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CAMEROUN :: Sur la pelouse : Lions indomptables « Le crime » a payé :: CAMEROON
 
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  • Intégration : Jean-René Meva’a Amougou
  • jeudi 11 juillet 2019 01:54:00
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CAMEROUN :: Sur la pelouse : Lions indomptables « Le crime » a payé :: CAMEROON

Après s’être amusée avec les Ecureuils, la bande à Clarence Seedorf a été dévorée par les Aigles.

Adieu la Can 2019. Les Lions indomptables et le peuple camerounais tout entier ont prononcé ces mots en revivant toute l’horreur du coup fatal porté par les Super Eagles du Nigéria, samedi dernier au Stade d’Alexandrie. Le bilan est simple : l’équipe du Cameroun n’a pas été là où on l’attendait, confirmant ainsi ses limites dès que le niveau de l’adversité grimpe de plusieurs crans. Au premier abord, les choses vont de soi: «C’est la réalité du football; il fallait un vainqueur et un vaincu», accepte laborieusement Joseph-Antoine Bell, dans un commentaire d’après-match sur Eurosport. Cependant, l’ancien portier des Lions indomptables met en exergue des détails dans sa note : «Le nul contre le Bénin n’a certes pas à lui seul été le tournant, mais le symptôme de ce qui est arrivé aujourd’hui. Pour avoir bradé la première place, une simple arithmétique nous montrait déjà que ce calcul se révélerait funeste».

Analyses

Dans ces moments de larmes, un tel esprit de nuance peut rapidement passer pour un ronchonnement de grincheux. Mais il est à prendre en compte. «Car, dit Claude le Roy, cette équipe du Cameroun mérite aussi qu’on analyse froidement les ressorts de son élimination». S’exprimant chez nos confrères de BeinSport, l’ancien coach des Lions indomptables, pense surtout que Choupo Moting et ses coéquipiers ont abordé le match contre le Bénin avec les ingrédients de la désinvolture. Claude le Roy évoque notamment «un jeu peu flamboyant, voire frileux, une solidarité peu collective parfois illuminée par quelques talents offensifs». Et à revivre le match de poule Cameroun-Bénin, les poulains de Clarence Seedorf ont terminé la partie dans la monotonie, faisant bâiller d’ennui leurs supporters les plus acharnés. «Peu de rythme, d’envie et d’occasions malgré les 68% de possession de balle, la plus forte statistique mesurée au cours des matches du 1er tour», décrit le correspondant de lepoint.fr Guillaume Paret.

Le journaliste poursuit : «les élans offensifs du Cameroun étaient la conséquence des brèches béantes ouvertes par les Ecureuils, plutôt que le résultat d’un jeu patiemment construit… Comme si on s’amusait». Christian Bassogog l’a d’ailleurs reconnu sur la chaîne France 24 : «On n’a pas fait le match qu’il fallait face à une équipe qui a joué comme elle aime jouer, et nous, on n’était pas là. C’est ça le haut niveau. Qu’on soit champions du monde ou pas d’ailleurs, à partir du moment où on n’est pas là, avec les intentions, on ne peut rien espérer. Et heureusement que c’est comme ça. On prend une belle gifle ce soir».

A la fin, un mauvais match nul (0-0). «En tout cas, si la rencontre s’était terminée d’une manière beaucoup plus heureuse pour les Lions indomptables, ils auraient conservé leur première place», regrette Joseph-Antoine Bell. Dans le regard du consultant de RFI (Radio France internationale), il flotte l’impression que c’est le score du match contre les Ecureuils qui a relégué le Cameroun à la seconde place de sa poule. «L’équipe a raté l’occasion d’éviter le Nigéria en 8e de finales de ce tournoi. Or dans une compétition, un tel crime ça se paie», conclut Zinedine Zidane dans les colonnes de El Watan.

11juil.
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