Aéroport de Douala : Conavirus, des passagers contrôlés au thermomètre-laser
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Après des mesures prescrites samedi par le ministère de la Santé publique suite à l'apparition du virus en Chine, les 74 membres à bord d’un avion de la compagnie Kenya Airways et ceux d’Ethiopian Airlines ont été soumis à des tests préventifs, hier à l’aéroport international.

Le traitement du vol ET915 de la compagnie Ethiopian Airlines ayant atterri à l’aéroport international de Douala ce dimanche 26 janvier 2020, a mis plus de temps que d’habitude. L’aéronef transportant des passagers en provenance de plusieurs pays, dont l’Ethiopie, a foulé le tarmac à 13h40 minutes, tel que prévu et mentionné sur le panneau lumineux renseignant sur les horaires de départ et d’arrivée. Pourtant, jusqu’à 15 heures moins le quart, des passagers ayant voyagé à bord de cet avion de la compagnie éthiopienne continuent de débouler dans le hall.

C’est que ces passagers ont été soumis à des contrôles spéciaux dès leur descente de l’avion et leur passage devant les services de l’immigration. « En plus des contrôles de routine, on a effectué sur nous des tests inhabituels. On a pris notre température », confirme Lionel, un Camerounais en provenance de Mumbai en Inde. Lionel se montre surpris lorsque le reporter, après les commodités d’usage, évoque le nom du coronavirus. Lionel n’en avait pas encore entendu parler jusqu’en ce moment. Le portail des camerounais de Belgique (@camer.be). Tout comme cet autre compatriote ayant emprunté le même vol, et qui s’en est allé quinze minutes plus tôt à bord d’un taxi course. Lionel se montre surpris lorsque nous lui apprenons que le virus hyper contagieux, jusqu’au moment où nous collections ces informations, a déjà tué 56 personnes en Chine (pas si loin de l’Inde), où les premiers cas ont été diagnostiqués. Tout en assurant le reporter qu’il va s’informer plus en détails sur le virus, Lionel ajoute que, pendant leur voyage, chaque passager a également rempli un formulaire de santé sur lequel il devait mentionner son nom, son âge et le pays d’où il vient, entre autres. Lionel regrette que son formulaire n’ait pas été repris par le service médical de l’aéroport.

Il a dû l’empocher au sortir du hall de contrôle. Une demi-heure plus tôt, un agent en service au poste de santé de l’aéroport nous a confirmé que les contrôles préventifs ont débuté ce même dimanche à l’aéroport de Douala. Les premiers voyageurs soumis au test sont les 74 passagers d’un avion de la compagnie Kenya Airways qui a atterri le matin. « Hier (samedi 25 janvier), le délégué médical nous a prescrit ces mesures strictes. Depuis ce matin, les infirmiers sont dans le hall de débarquement pour effectuer ces contrôles », a confié l’agent rencontré au poste de santé. Il n’a pas souhaité décliner son identité, nous renvoyant vers le délégué régional de la Santé publique du Littoral, pour plus de précisions. Les contrôles sont effectués au moyen d’un thermomètre-laser connu sous d’autres cieux sous le nom de caméra thermique. Les paramètres thermiques du passager apparaissent dans un écran.

Pas d’engorgement

Les sources compétentes approchées par Le Jour ce dimanche ne précisent pas le nombre de passagers enregistrés en provenance de l’empire du Milieu, tout au moins depuis la semaine dernière. Il est cependant indéniable que la destination chinoise est très courue par les opérateurs économiques camerounais, notamment les commerçants, et qu’à l’inverse les Chinois prisent de plus en plus la destination africaine. Le reporter n’a aperçu aucun Chinois pendant les trois heures d’horloge qu’il a passées à l’aéroport international de Douala. Les halls de départ et d’arrivée ne grouillent pas de monde. Juste quelques personnes occupant à peine la moitié des sièges aménagés dans le hall, tandis que des agents de change de devises se tiennent debout et se rongent les pouces. Les agents de la police postés devant ces halls ne sont pas submergés, contrairement à la grande affluence que l’on observe dans certains aéroports comme celui de Nairobi, ou encore au Bola International Airport à Addis-Abeba en Ethiopie.

Pourtant, dès l’entrée, le reporter est obligé de décliner l’objet de sa visite : il désire rencontrer les responsables en charge de la santé et de la sécurité dans cette plateforme aéroportuaire. « Vous essayez de me mentir ? » interroge le quinquagénaire en tenue de police posté à l’entrée, après que le reporter lui a expliqué qu’il devrait rencontrer un homme dans le hall, sans préciser les détails. « Vous devez vous faire délivrer un badge vous autorisant d’accès dans les services de l’aéroport », suggère le policier en montrant du doigt un service jouxtant le premier poste de contrôle de l’Asecna et en présentant son propre badge accroché à son cou. Sauf que le badge en question est délivré aux usagers opérationnels, qui en préviennent les émetteurs au moins 72 heures avant.

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