Ces fléaux oubliés des jeunes : L'arme dans un coin du cartable
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La faute à une société déréglée qui manque de vigilance.

Depuis peu, les surveillants généraux dans les établissements scolaires mettent un accent singulier sur la tenue des élevés. Ils veillent à coup de ciseaux sur les tenues trop serrées. A maintes reprises, les filles qui portent les « jupettes » et « robettes », qui exposent les parties de leurs corps comme les cuisses, sont renvoyées au quartier. En dépit des représailles, ils remettent ça. C’est le cas d’Arnaud. Cet élève de 3ème au Lycée de Nkol-Eton n’est pas prêt à se plier à la norme : « Si le surveillant desserre mon pantalon, je repars arranger. C’est 100 Fcfa seulement ; je ne perds rien », tonne-t-il.

Dans certains établissements, la porte des « étoiles » s’est frayée. Une fois en retard à l’école, certains contournent pour ne pas rater les cours. L’objectif est d’éviter le surveillant. Comme un effet boomerang, cette mode s’est vulgarisée chez certains élèves des lycées et collèges de la place. Pour le sociologue, Thaddée Xavier Owona, il s’agit de la modernisation. « Les jeunes voient ce qui se passent ailleurs et veulent matérialiser cela chez nous », pense-t-il A cette vulgarisation des tenues vestimentaires s’est ajoutée la violence. Les jeunes sont devenus très violents. Leur discours et actes en disent fort à propos. A l’école, le phénomène de « taxage » (arracher les objets et effets des camarades, Ndlr) est devenu une mode. Ils n’hésitent plus à débarquer à l’école avec des poignards.

Boris Kévin Tchakounté, enseignant de Mathématique, a été assassiné par son élève au lycée de Nkolbisson. Même entre eux, les élèves, la violente est montée d’un cran laissant sur le carreau des corps sans vie. Le sociologue fait savoir que, les enfants sont abandonnés à eux. « Vous avez remarquez que la présidentielle de 2018 a été le théâtre de la montée de toutes les formes de violences. Les réseaux sociaux y ont aussi contribué. Sur internet, les gens insultent tout le monde. Le repli identitaire a entrainé une violence verbale et physique. Les hommes politiques ont entrainé toute la société avec eux, si bien qu’on a oublié la valeur et la morale », regrette le sociologue.

En effet, pour expliquer le phénomène de violence, il faut déterminer le problème de chaque enfant selon Françoise Efogo Ze, psychologue clinicienne: « Quels sont les bases familiales des enfants ? A quel type de famille l’enfant appartient ? Connait-il ses parents ? A-t-il reçu l’affection de ses deux parents ? Comment leurs enfants expriment leur douleur ? Observez de manière générale, des couples se séparent de plus en plus. A ce niveau, il y a un impact sur le développement affectif de l’enfant. » Le portail des camerounais de Belgique (@camer.be). La faute revient aux parents, qui jouent aux abonnés absents dans les maisons selon la psychologue. « Plusieurs parents ne savent pas qui sont leurs enfants, parce qu’ils sont préoccupés à améliorer les revenus de la maison », déplore-t-elle.

Les fléaux de la société sont également des causes. Notre psychologue explique qu’il y a de la violence sociale : « Les programmes que regardent nos enfants, la proximité des bars, la déviance sexuelle. Plusieurs jeunes sont addictifs aux drogues comme le tabac, le cannabis », énumère la psychologue clinicienne. La fondatrice de Help pense qu’il faut de l’ordre : « Depuis 3 à 4 ans, j’ai participé au sein du comité nationale de lutte contre la drogue, à la mise en place d’un projet de loi pour les centres d’addictologies. A quel moment ces centres seront ouverts ? ».

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