (Ceic) parle d’une suspension abusive et unilatérale. Il s’interroge sur les procédures sur lesquelles certaines autorités administratives s’appuient pour soumettre des enseignants à des suspensions de solde.

Les enseignants par la voix du Ceic mettent en exergue l’insécurité ambiante dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ; les violences auxquelles sont exposés les enseignants dans ces régions ainsi que le zèle de certaines autorités administratives et les abus subis. Ils relèvent aussi l’abandon dont font l’objet des enseignants pris en otage par les « ambaboys ».

Fort de tous ces constats, les enseignants exigent la levée de la suspension arbitraire de solde de leurs 36 collègues. Ils réclament également l’implication dans le processus de la suspension de solde des enseignants des services de la discipline et du contentieux du Ministère des Enseignements secondaires et du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Le président du Ceic, Jacques Bessala Ngono rappelle qu’au cours d’une réunion tenue le 23 mai 2019, à la suite de la décapitation de leur collègue, Olivier Wountai à Bamenda par les « ambaboys », co-présidés par le ministre des Enseignements secondaires et son homologue de la Fonction publique et de la Réforme administrative, le collectif posait le problème d’insécurité et de suspensions abusives subis par leurs collègues dans les zones en crise. Pour y remédier le redéploiement des enseignants des « red zones » vers les « green zones et l’implication des services compétents du Minesec et du Minfopra dans le processus de suspension de solde avaient été sollicités. « Le ministre des Enseignements secondaires avait souligné que « la vie doit continuer dans les « red zones » du Nord-ouest et du Sud-ouest malgré tout.

Concernant la suspension des soldes, le Minfopra a indiqué une impuissance de services compétents », précise-t-il. Dans sa correspondance, le Ceic attire aussi l’attention du ministre secrétaire général des services du Premier ministre sur un éventuel boycott des examens officiels de la session 2019-2020. La raison étant le
non-paiement des frais de participations aux examens probatoire et baccalauréat de la session 2018-2019.

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